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Rod The Mod ize baque ine ze blog ! On en avait pas mal parlé sur le blog en janvier et février dernier. En janvier, MaxRSS avait propose de remarquables chroniques pour Gasoline Alley et Never A Dull Moment, et j'avais offert la compilation Sing It Again Rod et Smiler. Et en février, j'avais abordé ses trois premiers albums américains, Atlantic Crossing, A Night On The Town et Foot Loose & Fancy Free, et j'avais, il me semble, dit en fin de chronique pour ce dernier album que ça serait peut-être la fin des chroniques de  Rod Stewart sur le blog. Parce que je ne me sens pas trop d'aborder des albums comme Foolish Behaviour, Blondes Have More Fun ou le plus récent (années 2000) Human. Et voilà donc que sept mois plus tard (un par Nain de Blanche-Neige, un par jour de la semaine, un par péché capital, un par roman de la série Harry Potter, un par...oui, bon, ça suffit), je réaborde Rod Stewart sur le blog. J'aurais pu faire une nouvelle chronique pour Every Picture Tells A Story, mais c'est à un album qui n'avait pas encore été abordé que je m'attaque. En l'occurrence, à un live, le premier live officiel de la discographie solo de Rod Stewart, mais, sinon, le deuxième live officiel de sa carrière complète. En effet, en 1974, un live, assez court (un peu moins de 50 minutes, et donc, simple), Coast To Coast : Overture And Beginners, sortira, mais il s'agit à la fois d'un live de Rod et d'un live de son groupe d'alors (qui se sépare peu après), les Faces. Il y à des chansons solo de Rod, et des chansons de son groupe. 

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Le live qui nous intéresse ici est non seulement double, mais aussi entièrement de Rod en solo. Les Faces se sont arrêtés en 1974. Rod, qui avait démarré sa carrière solo en 1969, la poursuit de plain-pied, Ro nWood entre chez les Stones  et y est toujours...Rod va enchaîner, à partir de 1975, des albums qui vont cartonner, remplis de tubes. Même si, à partir de 1978 et Blondes Have More Fun, il plonge dans la putasserie pop/disco infâme : Da Ya Think I'm Sexy ?. Foolish Behaviour en 1980 (avec Passion), Tonight I'm Yours en 1981 (avec le morceau-titre)...et on arrive à 1982 et ce live, Absolutely Live. C'est le deuxième live de l'histoire (après celui des Doors en 1970) à s'appeler ainsi, et en 1992, il y aura aussi celui de Toto, et à chaque fois, c'est le premier live du groupe ou artiste concerné. Long de 84 minutes en vinyle, il ne dure plus que 76 en CD (du moins, dans l'édition que je possède, mais je ne crois pas que les rééditions les plus récentes soient plus longues), car deux morceaux, indiqués dans le tracklisting avec une astérisque (et périls), manquent à l'appel : The Great Pretender (reprise des Platters) et Guess I'll Always Love You. On peut regretter ce charcutage fait uniquement (et c'est clairement indiqué au dos du boîtier CD, pas de honte de la part de Warner) pour que tout tienne sur un CD, ce n'est pas un cas isolé, même chez nous ça a été fait (le live Traces de Goldman notamment). Si vous voulez la totale, prenez le vinyle, qui ne doit pas coûter une blinde, ce n'est pas un live rarissime. Sinon, sachez que tel qu'il est en CD, avec seulement 17 titres au lieu de 19 (16 au lieu de 18 en fait, car l'intro de l'album, The Stripper, ne dure que 10 secondes...), Absolutely Live est très bien, ces deux morceaux manquants ne sont pas les meilleurs, et ne manquent pas cruellement.

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Musicalement, Rod est en pleine période assez calamiteuse (l'année suivante, il sort Body Wishes, sous pochette reprise à Elvis, et avec le hit Baby Jane, absent donc ici), mais est en forme, et ses musiciens (parmi lesquels le guitariste Robin LeMesurier, qui a fait partie, depuis les années 90, de la bande à Johnny Hallyday en live) aussi. La production, qu'il signe seule, est correcte, ce live sonne un peu moyennement parce que datant de 1982, le CD n'a pas été remastérisé (et ne le sera sans doute jamais, ce n'est probablement pas une priorité pour Warner, ainsi que pour Rod), mais ce live sonne bien, c'est juste si on le compare avec les canons actuels qu'il peut sembler un peu faible. La setlist offre les tubes de Rod : Maggie May, Gasoline Alley (version courte et sublime), Tonight I'm Yours, Sailing, Passion, I Don't Want To Talk About It, Hot Legs, Sweet Little Rock'n'Roller, Tonight's The Night (Gonna Be Alright), You're In My Heart (The Final Acclaim), Da Ya Think I'm Sexy ? et Young Turks. Que l'on aime ou pas certaines des chansons ici (j'avoue que Passion est un eu un plaisir coupable pour moi), impossible de nier le fait que l'énergie de Rod survole tout Absolutely Live, sur lequel on trouve aussi des moments de tension bluesy (Little Queenie, Tear It Up), et qui s'achève sur un Stay With Me des Faces sur lequel participent, en choristes invitées, Kim Carnes et Tina Turner. On regrettera l'absence de morceaux tels que The Killing Of Georgie, Lost Paraguayos, Twisting The Night Away, The First Cut Is The Deepest ou I Was Only Joking. On ne pouvait pas tout mettre à l'époque (si tant est que ces morceaux furent joués live en 1982), et déjà, le CD en retire deux par rapport au vinyle, donc imaginez le résultat... Mais bon, tel qu'il est, sans que ça soit un live dantesque, Absolutely Live est tout de même très sympathique et intéressant. Da Ya Think I'm Sexy ? sonne bien mieux ici qu'en studio, moins discoïde, moins putassier. Le morceau n'en est pas transformé en chef d'oeuvre, n'exagérons rien, mais c'est plus écoutable ainsi !

FACE A

The Stripper

Tonight I'm Yours

Sweet Little Rock'n'Roller

Hot Legs

Tonight's The Night (Gonna Be Alright)

The Great Pretender*

FACE B

Passion

She Won't Dance With Me/Little Queenie

You're In My Heart (The Final Acclaim)

Rock My Plimsoul

FACE C

Young Turks

Guess I'll Always Love You*

Gasoline Alley

Maggie May

Tear It Up

FACE D

Da Ya Think I'm Sexy ?

Sailing

I Don't Want To Talk About It

 Stay With Me