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Bon, allez, courage, un petit effort, cette chronique ne sera pas plus difficile à écrire que la précédente sur le sujet, hier...

En fait, si, je pense qu'elle sera plus difficile à écrire, en fait. J'ai réussi, hier (du moins je pense avoir réussi...) à ne pas être trop méchant avec Shadows In The Night, moi qui, après avoir acheté ce disque en 2015 le jour même de sa sortie, l'avais abordé ici, le soir même, en le défonçant mieux qu'une carcasse de voiture dans une casse auto. Mais avec le temps (va, tout s'en va...), j'ai finalement réussi ce que je pensais être inabordable : aimer tous les albums de Dylan, à des stades divers, mais, en tout cas, aucun ou presque ne me rebute désormais. Shadows In The Night, je l'ai réécouté il y à peu afin de le réaborder, après que je me sois enfin (histoire de compléter la discographie) acheté, à bas prix, les deux albums suivants, du même genre que lui, et que j'avais depuis leur sortie scrupuleusement ignorés. C'était la première fois en 5 ans, je ne plaisante pas, que je l'écoutais, je vous raconte pas la poussière sur la tranche supérieure du CD. Je n'ai pas vraiment aimé (impossible se se mettre à aimer, subitement, un disque que l'on a auparavant détesté et méprisé, et entendu juste une fois 5 ans plus tôt), mais je me suis surpris à ne pas ressentir l'envie de le retirer du lecteur pour mettre autre chose. Bon, OK, il dure 35 minutes, mais tout de même. Je me suis un peu ennuyé, mais je m'attendais à pire. J'ai essayé de faire ressentir tout ça dans la nouvelle chronique publiée hier. 

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Pour cet album-ci, c'est un peu différent, tout en étant pareil (prenez un Doliprane, ça sera plus clair ensuite) : j'avais entendu Fallen Angels, c'est le nom de l'album, genre quelques mois plus tard, en l'empruntant en médiathèque, mais c'était, depuis Modern Times (2006, le premier Dylan que j'ai acheté à sa sortie), le premier  Dylan que je n'ai pas acheté. L'écoute de l'album, en 2016 (ou début 2017, je ne sais plus) fut pareille que pour le précédent opus, et je n'ai même pas eu envie de parler de l'album sur le blog, par mépris. C'est, il faut le dire, le second album de reprises de chansons du Great American Songbook (répertoire de vieilles chansons pop, jazzy, des années 40, 50...), à la sauce rétro, genre Sinatra a pris possession du corps de Dylan. Certains doivent certainement adorer ces trois albums (car il en a fait encore un, en 2017, un triple album, Triplicate, et celui-là, jusqu'à récemment, non seulement je ne l'avais pas acheté, mais je ne l'avais même pas écouté ; j'en parle plus longuement demain, même heure), mais dans l'ensemble, il n'a pas mis tous ses fans dans sa poche, le Zimmy, en 2015/2017. Fallen Angels (pochette sympa, sans être inoubliable, d'une main tenant des cartes à jouer, en teinte argentée) dure 37 minutes, pour 12 titres, tous des reprises donc, dont Skylark de Hoagy Carmichael, All The Way, On A Little Street In Singapore, qui furent popularisées autrefois par Frank Sinatra...

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C'est du même acabit que le précédent opus, du même niveau, et j'en pense exactement la même chose, donc vous savez quoi ? Prenez la chronique de Shadows In The Night et, dans la partie consacrée au contenu, remplacez juste les titres des chansons par ceux des chansons de cet album, Come Rain Or Come Shine, Young At Heart, That Old Black Magic, et ça sera quasiment raccord. Fallen Angels est un disque paresseux. Dylan ne s'est vraiment pas fait chier la tronche, il a pris 12 titres du répertoire sacré de la Grande Chanson Américaine, les a enregistrées, épicétou. L'air de dire c'est pas à 75 ans (son âge en 2016) que je vais me casser la nénette à écrire des nouveaux trucs (pourtant, en 2020, à 79 ans, il s'est cassé la nénette à écrire de nouveaux trucs, et il a bien fait, vu la réussite marquante de son dernier opus en date). La preuve ? L'année suivante, il a récidivé, comme je l'ai dit, et comme je le redirai plus en longueur demain, même heure. Fallen Angels n'est pas merdique (je ne le classe pas dans les ratages ; en 2016, ça aurait été le cas), mais c'est un des rares Dylan qu'à l'heure actuelle, je n'aime pas. Un des trois. Les deux autres, vous les connaissez, je crois...

Maybe You'll Be There

Polka Dots And Moonbeams

All The Way

Skylark

Nevertheless

All Or Nothing At All

On A Little Street In Singapore

It Had To Be You

Melancholy Mood

That Old Black Magic

Come Rain Or Come Shine