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Et voilà, c'est fini. Et en fanfare : cet album est sorti il y à moins d'un mois ! Le 21 août précisément. Et on ne le dirait pas à lire cette chronique, publiée donc aujourd'hui 23 septembre, lendemain de la chronique du précédent Waterboys, mais : 

a) la chronique du précédent Waterboys, Where The Action Is, a été rédigée au tout début du mois de juillet (ainsi que les précédentes chroniques du cycle), alors que leur nouvel album n'était donc vraiment pas encore dans les bacs et qu'il n'était pas encore sûr et certain que la date de sortie annoncée (la même que la définitive) soit assurée

b) cette chronique achevant le cycle a, elle, été rédigée deux jours après réception et écoute du nouvel album, donc, il y à un mois pile poil aujourd'hui.

C'est dingue, non ? Ah oui, couarément. Pendant un mois et demi, j'ai laissé poireauter, dans les limbes du blog, cet article dont juste la trame (visuel principal, titre, tracklisting) était créée, sans même savoir si j'allais au final pouvoir la rédiger à temps. Heureusement, c'est le cas, vous pouvez remercier les Waterboys et leur maison de disques (ici, comme pour le précédent, Cooking Vinyl), d'avoir tenu la date indiquée, contrairement à Deep Purple dont le dernier album (très bon au demeurant), à la base annoncé en juin, est finalement sorti en août, à cause des séquelles du confinement. Bon, le voici donc, ce dernier cru en date des Porteurs d'Eau. Alors, il vaut quoi ?

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Les différentes éditions de l'album : vinyle classique, vinyle collector en couleur, CD classique, CD collector, et même en K7 audio, la vache !

Good Luck, Seeker, tel est son nom, nouvel album des Waterboys, offre 14 titres, pour un total généreux, mais pas envahissant, de 48 minutes, presque 49. A noter que l'album, en version deluxe (celle que j'ai, car, le vinyle mis à part, la seule que le site proposait , je n'ai pas voulu prendre le vinyle, vendu bien plus cher, sans savoir ce que ça valait, au risque de l'acheter sous ce format par la suite si j'apprécie l'album au point de le vouloir sous ce glorieux format qui a dans l'ensemble ma préférence) est vendu avec un second CD offrant des prises alternatives (instrumentales, démo, etc), de plusieurs des morceaux de l'album. Le tout est vendu à 17 euros (le CD) sous une pochette digipack fine en trois volets avec un livret pour les paroles. Vu le prix de l'ensemble, on peut dire que le CD supplémentaire est offert, 17 euros pour un CD venant de sortir, c'est le prix d'un album simple. Bon, que dire ? On l''a vu récemment (d'écrire ça, peu de temps après écoute de l'album, alors que le 'récemment' fait allusion à des chroniques que j'ai rédigées un mois et demi plus tôt, ça me fait drôle mais d'une force...), les précédents opus du groupe étaient assez curieux : Out Of All This Blue, double album (triple, en fait) un peu fourre-tout, était une frustration, un petit bordel offrant certes de beaux trucs, mais aussi des incongruités. Where The  Action Is, plus tassé, est meilleur, mais pas grandiose non plus. Good Luck, Seeker, c'est encore un peu mieux, mais, encore une fois, désolé de le dire, pas du niveau de l'Âge d'Or. 

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On a encore une fois, ici, des morceaux un peu modernistes, un peu orientés soul/r'n'b, genre qui n'est pas vraiment celui dans lequel, malgré tous ses efforts, toutes ses tentatives, Mike Scott est plus à l'aise. Je pense à (You've Got To) Kiss A Frog Or Two. Ou bien au morceau inaugural, single promotionnel, un peu moyen il faut l'avouer (l'album ne démarre pas très bien), The Soul Singer. Dennis Hopper, hommage à l'acteur (décédé en 2010, les mecs, bravo le timing...), est assez ridicule avec ses paroles en 'pper', 'er', un peu comme quand  Dylan faisait tout rimer avec 'Mozambique' dans la chanson du même nom. Sticky Fingers dure moins d'une minute, est inutile. Bah alors, il y à quand même du bon ici, hein ? Oui. Oui, franchement, Good Luck, Seeker offre tout de même du bon, notamment une excellente reprise du Why Should I Love You ? de Kate Bush (morceau initialement de 1993, issu de son album The Red Shoes, et qu'elle interprétait avec Prince), assez fidèle, vraiment belle. Ou bien The Land Of Sunset, Low Down In The Broom, et surtout un morceau assez envoûtant, lyrique comme seul Mike Scott (avec sa manière, parfois, de presque slammer son texte), My Wanderings In The Weary Land. Le titre est une allusion, déjà, à leur album de 2000 (A Rock In The Weary Land) et au quasi morceau-titre dudit album. Musicalement, le morceau fait surtout penser à The Return Of Jimi Hendrix (1993). Quoi qu'il en soit, c'est probablement le meilleur morceau d'un album à écouter plusieurs fois, car au premier abord il semble un peu frustrant mais nécessite qu'on s'y intéresse vraiment. Après, ce n'est pas un cru exceptionnel, je pense que le dernier cru vraiment bluffant du groupe est soit Modern Blues (2015), soit An Appointment With Mr. Yeats (2011), et plus probablement celui-là, en fait. Rien n'est à jeter chez eux, mais vers la fin de leur carrière (pour le moment), il faut reconnaître qu'ils tournent un peu en rond. Pas grave, j'achèterai le suivant quand même, s'il en refont un !

FACE A

The Soul Singer

(You've Got To) Kiss A Frog Or Two

Low Down In The Broom

Dennis Hopper

Freak Street

Sticky Fingers

Why Should I Love You ?

FACE B

The Golden Work

My Wanderings In The Weary Land

Postcard From The Celtic Dreamtime

Good Luck, Seeker

Beauty In Repetition

Everchanging

The Land Of Sunset