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Alors que j'ai chroniqué pas mal d'albums du Boss l'an dernier, il y à environ un an, je n'avais toujours pas abordé le cas de ce disque. J'ai une bonne raison : je ne l'ai jamais aimé, et je rechignais, toujours à le chroniquer, alors que je ne cessais, tout de même, de me dire tout de même, il faudrait le faire, comme ça, tous les albums de Springsteen seront abordés, bla bla bla. Bon, ben, voilà. Chose amusante : je ne l'ai pas en CD, ce disque, mais en vinyle (pas acheté à l'époque, car je ne suis pas certain qu'il ait été pressé en vinyle en 2005). J'avais écouté ce disque, peu de temps après sa sortie, via un ami qui me l'avait preté, et j'avais encodé l'album sur mon ordinateur, en MPS ou WMA, afin de me faire un CD gravé. N'ayant pas aimé le disque, je ne l'ai jamais acheté, mais quand, cette année (avant le confinenent), le Boss a enfin fait sortir, en vinyle, son Live In New York City de 2001 ainsi que The Rising de 2002, je les ai achetés...et j'ai aussi pris cet album, édité en vinyle en même temps. Après tout, histoire de tous les avoir sous ce format (c'est désormais le cas, sauf le Live In Dublin), et puis c'est en vinyle, ça claque, d'ailleurs, c'est l'agencement vinyle que j'indique (même nombre de morceaux, même ordre, mais indication des faces). Bon, vous l'avez compris, c'est de Devils & Dust, sorti en 2005, que l'on va causer aujourd'hui. 

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Devils & Dust est un album acoustique, le troisième du Boss après Nebraska en 1982 (chef d'oeuvre absolu qu'il fit chez lui, tout seul, avec un tape-recorder) et The Ghost Of Tom Joad en 1995 (qui marquait un retour en forme, si on peut dire, après deux albums mal réceptionnés par la presse et les fans en 1992, que j'ai réabordés récemment en les réhabilitant, mais je me doute bien être assez isolé dans ce cas). Devils & Dust est donc une sorte de troisième tome d'une trilogie (pour le moment, comme il n'y à pas eu de quatrième album de ce genre, on va parler de trilogie) acoustique, lo-fi. Si le Boss était vraiment seul pour Nebraska, il ne l'était pas pour l'album de 1995, et il ne l'est pas non plus ici, il est notamment entouré de sa femme Patti Scialfa (choeurs), de Brendan O'Brien, Danny Federici, Chuck Plotkin, Soozie Tyrell, Steve Jordan et Marty Rifkin. Mais il joue de quasiment de tout, selon les morceaux. L'album offre 12 titres, pour 50 minutes (le vinyle est double, ce qui ne s'imposait pas, on est d'accord ?), et démarre par le morceau-titre, qui était sorti en single promotionnel. Je me souviens encore de la sortie de l'album. J'étais déjà fan du Boss, que j'ai vraiment découvert sur le tard avec The Rising, je ne connaissais de lui, en album avant ça, que Born In The U.S.A. (et des chansons éparses via un best-of). J'ai, entre 2002 et 2005, éclusé l'ensemble de sa production discographique ou presque, et j'attendais, j'espérais un nouvel album dans la lignée de The Rising (du rock heartland). Je étais, alors, pas fan des albums unplugged de 1982 et 1995, surtout de ce dernier (Nebraska ayant un aspect très Suicide qui m'intéressait), et je n'étais, à l'époque, pas vraiment fan de ce genre d'albums en général, je voulais surtout du gros son plein de guitare électrique. En entendant, sur RTL 2, Devils & Dust, j'ai trouvé ça pas mal, mais un peu plombant (l'album n'est pas joyeux), et je n'ai pas eu envie d'acheter le disque en sachant que tout était comme ça. Aujourd'hui, je l'achèterais, ce disque, s'il sortirait. 

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Ce qui ne veut pas dire que j'aime l'album ; je le répête, franchement, je ne l'aime pas des masses, il sort rarement de sa pochette, et donc, je ne connais pas aussi bien les morceaux que sur les autres albums (The Ghost Of Tom Joad inclus, car maintenant, j'aime bien cet opus 95). Mais même si maintenant, ce genre de production me plaît, j'ai toujours du mal avec Devils & Dust (qui contient une chanson aux paroles indiquées, sur la pochette, comme étant pour adultes, assez osées, Reno, qui parle de sexe dans une chambre d'hôtel). Malgré l'excellence de la production, du chant, malgré la majesté de la chanson-titre (je le reconnais sans problème) et de All The Way Home, les deux singles promotionnels d'ailleurs. Mais si aucune chanson ne me semble mauvaise, vraiment, je n'arrive pas à accrocher à ce disque, désolé, mais c'est vraiment le disque du Boss qui me plaît le moins, qui ne me branche pas, le seul que je n'ai pas en CD et je n'ai pas l'intention de l'acheter en CD histoire de. OK, des chansons comme Black Cowboys, Matamoros Banks, Long Time Comin' c'est sans aucun doute très bien, mais concernant ce disque, le déclic n'est pas encore arrivé. Un jour, peut-être...Alors je ne le classe pas en ratages, n'exagérons pas (ceci dit, 10 ans plus tôt, je l'aurais sans doute, pas dépit et connerie, classé dedans, il y a échappé belle, tout compte fait, d'être abordé si tardivement ici), et je sais que ce n'est pas un mauvais album, mais non, vraiment, je ne l'aime pas, ce cru 2005. 

FACE A

Devils & Dust

All The Way Home

Reno

FACE B

Long Time Comin'

Black Cowboys

Maria's Bed

FACE C

Silver Palomino

Jesus Was An Only Son

Leah

FACE D

The Hitter

All I'm Thinkin' About

Matamoros Banks