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Avec cet article prend fin le cycle consacré aux albums de Mark Knopfler en solo (depuis le temps que je voulais en parler...). Ce fut un cycle, je trouve, assez passionnant, non pas que mes chroniques l'étaient (encore que je ne pense pas les avoir foirées, sauf à la rigueur la précédente, pour Tracker), mais parce que les albums, eux, l'étaient, dans l'ensemble, passionnants. On ne peut pas dire que Mark Knopfler en ait foiré un, tout au plus son opus de 2007, Kill To Get Crimson, est inégal, et Privateering, celui de 2012, trop long (un double album). Mais sinon, on a vraiment de très très bons albums, qui chacun renferment de très très belles chansons, des albums sertis par des productions (généralement assurées par Knopfler lui-même) totalement réussies. On ne peut pas dire ça de tout le monde, voir par exemple Sting, dont j'ai, hier, parlé du très raté Sacred Love et, quelques jours plus tôt, du relativement moyen Brand New Day. Le bonhomme s'est un peu plus diversifié que Knopfler, certes, mais ça n'a pas toujours été réussi. Knopfler, lui, a trouvé son style avec The Ragpicker's Dream, son troisième album (les deux premiers étaient encore très Dire Straits), et n'en a quasiment pas bougé ensuite. 

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En 2015, Mark nous offrait Tracker, un excellent cru bien dans son style fok/roots/celtique, avec de très belles chansons. Trois ans plus tard, on est donc en 2018, voici que déboule ce qui, à l'heure actuelle, est toujours le dernier de ses albums studio, et son neuvième : Down The Road Wherever. Comme je l'ai dit, Knopfler a souvent fait des albums assez généreux, longs (c'était même un problème pour Privateering). Celui-ci, pour 14 titres, dure 71 minutes, c'est un de ses plus longs, même durée, même nombre de morceaux que pour Golden Heart, son premier opus 22 ans plus tôt. Enregistré encore une fois dans le propre studio de Knopfler, British Grove, Down The Road Wherever est sorti, aux USA, sur le label Blue Note (un label de jazz bien connu), ce qui est assez étonnant. C'est un disque que Knopfler et Guy Fletcher ont produit, on y retrouve encore une fois les musiciens habituels (Fletcher, Bennett, Worf, Cummings...). Imelda May est aux choeurs, Robbie McIntosh (Pretenders, McCartney...) joue de la guitare. Très belle pochette en total raccord avec le titre de l'album. Les chansons ? 14 titres qui oscillent magnifiquement entre roots rock, folk et celtique, de pures petites merveilles racées et sublimement produites et interprétées telles que l'ouverture, Trapper Man, ou bien encore Nobody's Child, Good On You Son, When You Leave, Drover's Road ou le final, Matchstick Man

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Encore une fois, rien à retirer, même si 71 minutes ça peut sembler long parfois, de ce neuvième cru de Mark Knopfler. On notera pour finir qu'il existe plusieurs éditions de cet album (le double vinyle ne contient pas Drover's Road, ce qui est bizarre, parce que 71 minutes, sur deux vinyles, ça rentre parfaitement, et le morceau n'est pas le plus long de l'album, pas plus que les autres en tout cas ; il y à une édition collector en coffret, une édition avec deux titres supplémentaires, etc...). Un disque vraiment réussi, chaleureux, agréable, qui prend son temps, Knopfler ayant lui-même qualifié son disque de slow and elegant ! Si vous aimez ce chanteur, je ne peux que vous le conseiller, donc !

Trapper Man

Back On The Dance Floor

Nobody's Child

Just A Boy Away From Home

When You Leave

Good On You Son

My Bacon Roll

Nobody Does That

Drover's Road

One Song At A Time

Floating Away

Slow Learner

Heavy Up

Matchstick Man