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Le retour du Cougar sur le blog ? On verra ! En tout caus, au moins pour deux articles, minimum. Mellencamp, on en a pas mal parlé l'an dernier, en plusieurs petits cycles qui ont, au final, proposé quasiment tous les albums que le natif de l'Indiana a fait entre 1985 et 2017. Merci à Csamsa de m'avoir donné envie de me pencher sur cet artiste que je ne connaissais que de nom, mais sans rien connaître de lui. Ce fut avec Scarecrow, de 1985, que j'ai débuté, suivi par The Lonesome Jubilee de 1987, lequel est encore mon préféré de lui (et sans doute son meilleur) à ce jour. Qu'ils me plaisent (Big Daddy, Freedom's Road) ou pas (Cuttin' Heads, Dance Naked), beaucoup des albums suivants, presque tous, ont suivi sur le blog. Il n'y à que le début de la carrière de Mellencamp que je n'ai pas touché encore : 1976 à 1984. Soit presque 10 ans de carrière, ce qui déjà est pas mal du tout. Pendant cette période, Mellencamp a sorti sept albums studio, oui, sept. Celui que j'aborde aujourd'hui n'est pas son premier, mais son troisième (car si j'ai bien l'intention de les faire tous, même si je ne sais pas combien de temps ça me prendra, je ne vais pas les faire dans l'ordre, désolé si ça semble un peu décousu, donc), et il s'appelle John Cougar. Autrement dit, il n'a pas de titre. Il faut savoir que si, depuis 1993, le bonhomme signe ses albums sous le nom de John Mellencamp (en même temps, c'est son blaze...), il a auparavant sorti ses disques sous deux intitulés différents. De ses débuts à 1983 (The Kid Inside), il les sortira sous le nom de John Cougar. A partir de Uh-Huh en 1983 aussi, il les sortira sous le nom de John Cougar Mellencamp. C'est sous cet intitulé que le tag le concernant a été fait sur le blog, et je ne me voyais pas en créer deux autres. C'est sous le nom de John Cougar Mellencamp que sont répertoriés, dans le sommaire N°2, tous ses albums, pour plus de facilité.

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John Cougar, troisième du nom, date de 1979. La pochette est on ne peut plus sobre : une simple photo noir & blanc du Cougar, mal rasé, clope au bec, regard un peu défiant. Une photo à la Springsteen, chanteur auquel on peut assimiler le Cougar : tous deux font du rock heartland. Mellencamp poursuivra dans cette voie, alors que le Boss variera un peu. Bon. Autant le dire, à l'heure où j'écris ces lignes, on est fin novembre, et je ne connais pas encore les deux précédents opus du Cougar (Chestnut Street Incident de 1976, A Biography de 1978). Qui sait, au moment de la publication de l'article, le 12 février, aurai-je écouté ces deux disques, et les autres de la première période, mais pour le moment, je ne connais que cet album et Uh-Huh (1983), lequel est celui qui précède directement Scarecrow dans la discographie de John-les-trois-noms (John-les-quatre-noms, en fait : pour les deux premiers albums, il est en fait crédité Johnny Cougar !). Ne m'en veuillez donc pas si je ne parle pas de progression artistique ici, car je ne sais pas ce que valent les deux premirs opus. Je sais juste qu'apparemment, ce John Cougar n'est généralement pas très bien considéré (il faut voir la note qu'il se paie sur AllMusic), et ça ne cesse de m'interroger, parce que, franchement, cet album est très réussi. Oh, certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre non plus, et je suis d'accord, pas le sommet de Mellencamp, mais vraiment, pourquoi tant de haine ?

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John Cougar offre une grosse quarantaine de minutes, et 10 titres (11 sur la réédition CD 2005, on y trouve un bonus-track, Take Home Pay, mas je n'ai que le vinyle), et est le premier album de Mellencamp sorti sur le label Riva, appartenant au manager de Rod Stewart. C'est, dans certains pays, le deuxième album de Mellencamp à être sorti, car le précédent, A Biography, n'a jamais connu de sortie aux USA, et d'ailleurs, deux titres de A Biography, Taxi Dancer et I Need A Lover, sont replacés ici (Taxi Dancer a été réenregistré pour l'occasion). A ce que j'ai pu lire sur le net, un album de Mellencamp sorti en 1983, The Kid Inside, a en fait été enregistré en 1977 et sera refusé par sa première maison de disques, MCA, et ne sortira que plus tard. Apparemment, le début de carrière du Cougar n'est pas transcendant, ça reste à confirmer... Toujours est-il que ce troisième opus offre du très très bon : I Need A Lover (que Pat Benatar reprendra sur son premier opus In The Heat Of The Night), Miami, Small Paradise, Pray For Me, Taxi Dancer, au moins la moitié de l'album est d'un excellent niveau. Le reste ? Peut-être pas aussi réussi, mais rien de mauvais non plus, ce qui fait de cet album éponyme un disque, ma foi, totalement appréciable, du bon rock heartland sans prétention. Miami et I Need A Lover sont vraiment extraordinaires. J'aime beaucoup cet album certes un peu mineur, qui ne mériterait pas de figurer dans les classements des meilleurs albums (ni de 1979, ni, surtout, en général), mais qui n'a rien de honteux. 

A Little Night Dancin'

Small Paradise

Miami

The Great Midwest

Do You Think That's Fair

FACE B

I Need A Lover

Welcome To Chinatown

Sugar Marie

Pray For Me

Taxi Dancer