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Rappelez-vous, c'était fin décembre et courant janvier (et même un ch'tit peu février) : un beau gros cycle sur Joni Mitchell. Il y à un album que j'avais oublié d'aborder dans le cycle, et je me rattrape aujourd'hui en tardif rajout ; ou alors j'ai fait exprès de ne pas l'aborder histoire de reparler un peu de cette grande artiste par la suite  (la raison, en fait, est que j'ai vraiment oublié d'en parler en janvier dernier...), c'est un live qu'elle a sorti en 1980. Un album qui, proposant un concert ayant été filmé, existe aussi en DVD, anciennement en VHS et LaserDisc.

Ah, ces bons vieux LaserDiscs, format si peu pratique, quasiment mort-né...Une sorte de DVD au format 33-tours, mais quelle bonne idée, les gars...

Mais je m'égare (des Bénédictins). Shadows And Light, tel est le titre de ce live, qui est aussi celui d'une des plus fameuses chansons de la Canadienne, chanson qui, tu t'en doutes encore plus fortement que du fait que mars précède avril (tu verras, à la fin du mois, ça ne va pas louper, on sera en avril), se trouve sur ce live. Cet album n'a pas trop eu de bol au cours de ses éditions en CD : je crois que la plus récente est complète, mais je n'en suis pas certain (je n'ai le disque qu'en vinyle). En tout cas, pendant des années, cet album a été vendu, en CD, en un seul disque qui négligeait trois morceaux, retirés afin que tout puisse tenir sur une seule galette de moins de 74 minutes (les anciennes éditions CD de ce live ont été faites sur des CD de première génération, qui faisaient 74 minutes maximum, et l'éditeur ne voulait sans doute pas sortir un double album, les CDs, à l'époque, coûtaient cher).

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La version vinyle contient 19 titres (en comptant une Introduction et un Band Introduction), c'est celle que je propose. Il et intéressant de noter que le DVD propose deux titres (Raised On Robbery et Jaco's Solo) absents de l'album audio, mais que le DVD (et anciennement VHS, au fait, et les morceaux supplémentaires étaient aussi sur la VHS) ne propose pas, apparemment (je ne l'ai jamais visionné, je le ferai sans doute un jour), Don's Solo, Dreamland, God Must Be A Boogie Man et Woodstock. Un vrai bordel qui fait que pour avoir l'intégralité du concert, il n'y à aucun format qui le permette, apparemment. Bon, ce live, dans sa version vinyle, dure un petit peu moins de 80 minutes. Il se peut que tout puisse tenir sur un seul CD de nouvelle génération (79:59 en capacité), mais je m'égare (Montparnasse) un peu encore avec ces détails, désolé. Shadows And Light, je n'en ai pas encore parlé, alors que le péage pour le troisième paragraphe se profile de plus en plus dans mon champs de vision, mais que dire, en fait, à son sujet ? Le cycle, complet (ce live mis à part, ah ah ah), que je vous ai proposé récemment, en début d'année, sur Joni Mitchell, vous a sans doute convaincu, si ce n'était pas déjà le cas depuis saloperie de lurette, que cette artiste est une des meilleures au monde, un pur génie de folk-rock et de jazz-rock. Cet article ne vous convaincra pas plus, dans ce cas ; si vous n'aimez pas Joni (dommage pour vous), Shadows And Light ne vous la fera pas aimer, et si vous l'aimez (heureux mortels), ce live, vous allez l'adorer. Et si vous ne connaissez pas encore Joni, je vous envie, petits cons de veinards.

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Bref, fans de Joni, vous allez aimer. Enfin, sauf si la période jazzy de Joni ne vous branche pas trop, car c'est pile poil dans cette période. Dernier album qu'elle a publié sur le label Asylum (elle rejoindra Geffen Records, le nouveau label de David Geffen, fondateur d'Asylum, peu de temps après, donc en fait, elle n'a pas vraiment changé de label...ça reste dans la même sphère), ce live fait suite à Mingus, sorti en 1979, excellent album en hommage à Charles Mingus, constitué de morceaux enregistrés avec le légendaire contrebassiste de jazz qui, à l'époque, était en mauvaise santé et ne verra pas la sortie de l'album un titre a été fait après sa mort, God Must Be A Boogie Man). Ce live a été enregistré pendant la tournée promotionnelle de l'album, à Santa Barbara (Californie), le 9 septembre 1979. Joni y est entourée de pointures du jazz-rock : Pat Metheny à la guitare, Jaco Pastorius à la basse fretless, Don Alias à la batterie, Michael Brecker au saxophone, Lyle Mays au piano électrique ou synthétiseur. Joni, quant à elle, est à la guitare et produit l'ensemble. Qui, évidemment, propose un bel aperçu de la carrière de Joni (essentiellement, quasi exclusivement à l'exception de Woodstock, de la période jazzy, 1974/1979), un grand moment de jazz-rock en concert. Qualité audio remarquable, et on ne s'ennuie pas un seul petit instant tout du long des 19 titres, parmi lesquels Free Man In Paris, Amelia, In France They Kiss On Main Street ou Dreamland. C'est purement et simplement exceptionnel. Vous savez ce qu'il vous reste à faire : choper le vinyle. Il est tellement génial qu'il justifie qu'on achète une platine pour l'écouter. En plus, si on met de côté Woodstock, aucun doublon de morceau entre ce live et le précédent (Miles Of Aisles, 1974) de Joni, la quasi-totalité des morceaux présents sur Shadows And Light ayant été écrits après 1974. Les deux lives sont donc parfaitement complémentaires. 

FACE A

Introdution

In France They Kiss On Main Street

Edith And The Kingpin

Coyote

Goodbye Pork Pie Hat

FACE B

The Dry Cleaner From Des Moines

Amelia

Pat's Solo

Hejira

FACE C

Black Crow

Don's Solo

Dreamland

Free Man In Paris

Band Introduction

Furry Sings The Blues

FACE D

Why Do Fools Fall In Love ?

Shadows And Light

God Must Be A Boogie Man

Woodstock