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On repart à la guerre...Je vous avais prévenus, il y aurait un autre album de War abordé sur le blog, quelques semaines après The World Is A Ghetto, fantastibuleux album de 1972. Comme on est à l'heure actuelle (et c'est pas fini, je vous réserve d'autres surprises dans ce cycle en particulier) en plein cycle consacré aux double lives, quoi de mieux que d'aborder non pas l'album que War a fait après The World Is A Ghetto, mais le double live qu'ils ont sorti encore après, en 1973 (année de sortie, quelques mois plus tôt avant ce live, d'un album studio, Deliver The Word) ? Sorti sous une pochette ouvrante ne proposant, recto comme verso, extérieur comme intérieur, que des photos du groupe sur scène (96 petites photos individuelles de chaque membre, dans diverses postures, chacun à son instrument, etc, 24 sur l'extérieur de pochette, et autant à l'intérieur), sans aucune inscription, ce double live, capté au High Chaparral Club de Chicago le 25 novembre 1972 (avant que le groupe n'enregistre Deliver The Word dont aucun titre n'est donc présent ici ; le fait que j'ai sauté l'album studio de 1973, finalement, c'est pas anodin, le live étant dans la continuité du précédent album studio que j'ai abordé ici récemment), possède un titre d'une souveraine stupidité : War Live. Tout simplement, et parfois, il ne faut pas chercher plus loin. 

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Long de 76 ou 77 minutes, War Live ne contient que 11 titres. En fait, en regardant le tracklisting plus bas, vous constaterez que quatre titres semblent ne pas vraiment en être. On a en effet une Introduction By E. Rodney Jones Of Radio Station WVON, Chicago, Ill. (chapeau, la longueur du titre) de 30 secondes en ouverture, simplement l'annonce du début du concert par un DJ d'une radio locale (au passage, le son du live est excellent), ça ne compte donc pas. On a deux introductions terriblement courtes (20 secondes pour la première, et 7 secondes pour la seconde), en fin de face A et en fin de face C respectivement, les morceaux introduits étant, eux, sur une face entière (la suivante  à chaque fois, évidemment). Et sur la face B, Slippin' Into Darkness est découpé en deux parties, chose curieuse vu qu'elles sont toutes deux sur la même face (ce n'est pas comme si la durée du morceau et l'agencement vinylique de l'album obligeait une séparation sur deux faces). Bref, en fait, il n'y à que 7 titres ici, issus des trois premiers album du groupe seul (rappelons que les deux premiers albums ont été faits avec le chanteur britannique Eric Burdon), War, All Day Music et The World Is A Ghetto. Ballero seul est un morceau alors inédit. 

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Ce dernier album n'est représenté ici que via le génial The Cisco Kid, long ici de presque 7 minutes. Mais ce sont les morceaux des précédents opus (Get Down et Slippin' Into Darkness de All Day Music, son morceau-titre aussi, notamment) qui sont copieusement rallongés ici, passant de 4 ou 5 minutes à 20 minutes pour Get Down, 18 pour Slippin' Into Darkness. Un gros prétexte pour de belles improvisations funk/jazz, War étant un groupe à cheval entre ces deux styles musicaux assez différents. Autant le dire, même si War Live n'est pas LE live ultime, on ne s'ennuie pas un instant, à moins d'être totalement réfractaire à la musique noire. Le saxophone, notamment (Charles Miller) et la basse (B.B. Dickerson), sont à tomber par terre à genoux nus sur du verre brisé. C'est vraiment un excellent live que l'on prendra beaucoup de plaisir à écouter et réécouter !

FACE A

Introductions By E. Rodney Jones Of Radio Station WVON, Chicago, Ill.

Sun Oh Son

The Cisco Kid

(Intro) Slippin' Into Darkness

FACE B

Slippin' Into Darkness

Slippin' Part II

FACE C

All Day Music

Ballero

Lonely Feelin'

(Intro) Get Down

FACE D

Get Down