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 Hé oui, c'est déjà le troisième live de cette période (1997/1999) des Rolling Stones que j'aborde, déjà, le temps passe vite. Le cycle consacré aux Galets n'étant pas fini (au moins 5 albums, peut-être même 7, seront abordés encore avant que le cycle ne prenne fin ; 5, ça, c'est sûr et certain), certains d'entre vous sont peut-être à la fête en ce moment tandis que d'autres doivent se dire il commence à faire chier avec ces vieux rockeurs. Bon, le live qui nous intéresse ici est donc issu de la tournée promotionnelle (qui fut gigantesque et, je crois, la plus cartonneuse du groupe - avec leur précédente) de Bridges To Babylon, un album considéré comme un des plus faibles du groupe de Jagger et Richards. Il est vrai, l'album est faiblard, médiocre, mais on y trouve quand même de bonnes chansons, n'exagérons rien. Certes, vraiment pas autant qu'il n'y à, aussi, des chansons moyennes, voire ratées (Might As Well Get Juiced, Gunface, ah bordel...) mais tout de même. Bon, ce live, assez généreux (presque 140 minutes pour l'audio : le premier CD dure 68 minutes, le second, 70), proposé en double CD + DVD (qui dure plus longtemps, notamment parce qu'on y trouve en bonus quatre morceaux supplémentaires, mais la version filmée d'un live est toujours plus longue que la version purement audio, qui coupe certains passages introductifs qui ne rendraient pas bien sans le visuel), est sorti en 2019. La même année sortira un autre double live (avec DVD) d'un autre concert de la tournée (Bridges To Buenos Aires, sur lequel Bob Dylan fait une apparition amicale), mais celui-ci s'appelle Bridges To Bremen. Il a été enregistré à Brême, en Allemagne, le 2 septembre 1998, à quelques dates de la fin de la tournée mondiale (qui durera pour ainsi dire un an). 

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Le live, d'une qualité audio exceptionnelle, est sorti sous un boîtier digipack bleu nuit, encadré de doré, avec le lion de la pochette de Bridges To Babylon en doré. On notera que le choix des deux concerts proposés (Brême ici, Buenos Aires pour l'autre) sont des villes dont le nom débute par un B, ce qui n'est certainement pas anodin (n'allez cependant pas croire que les villes visitées par le groupe n'étaient que des villes débutant par un B, parce que le groupe est passé par Baris, Bao Paolo, Bio de Janeiro, Bokyo, Boscou, Ban Diego, Biami, Bhicago et Batlanta, notamment, en plus d'être, il est vrai, passé par Brême, Buenos Aires, Berlin et Barcelone). Le groupe livre ici une prestation assez efficace, Jagger (qui parle souvent en allemand entre les morceaux, ce qui pourra sembler un peu comique parfois, mais on ne le refera pas, c'est trop tard désormais) est en forme. Pas que lui. La setlist est intéressante, entremêlant les gross klassiks du genre (I Can't Get No) Satisfaction (qui, direct, ouvre le bal), Gimme Shelter, Miss You (long ici d'un quart d'heure parce qu'imbriquant, à la fin, la présentation des musiciens, mais même sans ça le morceau, dans cette version, dépasse les 10 minutes), It's Only Rock'n'Roll (But I Like It), Honky Tonk Women, Start Me Up, Jumpin' Jack Flash, Brown Sugar (en final), Paint It Black ou Sympathy For The Devil (toujours un grand moment) avec des morceaux de Bridges To Babylon, forcément. 

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Ici, on en a cinq : Flip The Switch, Anybody Seen My Baby ?, Out Of Control, Saint Of Me et Thief In The Night, cette dernière étant une des chansons interprétées par Keith Richards, à l'occasion de son mini-set central (il ouvre le second disque ; souvent, il est en final du premier), l'autre étant, ce choix est curieux et pas super convaincant, Wanna Hold You, une chanson issue du très médiocre Undercover de 1983. Non seulement c'est un des moins bons disques du groupe, mais Wanna Hold You en est une des moins bonnes chansons, et une des pires, si ce n'est la pire, de celles interprétées par le Capitaine Kiff ! Pour ce qui est des chansons de Bridges To Babylon, il s'agit des meilleures de l'album studio, ce qui est très bien et peu étonnant. Bridges To Bremen offre aussi une reprise du Like A Rolling Stone de Dylan (sur le live à Buenos Aires, évidemment, c'est sur ce morceau, présent aussi, que le Barde apparaît amicalement ; osé, pas vrai ?), j'ai toujours trouvé un peu idiot que le groupe reprenne, en live, cette géniale chanson, j'imagine que c'est uniquement parce qu'elle s'appelle ainsi...et si c'est le cas, c'est encore plus con. Attention, ils la reprennent plutôt bien, je ne veux pas dire le contraire. Mais était-ce utile, de leur part, de la reprendre, cette chanson ? Enfin, on trouve aussi Memory Motel, c'est la seconde fois, après No Security (sorti en 1998), que l'on trouve cette chanson sur un de leurs lives. Immense chanson (ma préférée d'eux, probablement...) sur laquelle Keith fait son choeur grec, interprétant des passages (comme sur la version studio...comme à chaque interprétation de la chanson, peu souvent placée sur album, mais apparemment jouée régulièrement en tournée depuis 1994) comme en arrière-pensée (et se faisant copieusement acclamer par la foule d'ailleurs). Un des meilleurs moments d'un live très très réussi. Marrant, d'ailleurs : ces lives de la tournée Bridges To Babylon/No Security m'ont fait un peu mieux apprécier l'album studio de 1997! J'aimerais bien entendre un live de la tournée promotionnelle d'Undercover, mais celle-ci n'existe pas, le groupe n'ayant pas tourné pour promouvoir cet album en 1983. Dommage, ça aurait sans doute permis, qui sait, de mieux apprécier certaines chansons...

CD 1

(I Can't Get No) Satisfaction

Let's Spend The Night Together

Flip The Switch

Gimme Shelter

Anybody Seen My Baby ?

Paint It Black

Saint Of Me

Out Of Control

Memory Motel

Miss You

CD 2

Thief In The Night

Wanna Hold You

It's Only Rock'n'Roll (But I Like It)

You Got Me Rocking

Like A Rolling Stone

Sympathy For The Devil

Tumbling Dice

Honky Tonk Women

Start Me Up

Jumpin' Jack Flash

You Can't Always Get What You Want

Brown Sugar

DVD

Même chose, en visuel, plus quatre morceaux supplémentaires en bonus : 

Rock And A Hard Place

Under My Thumb

All About You

Let It Bleed