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Après avoir réabordé les premiers albums du groupe, place maintenant à de la nouveauté. Enfin, ça date quand même maintenant d'il y à 6 ans pour le plus ancien, mais tout de même, ça n'avait pas encore été abordé sur Rock Fever. Les Pixies se sont séparés en 1993, deux ans après leur album Trompe Le Monde. Ils se reformeront en 2004 pour des concerts, sous sa formation d'origine. Kim Deal, la bassiste, se barre en 2013 et est remplacée immédiatement par Kim Shattuck puis par Paz Lenchantin (qui, en 2016, est devenue membre officiel du groupe). Mais sur l'album que le groupe sortira en 2014, leur premier en 23 ans, elle ne participe pas, c'est Simon 'Dingo' Archer, ancien membre de The Fall, qui officie. Ce nouvel album, enregistré au Pays de Galles (Rockfield) en 2012, est sorti sous une pochette orange fluo (plus vive que l'illustration de l'article) digipack trois volets (un petit luxe, surtout que les trois volets sont avec un volet latéral supplémentaire, voir l'illustration plus bas). C'est l'album le plus long du groupe à l'époque (et il le reste) avec presque 46 minutes au compteur, pour 12 titres (il existe cependant une édition 13 titres, avec Women Of War en final, sur lequel joue Lenchantin), soit bien moins de titres que les précédents opus du groupe. Il s'appelle Indie Cindy

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Je n'ai eu de cesse, tout du long de ce cycle Pixies qui approche de sa fin (car finalement, je ne compte pas aborder leur dernier album en date, Beneath The Eyrie, sorti l'année dernière, du moins, pas pour le moment, le cycle se termine demain, donc), de dire à quel point les albums du groupe sont géniaux. Force est de constater que, de leur EP inaugural à Trompe Le Monde, c'est vraiment le cas. Quand j'ai abordé Bossanova, j'ai même dit que les albums du come-back sont réussis. C'est vrai, et c'est surtout le cas pour celui-ci, mais, quand même, il faut le dire, ce n'est pas aussi grandiose que pendant l'Âge d'Or du groupe. Produit par Gil Norton (qui avait produit tous les albums depuis 1989), Indie Cindy s'ouvre sur une déflagration qui, quand j'ai écouté le disque (avec un peu de retard : je l'ai acheté en même temps que le suivant, au moment de la sortie du suivant, soit en 2016), m'a fait hululer de joie comme une chouette néerlandaise sous ecstasy : What Goes Boom. Que dire ? J'avais proposé cette chanson en Top Musique il y à quelques mois (cet été), donc ce n'est pas elle qui orne le bas d'article (mais le morceau-titre, excellent), pour ne pas faire redondant. C'est une tuerie à la fois noisy et mélodique, le refrain est une pure splendeur avec cette guitare surf, ces choeurs derrière Frank Black, cette ambiance faussement pépère...mais le pré-refrain, qui cite le titre de la chanson, est, lui, aussi explosif que les morceaux les plus ravagés et punk de Surfer Rosa et Trompe Le Monde. Du GRAND Pixies.

 

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Mais l'album a beau ensuite offrir quelques très bons trucs (Indie CindyBagboyAnother Toe In The OceanJaime Bravo), il n'est, dans l'ensemble, pas aussi quintessentiel que l'ensemble des albums qui le précèdent. C'est super que les Farfadets se soient reformés (même sans Kim Deal, dont la basse, il faut le dire, manque ; même si Paz Lenchantin, qui la remplace, et que l'on entend dès l'album suivant, est tout sauf une amatrice en la matière), mais il faut reconnaître que tout en étant franchement bon, Indie Cindy n'est pas un disque vers lequel le fan du groupe reviendra souvent, il préfèrera se refaire Bossanova ou Doolittle, encore et encore. Même si, ici, franchement, on a du très bon, et rien de mauvais, aussi. A réserver aux fans du groupe !

What Goes Boom

Greens And Blues

Indie Cindy

Bagboy

Magdalena 318

Silver Snail

Blue Eyed Hexe

Ring The Bell

Another Toe In The Ocean

Andro Queen

Snakes

Jaime Bravo