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Le cycle s'achève bientôt, mais rassurez-vous, encore deux articles après celui-ci ! Kevin Coyne est un artiste vraiment méconnu, ce qui est vraiment dommage. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'en ai chié pour essayer de trouver une image en bonne qualité, bonne résolution, pour cet album-ci, et je n'ai d'ailleurs pas vraiment réussi, l'image est un peu pixelleuse, mais c'est le mieux que j'ai pu dénicher... C'est d'ailleurs pour ce disque, surtout, que j'ai eu du mal à trouver une image, des images en fait ; je suis obligé, plus bas, de mettre le visuel du recto d'une édition CD plutôt que celle du vinyle (en même temps, visuellement, c'est très similaire). Cet album n'a pas fait des miracles en terme de vente, vous pouvez vous en douter. Mais on parle de Kevin Coyne, en même temps. Pas exactement une star. Il se définissait lui-même, je l'ai déjà dit, comme une anti-star, d'ailleurs. Cet album est sorti en 1978, il fait partie des rares albums de Coyne à avoir droit à une page Wikipedia (le Wiki anglophone), et il faut voir le peu d'informations que l'on y trouve. Tout ce que l'on trouve au verso de pochette, en fait : liste des morceaux, crédits des musiciens, c'est tout. Dynamite Daze, c'est le nom de ce disque assez rock (le morceau-titre est assez rythmé, frénétique, presque punk-folk), fait suite à Beautiful Extremes (1977), album que je ne connais pas et qui, lui, fait suite au double live In Living Black And White que j'ai abordé ici en précédente chronique, et qui, je le rappelle, est une tuerie à découvrir absolument. 

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Dynamite Daze (pochette rouge des plus simplistes, on sent le budget restreint, trois photos de Coyne, dédoublées) a été enregistré au studio Alvic de Wimbledon, avec Bob Ward (guitares, coproduction ; l'autre producteur n'est autre que Coyne), Paul 'Wix' Wickens (mini-moog, accordéon, percussions, un peu de batterie), Vic Sweeney (batterie), Zoot Money (claviers), Al James (basse), et Coyne tient un peu de guitare acoustique et, sur un titre, I Am, le piano. Sur un autre titre, Lunatic, qui porte bien son titre, le piano est tenu par Tim Rice, fameux auteur de comédies musicales et de chansons de films (notamment pour Disney) britannique. L'album est, je l'ai dit, parfois assez rock, et parfois dans le style de Marjory Razorblade, une folk assez chabraque. Un morceau comme Brothers Of Mine est inoubliable, Lunatic est hypnotisant, Woman, Woman, Woman et I Really Live Round Here (False Friends) sont remarquables. Amsterdam, qui ouvre la seconde face, superbe chanson, n'est pas la reprise du fameux morceau de Brel, mais un morceau totalement original signé Coyne, je tiens à le préciser. 

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Coyne offre ici un album assez intense, encore une fois totalement réussi, sur lequel il reprend même (ça dure moins de deux minutes) l'air traditionnel (Take Me Back To) Dear Old Blighty. Je ne sais pas si vous connaissez l'album The Queen Is Dead des Smiths (je pense que oui), mais c'est ce morceau (dans une toute autre version, interprétée par une actrice, et issue d'un film) qui ouvre, pendant quelques secondes, l'album. Ca, c'était pour l'anecdote inutile du 10 mars. Sinon, Dynamite Daze (je trouve que le titre n'est pas le plus représentatif pour l'album, Lunatic aurait été mieux) est encore une fois un album vraiment réussi, Kevin Coyne n'a, des albums que j'ai découvert de lui, vraiment rien raté pour le moment. Certes, aucun hit (enfin, I Really Live Round Here (False Friends), dans une autre dimension ou un monde meilleur, aurait eu sa chance), mais absolument rien à jeter ici. C'est admirable, 43 minutes de bonheur. Désolé pour la brièveté de cette chronique, mais devant un tel album...

FACE A

Dynamite Daze

Brothers Of Mine

Lunatic

Are We Dreaming

(Take Me Back To) Dear Old Blighty

I Really Live Round Here (False Friends)

I Am

FACE B

Amsterdam

I Only Want To See You Smile

Juliet And Mark

Woman, Woman, Woman

Cry

Dance Of Bourgeoisie