K4

Allez, encore un petit Kinks...Mais je ne sais pas pourquoi, mais je n'avais vraiment pas envie, personnellement, d'écouter ce disque, tellement j'ai été écoeuré par l'écoute de Give The People What They Want. Bon, en revanche, le successeur, lui, m'a vraiment bien plu, donc... et puis, il faut bien que quelqu'un se dévoue. Et puis, comme je l'ai dit dans une de mes chroniques précédentes je crois, autant en parler. Notons au passage que je l'ai chopé en vinyle, neuf, emballé, mais pas une réédition, hein, mais un pressage d'époque, ce Word Of Mouth. Quelle ne fut pas ma consternation de constater que dans la pochette, le disque était glissé dans une sous-pochette plastifiée transparente, sans insert ni rien. Aucune information autre que celles sur le verso de pochette. J'aurais reçu le disque sans blister, je me serais dit ah, il manque l'insert ou la sous-pochette, parce que le disque ne pouvait pas être vendu tel quel à l'époque, mais comme il était emballé de son blister d'origine, c'est que forcément, il était vendu comme ça. C'est vraiment cheap. Sinon, c'est le 21ème album studio des Kinks, et il s'appelle Word Of Mouth. Il est sorti en 1984, ce qui, déjà, j'ai envie de dire, augure de bien de mauvaises choses. Oui, je sais, c'est con de dégueuler comme ça sur un disque parce qu'il date de 1984 et que sa pochette est bien hideuse (non mais re-gar-dez-moi ça, les mecs ! Qui a dit aux Kinks, à l'époque, qu'un visuel pareil pouvait être une bonne idée pour leur pochette d'album ? Qui, qu'on le pende par les couilles de son beau-frère ?), mais franchement, ça soulage un peu, aussi, de le dire.

K5

Word Of Mouth, produit par Ray Davies (j'ai même pas besoin de vérifier sur la pochette avant d'écrire ça, tellement ça coule de source), fait suite à State Of Confusion (1983). Word Of Mouth, lui, je peux le dire, est inférieur au cru 83 et meilleur que le cru 81. Il n'échappe qu'en partie à la catégorie 'ratages', car j'ai quand même inséré le tag, solution intermédiaire me permettant de sonner l'alerte sur le niveau d'un album : ce n'est pas horrible, mais attention quand même, c'est loin, très loin d'être recommandé. Word Of Mouth échappe de très très peu à la catégorie, vraiment d'un cheveu coupé sur sa tranche. Il me suffit d'écouter Guilty (chanté par Dave Davies, comme Living On A Thin Line qui, lui, est sans aucun doute la meilleure chanson ici, en tout cas une des meilleures) ou Too Hot pour avoir envie de coller l'album dans la catégorie, mais en pensant à d'autres de ses chansons (Do It Again, Living On A Thin Line, le morceau-titre), je reste sur ma position. 

K6

Moins orienté hard/punk que les précédents opus abordés, Word Of Mouth est plus pop, avec moult claviers (mais aussi des guitares sanglantes par moments), il se rapproche un peu des albums de 1977/1979. L'album est fortement inégal : s'il se termine bien avec Going Solo, sa face B est indéniablement moins réussie que la première, laquelle offre les meilleures chansons de l'album. Lesquelles ne sont pas d'un niveau à faire s'écrouler l'Everest en pétant dessus non plus, mais, disons qu'elles sont écoutables. N'empêche que ça fait mal, vraiment mal, d'écouter un album pareil, et de voir un groupe tel que les Kinks continuer de se vautrer autant dans la facilité, après s'être vautrés dans l'inutile complexité d'albums conceptuels (dans les années 1972/75). Décidément, ils n'ont pas trop eu de bol, les Kinks, après Muswell Hillbillies... Bon, il est vrai que SleepwalkerLow Budget et State Of Confusion valent le coup, mais quand même, on peut dans l'ensemble parler de déchéance.

FACE A

Do It Again

Word Of Mouth

Good Day

Living On A Thin Line

Sold Me Out

FACE B

Massive Reductions

Guilty

Too Hot

Missing Persons

Summer's Gone

Going Solo