Le suicide de Neal Casal à l'été 2019 est de ceux qui laissent amer. Une carrière cabossée par les coups du sort (un premier album solo sabordé par la maison de disques, des distributions confidentielles ou peu s'en faut, des groupes parallèles de bonne facture que seuls les aficioinados connaissent comme Hazy Malaze, Beachwood Sparks...) et qui n'a trouvé qu'une relative consolation en se réinventant comme lieutenant de Ryan Adams and the Cardinals ou du Chris Robinson Brotherhood, ainsi qu'en faisant le sideman pour quiconque voulait un guitariste d'un exquis bon goût. Seulement, il n'était pas destiné à cela. Talentueux, belle gueule, bon chanteur, il aurait du accrocher le wagon en cette fin des années 90 où on commence à parler d'americana à toutes les sauces (la redemption de Steve Earle, la percée de Lucinda Williams, l'arrivée de Wilco...).

Heureusement, l'excellent premier album solo de Casal a été réédité fin 2020 et c'est about fucking time. Mais ça, on risque d'en parler plus longuement... Pour patienter, un extrait de derrière les fagots.