K13

Je ne sais pas si je vous proposerai, par la suite, d'autres albums des Kinks, la suite de leur carrière, on verra bien. Mais voici, le lendemain de ma chronique sur Misfits, le successeur de cet album de 1978 : Low Budget. Hier, j'ai été franchement plus que gentil, pour pas dire emballé, avec Misfits, un album qu'autrefois je n'aimais pas trop, le trouvant un peu facile, dans la lignée du précédent, mais sans rien apporter en plus. J'ai changé d'avis bien comme il faut depuis, et je peux le dire : concernant Low Budget, mon avis, autrefois, était pire : je trouvais ce disque totalement inutile, du vulgaire stadium rock à la limite du hard-rock, indigne de ce qui faisait autrefois la force de la bande à Ray et Dave Davies. Là aussi, je peux le dire, mon avis a totalement changé ; je crois que dans une ancienne chronique d'un album du groupe (Sleepwalker, sans doute), je disais du mal de ces deux albums ; bon, ben, il n'y à que les cons qui ne changent pas d'avis, hein !  Low Budget est un album qui, en effet, la plupart du temps (même si AllMusic ne le note pas trop mal), n'est pas super bien noté et apprécié, il est considéré comme étant l'album du deuxième déclin du groupe, qui en avait connu un premier vers 1972/1973 avant de revenir en forme avec Sleepwalker. Au moment de réécouter ce disque, pour la première fois en bien 7 ou 8 ans (je détestais tellement ce disque que l'idée d'en faire une chronique ne m'avait même pas effleuré, je ne voulais sans doute, inconsciemment, pas perdre du temps à en parler), je me demandais pourquoi je posais le vinyle sur la platine. 40 minutes plus tard, je me suis traité de con.

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 Franchement, Low Budget, sous sa pochette un peu kitschouille et vulgaire (la femme dont on ne voit que les pieds dans ses chaussures, et quelques clopes fumées teintées de rouge à lèvres, serait-elle une prostituée ?), ne paie pas de mine, mais mérite totalement d'en payer quelques unes. C'est un très honnête, très efficace (mais il ne sera pas un succès à sa sortie, enfin, pas dans son pays d'origine, le Royaume-Uni. Mais aux USA, en revanche, il marchera bien, son côté rock de stade décomplexé ayant sans doute beaucoup aidé. Produit par Ray Davies lui-même, comme à son habitude, l'album a été l'écrin de 5 singles, oui, 5, chose assez étonnante pour un album des Kinks. Des morceaux foutrement efficaces, par ailleurs : Moving Pictures et sa basse de dingue, Catch Me Now I'm Falling, (Wish I Could Fly Like) Superman... Pressure, assez punky, et A Gallon Of Gas, toutes deux moins réussies, ont aussi eu droit à un single. Les autres chansons sont dans l'ensemble vraiment efficaces (Attitude, qui ouvre le disque, très punk, et j'insiste sur ce terme qui semble ne pas coller avec les Kinks, est vraiment étonnant), comme National Health ou In A Space. Il n'y à que Misery qui ne me plaît pas ici.

 

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 Le groupe avait perdu, avant l'enregistrement de l'album précédent, son bassiste John Dalton. C'est, ici, son remplacant, Andy Pyle, qui se barre, remplacé par Jim Rodford, anciennement du groupe Argent. Un claviériste, Gordon John Edwards, membre des Pretty Things sur leur album de 1974 Silk Torpedo, arrive aussi. Pour partir peu après les sessions, il ne fera pas l'affaire, arrivait en retard aux sessions, quand il se pointait... Le batteur du groupe, Mick Avory, lui, sera convaincu de rester, alors qu'il comptait se barrer. On le voit, si le groupe a sorti, au final, un album très très sympa, efficace, et tout compte fait réussi, ils ne sont pas dans une phase très agréable. L'inévitable (et jusqu'à présent, dans leur carrière, évité) double live ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez dans leur discographie...

FACE A

Attitude

Catch Me Now I'm Falling

Pressure

National Health

(Wish I Could Fly Like) Superman

FACE B

Low Budget

In A Space

Little Bit Of Emotion

A Gallon Of Gas

Misery

Moving Pictures