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Bon, alors, c'est qui, Mansun ? Chapitre deux, car j'en ai déjà parlé très récemment, vous vous en souvenez, quand même ? Mais piqûre de rappel. Un groupe britannique de rock, heu, disons d'un mélange entre rock progressif, alternatif, expérimental et d'art-rock. Un groupe fondé en 1995 et constitué du chanteur/guitariste Paul Draper, du bassiste Stove King, du guitariste principal Dominic Chad et du batteur Andie Rathbone. Le groupe s'est séparé en 2003, apparemment (oui, je sais, cette dernière phrase était, telle quelle, dans le précédent article sur le groupe). Bon, comment j'ai fait pour découvrir ce groupe qui, il faut l'avouer, n'est vraiment pas connu ? Un jour, j'aborde, sur le blog, l'album From a To b d'Octopus, un groupe de britpop (un groupe anglais, donc) n'ayant fait, en 1996, qu'un seul album (passé inaperçu bien comme il faut, d'ailleurs). Album que j'ai découvert via un livre de Philippe Manoeuvre, Collector. Un des commentaires, signé Jicop, m'a interpellé, il y parlait notamment d'un album monstrueux d'ambition, signé Mansun, et du nom de Six. Bref, de cet album. Ca m'a interpellé, mais j'avais oublié, con que je suis, de l'acheter (d'ailleurs il n'est pas évident à trouver maintenant). En publiant, en juin dernier, un article sur une chanson d'Octopus, j'ai relu mon article sur l'album, et suis retombé sur le commentaire. Ni une ni deux, cette fois-ci, j'ai cherché à le choper sur le Net, et je l'ai reçu, écouté, et le voilà. A noter que bien que s'appelant Six, cet album est le...deuxième de Mansun. Le groupe n'a fait que quatre albums, d'ailleurs, donc pour ce qui est de dire que cet album est leur sixième, on repassera. 

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Bon, j'ai réécouté ce disque ce matin afin de mieux pouvoir en parler. Ce qui va être franchement difficile, parce que Six, les gars, c'est...c'est complexe, voilà. Long (il dure 70 minutes, on y trouve 13 titres), ce deuxième cru de Mansun est un vrai bordel, un kaléïdoscope sonore, un puzzle musical qui, quand on l'écoute pour la première fois, semble interminable et boursouflé, un peu comme un bon gros gâteau bien épais, bien chargé d'à peu près tout. Sincèrement, la première écoute, en juin dernier, fut difficile, je n'ai pas aimé tout ce que j'entendais, certains morceaux semblaient trop longs, l'ensemble me paraissait un peu prétentieux... La seconde écoute a été meilleure, et la troisième (pour la rédaction de la chronique) encore meilleure. Mais je ne crois pas que l'album entrera dans mon Panthéon personnel, il est trop bordélique et long pour ça. Je pense, de toute façon, que ce disque, il ne faut pas l'écouter trop souvent, parce que gare à l'overdose. Mais devant un tel disque, aussi, on est quand même assez admiratif. Comment définir Six ? Une sorte de croisement entre du rock progressif, de l'expérimental, de la pop beatlesque, du rock un peu grunge, de la britpop (le groupe est britannique, je le rappelle). Même la pochette, amplifiée dans l'épais livret qui propose les paroles, est étonnante et foisonnante, trop peut-être. L'album est découpé en deux parties avec un Interlude de 3 minutes au milieu. Enfin, au milieu... Il y à 13 titres, mais la première partie est constituée de 8 titres, et la deuxième, forcément, de seulement 4.

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Les morceaux sont parfois longs (Cancer dépasse les 9 minutes, Six, qui ouvre le disque, en dure 8), et sont enchaînés les uns aux autres à un point tel que si je n'avais pas vu le nombre de plages audio en glissant le CD dans le lecteur, si je n'avais pas vu marqué 13 - 70:44 (durée précise de l'album), j'aurais cru que l'album était sur une seule plage audio de 70 minutes, ou sur trois plages audio, une par partie et une pour l'Interlude. Mais non, c'est bien découpé en 13 morceaux. Mais quand on écoute l'album, on ne s'en préoccupe pas trop. Un morceau comme Shotgun semble interminable (il n'est cependant pas le plus long) à cause de sa structure, on a l'impression d'écouter deux morceaux en un ; à un moment donné, on se dit ah ! là, c'est le morceau suivant, on regarde le timing, et non, en fait, c'est toujours le même morceau. Ca revient souvent à l'écoute. C'est un excellent album, que ce Six, avec des morceaux fulgurants (Being A Girl, le morceau-titre, Negative, Television), mais le concept, s'il y en à un, est tarabiscoté, et passera au-dessus de la tronche de pas mal de monde. Je conseille son écoute aux oreilles aventureuses : rock, pop, progressif, art-rock, expérimental, psychédélique, grunge, cet album fourre-tout est un beau condensé, sans doute un peu prétentieux et un peu trop ambitieux mais quand même totalement original et assez maîtrisé, de ces divers genres musicaux. Ca ne devrait pas fonctionner ; mais ça fonctionne, au final, vraiment bien !

Part One

Six

Negative

Shotgun

Inverse Midas

Anti-Everything

Fall Out

Serotonin

Cancer

Interlude

Witness To A Murder (Part 2)

Part Two

Television

Spacial/Blow It (Delete As Appropriate)

Legacy

Being A Girl