SP4

Encore un petit peu de citrouille, vu qu'il en reste (mais entre parenthèses, je ne pense pas que je ferai les deux albums suivants du groupe). Les Smashing Pumpkins, séparés en 2000, se sont reformés six ans plus tard. Enfin, reformés, faut le dire vite : Billy Corgan, leader du groupe, est évidemment là (les Pumpkins sans lui, ça serait comme si les Beatles se reformaient avec Ringo et de nouveaux musiciens, mais sans McCartney), et le batteur Jimmy Chamberlin aussi, mais c'est tout. Avec seulement deux membres sur quatre, dont le principal opérant, on peut dire que le nom du groupe n'est pas usurpé pour cette reformation qui a sorti Zeitgeist en 2007, mais c'est quand même un peu limite. Zeitgeist, j'en ai parlé ici récemment, est un disque franchement inégal. Pas super long (52 minutes), mais malheureusement, la moitié de l'album (en terme de nombre de morceaux, mais en fait, en terme de durée, un peu moins de la moitié) n'est pas d'un niveau satisfaisant. Le disque a permis au groupe de revenir, mais pour combien de temps ? Entre Zeitgeist et leur album suivant, qui est celui que j'aborde aujourd'hui, il s'écoulera 5 ans pendant lesquels le groupe tentera de faire un album qui ne sortira qu'éparpillé en diverses chansons sur le Net, et il sortira aussi un EP en 2007, American Gothic.

SP5

 

Mais pour un vrai album longue durée, prière donc d'attendre 2012. Oceania (un titre qui sent bon son Orwell, les connaisseurs apprécieront, mais je ne crois pas qu'il y ait de rapport avec l'album) est donc le huitième album studio du groupe (en incluant le second MACHINA sorti uniquement sur le net en 2000). Long d'une heure quasiment tout rond, l'album est un mélange assez adroit entre rock alternatif assez nerveux et morceaux plus calmes. Une sorte de Siamese Dream en moins brutal, en moins grunge, sans la glaciale production métallique de Butch Vig qui est bien le seul truc négatif à dire au sujet de Siamese Dream d'ailleurs. Oceania offre de très belles chansons, comme Wildflower, Violet Rays, My Love Is Winter, Quasar, Glissandra, le long morceau-titre (9 minutes)... Le groupe, de plus, ici, mérite plus son intitulé de groupe : ils sont, en effet, quatre autour de Corgan. Mais Corgan est le seul membre d'origine du groupe, ceci dit, donc je pense que c'est encore plus polémique que pour Zeitgeist. On peut rapprocher ça du Chinese Democracy des Guns'n'Roses. Un groupe qui n'en est plus vraiment un, mais qui, tout de même, assure le maximum et livre un album qui tient la route. 

SP6

Ici, Nicole Fiorentino (basse, choeurs, apparemment une des deux petites filles de la pochette de Siamese Dream, ça n'est pas prouvé, ceci dit), Jeff Schroeder (guitare) et Mike Byrne (batterie, percussions), Corgan assurant le reste (guitare, chant, claviers, production). Solide, cette formation assure vraiment tout le long d'un album qui alterne entre douceur et violence, entre atmosphères un peu progressives et morceaux presque grunge. Le chant de Corgan est comme à son habitude, parfait (il faut évidemment se faire à sa voix nasillarde et haut-perchée), les morceaux sont vraiment excellents dans l'ensemble. Après la déception de Zeitgeist, Oceania (qui sera bien mieux accueilli) est une raison de continuer à croire dans le groupe. En tout cas, j'ai vraiment aimé cet album ! Belle pochette, au passage, et pour conclure. 

Quasar

Panopticon

The Celestials

Violet Rays

My Love Is Winter

One Diamond, One Heart

Pinwheels

Oceania

Pale Horse

The Chimera

Glissandra

Inkless

Wildflower