TA1

Je vais être franc : parmi les (nombreux) albums de britpop que je vais aborder, celui-ci est incontestablement un des tous meilleurs. Une pure splendeur, vraiment. C'est un album fait par un groupe du nom de The Auteurs. Je ne sais pas pour vous, mais moi, un nom de groupe pareil, ça sent bon son élitisme, son côté intellectuel. Je sais, cest con de dire ça, mais c'est ainsi. The Auteurs a été fondé en 1991 à Londres en Angleterre, et était (le groupe a splitté juste avant les années 2000) constitué de Luke Haines (chant, guitare, piano, composition, direction générale), Alice Readman (basse) et Glenn Collins (batterie). Le premier album date de 1993 et le groupe y est accompagné de James Banbury (violoncelle), et de trois percussionnistes, Chris Wyles, Kuljit Bhamra et Joe Beckett. Sorti sous une énigmatique pochette représentant, en noir & blanc et dans un gros cadre noir (aucun couleur, nulle part, aucune autre photo), un homme en turban, façon bédouin, visage découvert, expression hautaine sur le visage, petite moustache fine. On dirait Rudolph Valentino jouant son rôle du Sheik, c'est peut-être lui, ou pas, je ne suis pas sûr, mais il y à une ressemblance. L'album est court (43 minutes, ce qui inclus une piste cachée en fin d'album, après une trentaine de secondes de silence ; pour une fois, le silence entre le dernier morceau et le morceau caché n'est pas long), et semble trop court tellement il est mémorable. 

TA2

Il porte un titre étonnant, qui semble annoncer que cet album sera suivi de beaucoup d'autres : New Wave. The Auteurs est sans doute un des premiers albums de britpop (avec Blur, Suede et Pulp notamment) et un titre pareil semble vouloir dire que cet album va lancer une nouvelle mode musicale. New Wave est certainement un album important, c'est en tout cas une totale réussite qui fait penser à du Smiths (rien que l'artwork sobre, déjà, y fait penser) en plus tendu, et sans le maniérisme de la voix de Morrissey, qui est clairement le frein que j'ai, concernant les Smiths. L'album va vite sans être speedé, les chansons sont bien structurées ; c'est certes un premier album (le groupe en fera trois autres, sans compter des EPs), mais déjà, on sent de la maîtrise dans l'écriture, la composition (tout est signé Haines). Des morceaux comme Bailed Out, Home Again ou le terriblement rock (cette guitare, absolument gigantesque ; le morceau approche des 6 minutes, et est de loin le plus étendu ici - même le morceau final, en comptant le bonus-track et le silence entre les deux, est moins long !) Idiot Brother sont à tomber à genous nus sur du verre pilé en braillant encore, encore, mais avec des clous rouillés cette fois-ci

TA3

C'est difficile de parler d'un tel album, dont le seul petit défaut, à la rigueur, est la production, très bonne, mais ayant un petit peu vieilli (ou alors c'est parce que j'ai un CD d'époque ; l'album a peut-être été remastérisé à l'occasion de sa ressortie en double CD en 2014, le second disque propose des démos, des titres enregistré live à la BBC, des versions alternatives de certains morceaux comme Housebreaker ou Valet Parking). Mais c'est accessoire, j'ai envie de dire, et puis c'est sans doute parce que j'ai une édition d'époque après tout. Sinon New Wave est un des plus parfaits albums de la britpop, un disque sans mauvais morceau, sans morceau ne serait-ce que moyen, un album à écouter encore et encore car il offrira toujours un petit quelque chose de plus, un détail, qui vous fera à jamais aimer ce disque. Très chaleureusement recommandé, vous l'avez compris ! Et pardon pour cette chronique un peu courte, mais il y à des albums pour lesquels il est dur de broder pendant des lignes...

Show Girl

Bailed Out

American Guitars

Junk Shop Clothes

Don't Trust The Stars

Starstruck

How Could I Be Wrong

Housebreaker

Valet Parking

Idiot Brother

Early Years

Home Again

Subculture (They Can't Find Him) (morceau caché en bout d'album)