RC1

Allez, on continue avec un petit peu de Robert Charlebois. J'espère que vous ne trouverez rien à redire (je dis ça, rapport à tous ces crétins qui ne comprennent vraiment pas que ce blog, malgré son titre réducteur, est un blog musical et non pas un blog consacré uniquement au rock ; si c'était le cas, il y aurait nettement moins d'articles dessus, et probable même qu'il aurait été fermé depuis belle lurette, parce que je n'écoute et n'aime pas que du rock ; bref, si vous allez sur ce blog et que vous voyez que l'article du jour est consacré à de la chanson plutôt qu'à du rock, et que ça ne vous plaît pas, pourquoi ne pas revenir un autre jour ou vous concentrer sur les autres articles plutôt que de sempiternellement publier des commentaires du genre y'en à marre, c'est quoi ce bordel ou autre ? Surtout avec plein de fottes d'ortaugraffe, la plupart du temps. Dernière fois que je le dis dans un article, mais je veux que les choses soient dites et claires). C'était probablement la plus longue parenthèse jamais écrite sur ce blog, encore que peut-être pas, mais c'est pas grave. Bon, on a quitté le Robert avec Fu Man Chu, dimanche dernier, album sorti en 1972 et qui, comment dire, euh...allez lire, ou relire, la chronique (même si je sais que je n'ai sans doute pas réussi à expliquer à quel point cet album, comment dire, euh...allez lire, ou relire, la chronique !). C'était son premier album sur le label français Barclay, après avoir été chez Gamma, label québécois. Passer d'un petit (le label Gamma a été fondé en 1965) label local à un gros label français en dit long. Charlebois veut frapper un grand coup. Avec Fu Man Chu, il n'a pas frappé : il a tabassé. Un disque pareil, comment dire, euh...allez lire, ou relire, la chronique !

(promis, c'est la dernière, après j'arrête ce gimmick sans doute épuisant)

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En 1973, Charlebois sort son neuvième album studio, un disque qui porte deux titres. Le plus connu de ces deux titres, celui que j'utilise, apparaît sur la pochette, au verso (pochette dépliante en format portrait, montrant une photo de Charlebois en débardeur, avec sa fameuse expression tu m'as pas sucé ce matin, sais-tu) : on y distingue, sur son bras musclé, un tatouage en forme de Québec, avec le mot Solidaritude. Bref, l'album s'appelle Solidaritude, un titre que n'aurait pas renié Ségolène Royal, sans aucun doute (ah ! MaxRSS me fait de grands gestes frénétiques pour me dire que cette vanne est déplorable). Mais si on regarde les labels de face, on y voit autre chose : Solitaire D'Abord - Solidaire Ensuite. Que ceci apparaisse textuellement sur le label (mais nulle part ailleurs) me pousse à croire que c'est le titre officiel de l'album, mais c'est Solidaritude qui, souvent, est utilisé (c'est plus court, après tout), donc je m'incline. Sans doute en faisant une erreur, mais qui va m'intenter un procès ? Solidaritude (hum...) est un disque qui fait certes suite à un monstre, mais qui en est un lui aussi, autant le dire. Caliss de Criss', depuis que je parle de Charlebois ici (merci à Max et Leslie de m'avoir donné envie de me pencher plus en avant sur son oeuvre, je ne connaissais quasiment rien de lui...que de temps perdu à ne pas écouter ses albums !) j'ai l'impression d'avoir affaire à un génie. N'exagérons rien, mais en tout cas, un grand chanteur, qui entremêle rock et chanson (avec son si pittoresque accent québécois et sa diction bien pittoresque aussi, il faut lire les paroles, heureusement glissées sur un insert dans la pochette de l'album), avec un égal bonheur.

RC2

Solidaritude (euh...) offre presque 40 minutes (après la petite demi-heure de Fu Man Chu, c'est presque un exploit, mon tchu !!) qui passent comme un recommandé. Cauchemar, qui ouvre le disque, est une tuerie hilarante que je ne me lasse pas de réécouter, une des meilleures ouvertures d'albums du chanteur probablement, sa meilleure à ce jour, me concernant, parmi ce que je connais de lui (la portion congrue, mais qui va s'agrandir, je l'espère, au fur et à mesure). Que dire aussi d'Entr' Deux Joints ? Du délire absolu . Et il y à Cajun Stripper. Le morceau, long de plus de 5 minutes et achevant la face A, se termine sur une répétition musicale proche de la psychiatrie, j'ai cru que soit le disque était rayé, soit qu'il y avait un locked groove, mais non, de même que le I Want You (She's So Heavy) des Bitteuls, ça finit bien par s'arrêter à un moment donné, fais-toi z'en pas, pour citer un morceau du précédent opus. Ce morceau se base sur un air traditionnel de folklore acadien, ce n'est pas la première fois que Charlebois nous en propose. L'album offre aussi le magnifique Le Piano Noir, l'incroyable Insomnie, le génial Le Révolté, le dingue Witchi Tai To... Difficile de se dire qu'une pochette aussi classique, aussi banale, cache un album aussi riche et dingue. Les musiciens sont excellentissimes, citons notamment michel Robidoux à la guitare, Bill Gagnon à la base, Marcel Beauchamp à la guitare principale et au piano électrique... Charlebois joue de la guitare sèche et du piano. La production est excellente, on ne s'ennuie pas un seul instant. Solidaritude (hmmm...) est totalement recommandé si vous aimez le rock francophone et la bonne chanson (chanson, pas variété) francophone.

Ahurissant. 

FACE A

Cauchemar

Le Révolté

Entr' Deux Joints

Witchi Tai To

Cajun Stripper

FACE B

Alchimie

Insomnie

Adieu Alouette

Vivre En Ce Pays

Avril Sur Mars

Le Piano Noir