TTDA4

J'ai récemment, il y à deux jours, parlé du premier album de Terence Trent D'Arby, vous vous en souvenez ? En voici un autre, probablement le dernier, de ma part en tout cas, et certains doivent se dire, s'ils connaissent l'oeuvre de ce chanteur soul américain, hé, et le deuxième album, bordel, t'en a fait quoi, tu l'as bouffé avec de la sauce samouraï ? Oui, en effet, je n'ai pas abordé le deuxième album de celui qui, désormais, se fait appeler Sananda Francesco Maitreya. Je ne le connais pas, ce deuxième album (Neither Fish Nor Flesh, 1989), et apparemment, je ne manque rien en restant dans l'ignorance de ce disque. Mais ce troisième album, lui, je le connais, donc autant l'aborder. Et autant le dire tout de suite, si j'ai été du genre presque dithyrambique avec le précédent album abordé, cet Introducing The Hardling According To Terence Trent D'Arby (il faut dire qu'il est remarquable, et que même sa production, très 1987, ne semble pas avoir aussi mal vieilli que pour d'autres albums pop de la même époque), je ne serai pas aussi dithyramnique avec ce troisième album, sorti en 1993 et baptisé lui aussi d'un titre à rallonge électrique : Terence Trent D'Arby's Symphony Or Damn (Exploring The Tension Inside The Sweetness). Bah putain. C'est ''mot compte triple au Scrabble'', ça, non ?

TTDA5

Plus fréquemment appelé Symphony Or Damn (et personnellement, je préfère, ça sera moins long et chiant à écrire ; bon, j'aurais pu écrire TTDASODETTITS mais j'aurais un peu l'impression de me foutre de votre gueule, surtout que je l'ai déjà faite, celle-là, et notamment sur la précédente chronique d'album de TTD), cet album, produit par le bonhomme lui-même, est assez long : 65 minutes. Il offre 16 titres et est découpé en deux parties baptisées Confrontation et Reconciliation. Dites-moi, ça ne sentirait pas un petit peu l'album conceptuel, ça ? Genre sur un mec qui se fâche avec sa petite amie, s'engueule avec elle, vit des moments tendus malgré leur amour, le couple se sépare, pour mieux se retrouver et se remettre à la colle. En tout cas, un tel concept, au vu du sous-titre de l'album, du titre des deux parties, et des chansons (Do You Love Me Like You Say ?, Penelope Please, Turn The Page qui n'est évidemment pas une reprise de Bob Seger, I Still Love You...), semble aussi évident que de dire que le jour succède à la nuit et que la nuit succède au jour. L'album est connu pour une chanson qui, à l'époque, sera un hit mineur (comparé à Sign Your Name en 1987, je veux dire ; mais elle passe encore en radio de temps en temps), une chanson bénéficiant de la participation vocale (ainsi que dans le clip) de la chanteuse Des'Ree : Delicate.

TTDA6

 

Une chanson au climat étrange, éthéré, lent, baigné d'une mélodie de claviers (jouée par TTD) assez doucereuse et, je trouve, vaguement cheloue, presque flippante. Une ambiance plane, tout du long de ce morceau, entre la mélodie et le chant lancinant, qui m'a limite toujours mis un peu mal à l'aise, je ne sais pas pourquoi... Ce n'est cependant pas une chanson destinée à susciter cette sensation d'oppression, c'est au contraire une chanson d'amour, mais j'ai toujours trouvé qu'elle était vraiment bizarre, pas commerciale (d'ailleurs, tout en ayant bien marché, la chanson n'a été dans aucun Top 10, nulle part, tout au mieux, 14ème en Angleterre, 22ème chez nous, 74ème aux USA...). C'est la seule chanson vraiment connue de ce disque qui marchera bien, sans plus (il sera très bien reçu par la presse qui avait littéralement laminé le précédent opus, mais je pense qu'on peut dire qu'après Symphony Or Damn, le monde entier se foutra de Terence Trent D'Arby comme de son premier chausson aux pommes). L'album est plus pop et rock que les précédents (que le premier, en tout cas), et après un morceau introductif de 31 secondes inutile comme seuls les morceaux introductifs de 31 secondes savent si bien le faire, il démarre par She Kissed Me, qui est limite du hard-rock, très nerveux, très rock, très orienté espèce de gros son. Avec un chant assez frénétique. Le début de l'album est à peu près de ce genre, jusqu'à Delicate, en fait. Puis ça devient plus soul, plus calme, plus smooth. Mais pas forcément d'un grand niveau. Bon, OK, Neon Messiah, Castilian Blue, Let Her Down Easy sont de belles chansons, mais dans l'ensemble, je me suis emmerdé tout du long de ce disque un peu trop long. Heureusement, il y à quand même, donc, de bonnes choses, et notamment Delicate, parce que si elle me met un peu le malaise, cette chanson, elle n'en est pas moins une belle réussite, que j'aime beaucoup ! Mais l'album...Je ne le classe pas dans les ratages, mais je ne l'aime pas des masses. 

Part 1 - Confrontation

Welcome To My Monasteryo

She Kissed Me

Do You Love Me Like You Say ?

Baby Let Me Share My Love

Delicate

Neon Messiah

Penelope Please

Wet Your Lips

Turn The Page

Part 2 - Reconciliation

Castilian Blue

Tension Inside The Sweetness/Frankie & Johnny

Are You Happy ?

Succumb To Me

I Still Love You

Seasons

Let Her Down Easy