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Et voilà, on termine le cycle Madonna (comptez pas sur moi pour faire les albums restants, soit la moitié de sa discographie) ! On avait laissé la Ciccone en 1998 avec un album bien longuet, inégal, que j'ai failli classer dans les ratages (ça me démangeait les doigts), mais pour lequel j'ai finalement ressenti un peu de compassion, Ray Of Light. On y trouve de très bonnes chansons, sur cet album assez mystique (et moderniste), d'ailleurs, entre le morceau-titre et le tube Frozen. Madonna avait mis quatre ans entre Bedtime Stories (raté) et Ray Of Light. Elle ne va mettre que deux ans entre Ray Of Light et son successeur, sorti donc en 2000, il y à 20 ans, Music. Je me souviens encore de la première fois que j'ai entendu le morceau-titre (premier single, sorti en août 2000, un mois avant l'album) : je pensais que la chanson était issue de Ray Of Light, que je ne connaissais pas encore, parce qu'il me semblait que ça ne faisait pas très longtemps qu'elle avait sorti cet album. J'ai été surpris de voir qu'elle en sortait, en fait, un nouveau ! Un album bien plus court que le précédent, d'ailleurs : l'édition 11-titres, la plus fréquente, dure 49 minutes. Il en existe aussi une version avec seulement 10 titres, sortie aux USA (le dernier titre, une reprise du American Pie de Don McLean, deux fois plus courte que la version de McLean et un trilliard de fois moins bonne, manque à l'appel sur la version ricaine). 

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Music est sorti sous une pochette sympathique montrant Madonna en reine du rodéo, le cartouche avec le nom de l'album est en lettrage et graphisme western, elle fait un peu Dolly Parton. Les photos du livret (dans lequel les paroles manquent à l'appel, une première pour un de ses albums si je ne m'abuse, à l'époque) la montre dans de la paille, notamment, dans la même tenue un peu Nudie (marque de vêtements country). Ca n'aura peut-être pas échappé à certains, mais je classe Music dans la catégorie des ratages. Il faut dire qu'il y à de quoi : la production de cet album, signée par une liste longue comme un jour sans pain (et qui varie selon les morceaux, même si, essentiellement, c'est Mirwais, ancien membre de Taxi Girl, qui produit), William Orbit, Mark Stent, Talvin Singh, Madonna elle-même, est redoutablement épuisante, et a très mal vieilli, c'est abrutissant. Et ce putain d'Autotune, bordel à cul de nounours en peluche... Audible partout sur le disque, ce procédé permettant de modifier la voix pour qu'elle sonne plus en phase avec la musique (pour corriger les soucis, les défauts, les limites), et que TOUS les chanteurs de rap/r'n'b actuels, français ou internationaux (Gims, Aya Nakamura, Jul, Booba, Black M, Keen'V pour les français), utilisent à outrance, fait de mémoire de ma part sa première apparition sur un disque de Madonna. Il flingue les chansons, déjà pas glorieuses.

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Si le morceau-titre, pas trop long (moins de 4 minutes), est à la rigueur appréciable (mais à ses limites), l'album, dans sa totalité, est une purge de dance music/électro absolument imbitable. Avec une meilleure production, j'aurais pu apprécier Paradise (Not For Me), sur lequel Madonna chante un peu en français, et Gone. Mais las, Music est épuisant, vraiment, et la majeure partie de ses chansons (Impressive Instant, What It Feels Like For A Girl) sont médiocres. L'album sera un très très gros succès. Je trouve personnellement dommage que la chanson Beautiful Stranger, sortie l'année précédente et écrite pour la bande-son du deuxième Austin Powers, ne soit pas présente ici, en bonus-track. Elle aurait considérablement amélioré le niveau de cet album franchement surestimé et terriblement daté. Mais bon, c'est comme ça...

Music

Impressive Instant

Runaway Lover

I Deserve It

Amazing

Nobody's Perfect

Don't Tell Me

What It Feels Like For A Girl

Paradise (Not For Me)

Gone

American Pie