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Hé oui, ça y est, c'est fait : le premier album de Rod Stewart en ratages musicaux. Vous vous seriez attendus à ce que je bombarde Tonight I'm Yours, son précédent opus, dans cette catégorie, pas vrai ? Mais comme je l'ai dit l'autre jour, je le trouve vraiment bon, cet opus de 1981. Apparemment, ainsi que j'ai pu le constater de ci de là sur le  Net, je ne fais pas partie de la majorité, concernant cet avis sur l'album, mais passons... En revanche, concernant son album suivant (entre les deux, un live, Absolutely Live, que j'ai abordé il y à quelques mois), je dois dire que les avis sont quasiment unanimes, et je les rejoins totalement : Body Wishes est un mauvais cru de Rod The Mod. L'album est sorti en 1983, il est produit par celui qui avait assuré la production de quatre des précédents opus du bonhomme (de Atlantic Crossing en 1975 à Blondes Have More Fun en 1978) à savoir Tom Dowd, lequel a aussi produit, notamment, Derek & The Dominoes, The Allman Brothers Band... Bref, qu'est-il venu foutre dans cette galère ? Les trois seules bonnes choses à dire au sujet de Body Wishes sont les suivantes : il offre le dernier gros, gros tube de Rod, Baby Jane ; il est sorti sous une pochette très réussie à défaut d'être originale (j'y reviens plus bas) ; et surtout, surtout, il y à pire chez Rod, bien pire. 

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La pochette, ah oui... Un fan d'Elvis Presley, dès la sortie de l'album en 1983, n'aura pas manqué de gueuler Rod, pauvre connaud de plagieur, va. En effet, pour sympa qu'elle est, la pochette de cet album de Rod n'est autre qu'un décalquage de celle du 50,000,000 Elvis Fans Can't Be Wrong, une des nombreuses compilations des succès d'Elvis, sortie en 1959. On y voyait Elvis en tenue dorée et blanche, ou blanche et dorée, en plusieurs exemplaires dispatchés sur la pochette, sur fond blanc. Là, on y voit Rod, en tenue rouge et noir sur fond noir, ou en tenue noir et rouge sur fond rouge (recto ou verso de pochette), en plusieurs exemplaires dispatchés sur la pochette. C'est pas original, mais c'est assez sympa tout de même. A noter qu'en vinyle, l'ordre des morceaux, aussi bien en recto qu'en verso, est dans le désordre, alors que pour le CD, il est, généralement, dans l'ordre. Sinon, l'album offre Baby Jane, gros tube qui passe encore en radio un peu partout jusques et y compris dans le fin fond de l'Indre. Putassière comme c'est pas possible, cette chanson, je dois dire, mais malgré tout, que voulez-vous, je l'aime beaucoup. C'est un peu comme Passion et Da Ya Think I'm Sexy, ou Young Turks, je sais que ce n'est pas du grand art, pas la peine d'essayer de comparer avec Maggie May, Mandolin Wind ou The Killing Of Georgie (trois autres chansons de Rod, bien plus abouties) parce que ça ferait mal, mais j'y peux rien, j'aime. 

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Le reste ? Ah non, désolé. C'est au-dessus de mes forces. Ce 12ème opus studio de Rod Stewart sera à sa sortie considéré comme un ratage. Un rock-critic de Rolling Stone, à l'époque (qui ? Je ne sais pas) dira à son sujet, en anglais dans le texte, his latest and surely one of his least (comme on dit, last and not least : "le dernier et pas le moindre"), et c'est assez bien vu. Sincèrement, hormis à la rigueur Dancin' Alone (co-écrite par Rod et le guitariste Robin LeMesurier, qui est crédité à deux autres titres ici et se fera connaître, chez nous, par la suite, en devenant un des guitaristes attitrés de Johnny Hallyday en live, jusqu'à la fin de carrière et de vie de Johnny) et le morceau-titre (et Baby Jane donc), je ne vois rien à sauver de cet album heureusement pas trop long (41 minutes). Dire que le Rod fera encore pire par la suite, bien pire, me file des frissons pour ce qui est du reste du cycle.

Comme Leslie me l'avait dit il y à quelques mois, tu n'as pas à t'infliger tout ça, Clash, et je commence à me dire qu'il avait raison.

FACE A

Dancin' Alone

Baby Jane

Move Me

Body Wishes

Sweet Surrender

FACE B

What Am I Gonna Do (I'm So In Love With You)

Ghetto Blaster

Ready Now

Strangers Again

Satisfied