C1

Comme promis (voir ma chronique, récente, de leur The Snow Goose), je vais aujourd'hui parler, à nouveau, de Camel. Le groupe de rock progressif anglais qui réutilisera, le temps de quelques albums (dont The Snow Goose, justement) la typographie de la fameuse marque de cigarettes homonyme (et qui, pour leur Mirage de 1974, réutilisera carrément le visuel des paquets de cibiche, sans avoir peur de se prendre un procès pour plagiat sur le cul, ils avaient des cojones, ces mecs !), ce groupe de rock progressif anglais, n'est pas très bien représenté sur le blog, je dois le dire. Cette chronique est la quatrième sur eux, et j'ai bien peur que ça ne s'arrête après elle, car, sans détester Camel, je dois le dire : ce n'est vraiment pas un de mes groupes préférés, dans le progressif. Camel, pour moi, c'est un peu comme Renaissance (ils sont cependant plus 'musclés' que Renaissance et son absence de guitare électrique...) ou Gentle Giant : je respecte totalement, j'aime bien écouter de temps en temps leurs albums (le peu d'albums que j'ai d'eux ; concernant Renaissance, je n'en ai que deux, un album studio et un live), mais ça s'arrête là, j'ai plus besoin de rien, merci oh merci bien (Michel, va te coucher).

C2

En 1978, Camel sort son premier live, sous une pochette assez hideuse représentant, dans l'espace, un doigt robotique evoyant un rayon électrique sur un disque vinyle rouge sur lequel on distingue un chameau. Un album qui, vous allez voir à quel point ce titre est original, s'appelle A Live Record. Un album live qui s'appelle "Un Album Live", ça laisse rêveur. Double à sa sortie, il l'est toujours en CD, vu qu'il dépasse les 80 minutes, en fait même carrément 97, la putain de sa race. Et ce, pour, soit 7, soit 22 titres. Pourquoi cette énorme différence entre le nombre de morceaux ? A vous de voir si vous voulez séparer les 16 plages audio du second disque, qui n'est autre que l'intégralité de l'album The Snow Goose, dans l'ordre, joué live. Oui, l'album de 1975, entièrement instrumental et inspiré par le roman pour enfants homonyme de Paul Gallico (qui intentera un procès contre le groupe), album que j'ai réabordé récemment, est intégralement proposé en live ici, une version captée, intégralement, au Royal Albert Hall de Londres en 1975. Excellente qualité audio, et excellente interprétation. J'en avais déjà parlé dans la précédente chronique, mais l'enchaînement Preparation/Dunkirk est absolument inoubliable...aussi bien en studio qu'en live. 

C3

Le reste de ce live ? On y trouve 6 titres, 3 par face, issus de concerts donnés en 1977 en divers endroits (Hammersmith Odeon de Londres pour les deux premiers titres, Colston Hall de Bristol, Université de Leeds), sauf les deux derniers de la face B, issus d'un concert donné en 1974 au Marquee Club de Londres. Les morceaux sont tirés de l'ensemble des albums studio du groupe de leur premier éponyme (Never Let Go) à Rain Dances (Skylines). On y trouve notamment un Lady Fantasy (de Mirage) fantastique de 14 minutes et autant de secondes), un Lunar Sea (de Moonmadness, tout comme Song Within A Song) exemplaire... Il faut aimer le rock progressif à la Yes (en moins lyrique, en moins chargé, ceci dit), mais dans l'ensemble, ce double live est un très bon représentant du genre. Pas un sommet du live, mais je ne vois pas grand chose de négatif à dire, en fait. La qualité audio est excellente. Il faut aimer le genre, c'est tout, et si c'est le cas, ça devrait vous plaire ! 

FACE A

Never Let Go

Song Within A Song

Lunar Sea

FACE B

Skylines

Ligging At Louis

Lady Fantasy : 

a) Encounter

b) Smiles For You

c) Lady Fantasy

FACE C

The Great Marsh

Rhayader

Rhayader Goes To Town

Sanctuary

Fritha

The Snow Goose

Friendship

Migration

Rhayader Alone

FACE D

Flight Of The Snow Goose

Preparation

Dunkirk

Epitaph

Fritha Alone

La Princesse Perdue

The Great Marsh