ST4

Revoilà Strangelove, mais après, c'est terminé pour ce groupe. Bon, vous vous en souvenez peut-être (bon Dieu ! je l'espère, vu que c'était le 26 août dernier), mais j'avais parlé ici de ce groupe britannique, via leur premier album Time For The Rest Of Your Life, sorti en 1995. J'en avais même dit beaucoup de bien, et il faut dire que c'est un très bon album de rock alternatif, sorti sous une pochette qui n'aurait pas été reniée par Joy Division ou The Cure (un bébé en plastique, crade, déformé, ligoté dans un décor un peu glauque). Un album certes long (il dure plus d'une heure, sans sans qu'il n'y ait un échantillon de ce fameux procédé du morceau-caché en fin de piste finale qui rallonge inutilement la durée d'un CD, ça fait d'ailleurs un petit moment qu'un album avec ce fameux et détestable gimmick n'a pas été proposé dans le cycle) mais vraiment réussi, avec des chansons efficaces, dont le morceau titre, époustouflant il faut bien l'avouer. Un groupe qui porte le même nom qu'une chanson de Depeche Mode (peut-être est-ce une manière pour eux de rendre hommage à la bande à Gahan et Gore, à l'époque en petite crise interne, au bord de la rupture). Strangelove fit, pour se faire connaître, des premières parties de concerts de Radiohead et de Suede. 

ST5

Entre Suede et Strangelove, le courant passera bien : Strangelove reprendra le Killing Of A Flashboy de Suede en live, qui, eux, chanteront une chanson de Strangelove, Spacey Vibe Thing, qui, remaniée en studio, deviendra She's Everywhere. Elle se trouve sur le deuxième album de Strangelove, Love And Other Demons, sorti en 1996 sous une pochette montrant un couple de mariés se souriant niaisement avec une lumière aveuglante les suplombant. Concenant Suede encore une fois, pour en finir avec eux : Brett Anderson et Richrd Oakes, deux membres du groupe (le chanteur et un guitariste/claviériste), participent, aux choeurs, sur deux titres de l'album : She's Everywhere (Anderson seul) et Living With The Human Machines (les deux). L'album, le deuxième du groupe donc (et Strangelove en fera encore un, éponyme, en 1997, avant de splitter dans l'indifférence), ne sera pas, il faut l'avouer, un gros succès. Quate singles seront tirés (dont les deux morceaux avec les Suede en choeurs), et le meilleur classement dans les charts britanniques sera une minable 35ème place pour Beautiful Alone.

ST6

 

Toujours en proie à ses problèmes d'addiction, Patrick Duff, le chanteur, est tout autant en forme vocale que sur le précédent album, mais sera interné en centre de désintoxication juste après la fin des sessions afin de se soigner. Ce qui apparemment sera une relative réussite. Pour en revenir à l'album, il est moins sombre que le précédent, est plus accessible aussi, et est, par ailleurs, beaucoup plus court, aussi : 47 minutes, pour 10 titres. C'est un album que je trouve franchement réussi, limite je pense que je le préfère à Time For The Rest Of Your Life, et on y trouve des morceaux vraiment excellents, comme Sway (rien à voir avec les Rolling Stones, Living With The Human Machines ou The Sea Of Black, le long (8 minutes à peu près) morceau final. Il est intéressant et révélateur de noter qu'aucune page Wikipedia n'existe, dans aucune langue, pour cet album et le suivant, signe de l'oubli dans lequel est retombé ce groupe qui, je pense, dès l'époque de la sortie de ses albums, n'était pas un des plus connus de la scène britpop. Ca serait dommage de passer à côté, par ailleurs. A vous de voir, moi j'ai fait ma part !

Living With The Human Machines

Beautiful Alone

Sway

20th Century Cold

She's Everywhere

#1432

Casualties

Spiders And Flies

Elin's Photograph

The Sea Of Black