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Les quatre derniers jours, j'ai proposé des republications, sans modifications (les chroniques dataient de 2017 pour les plus anciennes, de cette année pour les autres...j'aurais exactement écrit la même chose, avec d'autres mots, si j'avais du les réécrire, donc autant les conserver telles quelles), pour les quatre premiers albums des Waterboys. Ca sera aussi le cas demain, et pour la dernière fois dans le cycle. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas : l'album qui nous intéresse ici, le cinquième du groupe, est en effet le premier, dans le cycle, des nouveautés waterboysiennes que j'ai à vous proposer. Un album sorti en 1990 et dont la pochette représente le groupe de Mike Scott dans une attraction de fête foraine, des tasses géantes. A voir le décor, il s'agit d'une fête foraine ou d'un petit parc d'attractions, pas d'une grosse machinerie type Disneyword. L'album a été enregistré à Galway, Irlande (l'Irlande indépendante, l'Eire) en 1990, à Spiddal House, où fut enregistré une partie de l'album précédent, le géniallissime Fisherman's Blues. Ce nouvel album, lui, s'appelle Room To Roam ('de la place pour bouger') et son titre, aussi celui d'un de ses morceaux, est tiré d'un passage d'un livre de George MacDonald, un auteur écossais du XIXème siècle. 

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Le tracklisting posera quelques petits soucis (j'exagère, en fait) : est-ce qu'il contient 17 ou 18 titres ? Il faut savoir qu'un des morceaux, Kaliope House, sur l'édition CD originale (que j'ai), est placée en bout de piste du morceau précédent, A Man Is In Love, tout en étant, sur le tracklisting, indiqué sur une plage audio à part. Ce qui entraîne donc un décalage d'une plage audio (le 5ème morceau crédité est donc en fait le 4ème, etc). Il y à 17 morceaux crédités, et il y en à, malgré tout, bel et bien 17, car un ultime morceau, The Kings Of Kerry, non crédité, est sur le disque, en final. La réédition 2008 propose 18 titres, elle, car Kaliope House a été placé sur une plage audio à part, et The Kings Of Kerry est bel et bien présent, mais toujours pas crédité. Ouais, c'est compliqué. En regardant le nombre de morceaux, on se dit que Room To Roam dure longtemps, plus d'une heure : 17 titres (18 en fait), c'est pas mal. En vinyle, ça serait un double album. Sachez que malgré cet imposant nombre de morceaux (dont certains sont des airs traditionnels revus par le groupe), l'album ne dure que 42 minutes. Ouais, aussi court que ça ! Sur les 18 titres, 7 durent moins de 2 minutes, et parmi eux, 3 font même moins d'une minute. Et le morceau le plus long ne dure que 6 minutes (ce qui est, pour l'album, très long), A Life Of Sundays, absolument sublimissime (qui contient une bribe du Yellow Submarine des Beatles). Inutile de dire donc que l'album, au premier abord, sonne assez bizarrement, vu la courte durée de pas mal de morceaux, qui semblent plus des bribes de morceaux, des ébauches, qu'autre chose. 

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Verso de pochette vinyle

Moins cartonneur que Fisherman's Blues, Room To Roam, qui en reprend la trame celtique, est un album conçu pendant une période un peu particulière de l'histoire des Waterboys, au cours de laquelle le groupe a quasiment été rebaptisé le Raggle Taggle Band (un des morceaux s'appelle The Raggle Taggle Gypsy). C'est un petit chef d'oeuvre de folk-rock celtique, produit par Barry Beckett et Mike Scott, et qui sera quasiment le dernier album des Waterboys pour 10 ans. L'album suivant, Dream Harder, sorti en 1993 (que j'avais abordé ici en janvier ou février dernier, et que je republie demain sans grosse modification de la chronique, pour la dernière fois dans le cycle), bien plus rock, assez varié (au risque d'en être un petit peu dénué de cohérence, quand on y réfléchit bien, mais ce n'est pas un gros reproche), est certes crédité aux Waterboys, mais est en réalité plus un album solo de Mike Scott qu'autre chose, ce dernier ayant splitté le groupe et s'étant entouré de musiciens de studio. Après, il y aura deux albums solo de Scott, sortis vraiment sous son nom (et que j'aborderai dans le cycle après Dream Harder), puis le retour des Waterboys, en 2000, avec A Rock In The Weary Land. Cet album de 1990 est donc, en fait, le dernier album studio du groupe en 10 ans. Bien que n'ayant pas connu autant de succès que les précédents, c'est un excellent album, à écouter plusieurs fois : ce n'est pas en une écoute qu'on vient à bout d'un album constitué de 17 morceaux, il faut s'en imprégner. Ce n'est pas celui que je ressors le plus souvent, mais c'est vraiment une belle réussite !

In Search Of A Rose

Song From The End Of The World

A Man Is In Love

Kaliope House

Bigger Picture

Natural Bridge Blues

Something That Is Gone

The Star And The Sea

A Life Of Sundays

Islandman

The Raggle Taggle Gypsy

How Long Will I Love You ?

Upon The Wind And Waves

Spring Comes To Spiddal

The Trip To Broadford

Further Up, Further In

Room To Roam

The Kings Of Kerry