JCM13

On arrive à 2014 gentiment, avec cependant des albums qui manquent entre temps (et qu'un jour ou l'autre, je l'annonce, je chroniquerai ici, des albums comme Trouble No More, Cuttin' Heads ou Dance Naked). Bon, sinon, on a quitté Mellencamp, l'autre jour (il y à trois jours précisément) avc son album éponyme de 1998, son premier sur le gros label Columbia Records (excusez du peu...mais au final, il n'y fera que trois albums, de mémoire). Un album qui offrait de belles choses, mais aussi des chansons qui ne m'ont vraiment pas convaincu, un album que je trouve assez inégal au final. L'album qui nous intéresse aujourd'hui date, donc, de 2014, il est sorti sur le label Republic Records, sur lequel l'ex-Cougar est depuis 2007 (et il y est toujours). Long de 43 minutes, il est sorti sous une pochette photographique montrant Mellencamp devant un mur blanc tagué, photo prise par une certaine Meg Ryan, oui, je parle de l'actrice. Il s'appelle Plain Spoken et il n'y à aucun crédit de production. Est-ce Mellencamp lui-même (comme à son habitude) ou bien T-Bone Burnett, fameux musicien qui, jouant ici de la guitare, est crédité comme producteur exécutif ? Seuls ceux qui ont bossé sur le disque peuvent le savoir...

JCM14

Enregistré dans ses lieux habituels (studios personnels de Belmont Hall, dans l'Indiana, son Etat de naissance), l'album offre 10 titres. Je précise l'agencement des faces en bas non pas parce que j'ai le vinyle (ce n'est pas le cas, d'ailleurs, je n'ai aucun Mellencamp en vinyle pour le moment), mais parce que c'est tout simplement indiqué au dos du CD, par une séparation au milieu de la liste des titres. Ce qui est toujours sympa à prendre comme info, même si, avec un tel agencement (10 titres, 43 minutes), c'était prévisible. Bon. Plain Spoken est un excellent album de country-rock heartland, sur lequel la voix désormais un peu voilée, rauque de Mellencamp fait des étincelles. Comme à son habitude, Mellencamp (qui avait apparemment un stock hallucinant de chansons, genre plus de 80 idées de chansons dans son carnet de notes, de quoi faire un sacré paquet d'albums) aborde plusieurs sujets de société. Sometimes There's God (And sometimes there's not, comme il le dit dans le refrain) est une chanson non pas religieuse, mais sur la religion et aussi sur le fait qu'il ne faut pas tout mettre au crédit de Dieu : quoi qu'il se passe, bonnes ou mauvaises choses, ce n'est pas forcément grâce ou à cause de Dieu. The Courtesy Of Kings parle du respect qu'il faut avoir envers quiconque, une notion apprise enfant et que l'on a tendance à oublier une fois adulte (mais que l'on n'oublie pas d'inculquer à ses mômes en bon gros hypocrite).

JCM15

Lawless Times se permet une pique bien sentie sur l'industrie musicale actuelle et le tout-digital : quand on a de la musique directement en MP3 sur le Net, facile de la télécharger sans payer, et personne ou presque ne lève le petit doigt. Mellencamp se rapproche en cela de Neil Young, notamment. Blue Charlotte, elle, parle de la mort, un homme s'imagine finir sa vie avec sa femme qui, elle, est sur le point de la finir... Mélange adroit entre rock, folk et country, disque de roots rock donc, Plain Spoken est une vraie réussite, un des meilleurs albums de Mellencamp parmi ses plus récents pour beaucoup de spécialistes. Ne connaissant pas encore ses albums précédents, mais c'est pour bientôt, je ne peux pas dire si c'est vrai, mais en tout cas, c'est un remarquable album qui passe tout seul, rempli de super chansons comme Troubled Man ou Freedom Of Speech. Je ne peux donc que le conseiller si vous aimez ce genre de musique. Et pour finir, je vous dit à bientôt pour d'autres chroniques sur Mellencamp, quand exactement, je ne sais pas, mais pas dans un avenir trop lointain, en tout cas. Vraiment pas lointain du tout, en fait, c'est probable que dans une semaine, ça reparte, au compte-gouttes. C'est, si je ne me trompe pas, pas moins de six chroniques supplémentaires qui seront proposées !

FACE A

Troubled Man

Sometimes There's God

The Isolation Of Mister

The Company Of Cowards

Tears In Vain

FACE B

The Brass Ring

Freedom Of Speech

Blue Charlotte

The Courtesy Of Kings

Lawless Times