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Encore un peu de britpop, avec un groupe qui rappellera peut-être quelque chose à certains mais qui, j'en suis sûr, ne dira rien à pas mal de monde : Shed Seven. Ou Shed 7. Moi, en tout cas, avant de me décider à faire un cycle consacré à ce courant musical typiquement britannique, j'ignorais l'existence de ce groupe. Lequel groupe, toujours actif (séparés en 2003, reformés en 2007) et ayant fait cinq albums, le dernier en 2017, a été fondé à York en 1990 et est constitué de Rick Witter (chant, claviers), Paul Banks (guitare, orgue Hammond et autres claviers), Tom Gladwin (basse) et Alan Leach (batterie, percussions). L'album qui nous intéresse, le deuxième du groupe, a été enregistré entre 1995 et 1996 et est sorti le 1er avril 1996, c'est pas une blague. Il s'appelle A Maximum High, et il est sorti sous une pochette représentant une piste de bowling, une boule rouge en train de se faire un beau petit strike des familles, et le groupe au fond, devant la piste. Produit par Chris Sheldon pour le label Polydor, long de 50 minutes pour 12 titres (sans aucun morceau caché, ce qui est toujours bien, ça fait un truc énervant de moins), l'album sera apparemment un assez beau petit succès (cinq singles en seront tirés, tout de même), il se classera au final 8ème dans son pays. Une édition collector 2 CD sortira en 2014, signe supplémentaire qu'on ne parle pas d'un petit album obscur.

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Pourtant, comme je l'ai dit plus haut, avant de découvrir cet album il y à quelques mois, par hasard en lisant une liste web sur la britpop (l'album y était bien placé, pas trop bien classé, mais pas vers la fin non plus), j'ignorais tout, tout, absolument tout de Shed Seven, et donc de A Maximum High. Pour être tout à fait honnête, cet album (dont le titre vient des paroles de la dernière chanson, le long - presque 9 minutes - Parallel Lines) n'est pas vraiment un chef d'oeuvre. C'est un honnête album de rock inspiré par les Smiths, mais en version plus tendue et bien moins maniérée. Enfin, apparemment, d'après ce que certains rock-critics diront à l'époque, mais je dois dire que j'ai un peu de mal à voir la ressemblance avec la bande à Morrissey et Johnny Marr. L'album sera donc la source de cinq singles, parmi lesquels le plus connu est probablement Getting Better, qui n'a rien à voir avec la chanson du même nom que les Beatles ont fait en 1967. Ouvrant en fanfare (dans les deux sens du terme, vu qu'on a des cuivres sur le morceau ; ainsi que sur Going For Gold) l'album, cette chanson est, il faut bien l'avouer, une réussite qu'on prend beaucoup de plaisir à écouter, surtout que la voix du chanteur, Rick Witter, est très efficace. Pas forcément la plus belle et agréable des voix (Bully Boy...), mais efficace.

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Après, dans l'ensemble, ce disque bien formaté (50 minutes) n'est tout de même pas de taille à figurer, contrairement à ce que j'ai pu voir de ci de là sur le Net (rappelons que c'est en lisant une liste sur les meilleurs albums britpop que je suis tombé dessus, une liste fait par un internaute, pas un magazine ; mais l'album est sans doute dans au moins une liste professionnelle de ce genre), dans les meilleurs albums du genre. Certes, on a de bonnes chansons (Getting Better, On Standby, Parallel Lines), mais dans l'ensemble, c'est bien foutu, mais sans génie non plus. Après, peut-être est-ce moi qui n'ai pas réussi à totalement accrocher à ce disque, si ça se trouve vous serez peut-être nombreux à me dire que j'ai tort, mais il n'empêche, A Maximum High ne montre pas la britpop à son maximum high, justement, malgré son titre. Un album correct, mais secondaire selon moi. 

Getting Better

Magic Streets

Where Have You Been Tonight ?

Going For Gold

On Standby

Out By My Side

Lies

This Day Was Ours

Ladyman

Falling From The Sky

Bully Boy

Parallel Lines