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Steve Hackett, j'ai eu l'occasion de le présenter l'autre jour pour les ceusses qui auraient encore ignoré de qui il s'agissait : excellent guitariste de rock progressif ayant lancé a carrière solo en 1975, mais qui, entre 1971 et 1977, a fait partie de Genesis (dont il revisite les morceaux composés durant sa participation au groupe sur des albums solo studio ou live, depuis pas mal d'années, la série des Genesis Revisited, qui sont très intéressants). J'ai parlé ici, récemment, d'un de ses albums solo, Darktown, sorti en 1999, un disque sombre, austère et pour tout dire, intéressant, mais pas transcendant. Un disque que j'ai acheté récemment, en juin dernier, profitant d'une opération spéciale (2 CD pour 10 €), et tombant dessus par hasard. En fait, je suis tombé, ce jour-là, sur le Tuscaloosa de Neil Young abordé ici récemment, sur New Blood de Peter Gabriel (que j'aborderai un jour pas trop lointain), sur le Darktown de Hackett, et sur cet autre album de Hackett, le premier des deux sur lequel je suis tombé d'ailleurs, et je pense que je l'aurais pris même sans cette promotion, parce que sa pochette, que je trouve très belle, m'a tilté directement. Cet album, que l'ex-Genesis a sorti en 2011, s'appelle Beyond The Shrouded Horizon. Comme le précédent album de Hackett que j'ai abordé (et, donc, très certainement comme pas mal de ses autres albums), il est sorti sur un label dédié au rock progressif, InsideOut Records. 

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Beyond The Shrouded Horizon, qui dure 58 minutes tout rond (pour 13 titres), est le 21ème album studio de Hackett en solo. Jouant de la guitare, chantant (mais certains titres sont instrumentaux) et jouant de l'harmonica, Hackett est entouré de son frangin John (flûte), de Roger King (claviers, choeurs, coproduction avec Hackett), Dick Driver (double basse), Nick Beggs (Chapman stick, basse), Simon Phillips (batterie),Gary O'Toole (idem), Chris Squire (basse) qui est un ancien membre de Yes, Amanda Lehman (chant, guitare) et Richard Stewart (violoncelle) notamment. L'album offre une collection de morceaux, chantés ou instrumentaux, de toute beauté, un beau croisement entre rock progressif et incartaded classiques et baroques. Loch Lomond, qui ouvre le disque, démarre un peu comme un blues avant de virer au classiqueet au celtique. Le morceau semble avoir bénéficié de l'utilisation d'une cornamuse, mais en réalité, c'est un saxophone un peu bidouillé, avec des samples de vraies cornemuses. Two Faces Of Cairo, comme son titre l'indique ("les deux visages du Caire"), possède une atmosphère éminemment orientale. The Phoenix Flown, Wanderlust (moins d'une minute !) et Summer's Breath apportent de petits climats, des morceaux courts (2 minutes pour le plus long de ces trois cités) qui servent plus d'intermèdes qu'autre chose.

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En contrepartie, l'album se termine sur un Turn This Island Earth sublime de presque 12 minutes. A noter que dans le livret, chaque morceau est rapidement explicité par une petite phrase de Hackett (et les paroles, pour les morceaux chantés, sont dans le livret aussi), de même que l'album dans sa globalité. Un album riche, assez enivrant, assez facile d'accès, nettement plus facile d'accès et, surtout, bien plus réussi que Darktown que j'ai abordé récemment. Il n'est pas à exclure qu'un jour ou l'autre, je n'aborde un des albums que Hackett a fait avec les morceaux de Genesis, revus par ses soins. Enfin, ce n'est pas pour tout de suite, donc s'il y à des fans, prenez votre mal en patience. Pour résumer, si vous ne connaissez pas cet album et que vous aimez les albums de musique progressive qui vous font voyager par la magie du son, Beyond The Shrouded Horizon devrait, je pense, vous plaire. 

Loch Lomond

The Phoenix Flown

Wanderlust

'Til These Eyes

Prairie Angel

A Place Called Freedom

Between The Sunset And The Coconut Palms

Waking To Life

Two Faces Of Cairo

Looking For Fantasy

Summer's Breath

Catwalk

Turn This Island Earth