NY1

Allez, c'est bien parce que c'est vous : encore un disque du Loner. Celui que j'ai abordé hier (déjà hier ! le temps file, comme il le chante en 1973...), Fork In The Road, ça fisait longtemps que je l'avais, mais je ne l'avais pas abordé depuis le temps, parce que je n'y pensais plus, à ce disque (faut dire qu'il n'est pas bon, hein...). Celui-ci, ça ne fait pas longtemps que je l'ai, vu qu'il date de 2019. Je l'ai acheté récemment, il y à quelques mois. C'est un des derniers, le dernier même à ce jour, de sa fameuse collection Archive Series (au sein de laquelle on trouve des merveilles absolues comme Live At Massey Hall, Live At The Cellar Door, Live At Fillmore East...), qui porte bien son nom. Cet album est un live, enregistré en 1973 (le 5 février précisément) au Memorial Auditorium l'Université de l'Alabama de Tuscaloosa, Alabama. Je précise bien la date, parce qu'il faut dire une chose ici, concernant ce live très court (52 minutes seulement) baptisé Tuscaloosa : la seule année d'indiquée ici est 2019, année de sortie de l'album. Ca date bien de 1973, mais le Loner n'a indiqué cette date putain de nulle putain de part. On notera que le visuel du verso est identiquement le même (photo noir & blanc d'un concert truck) que celui de l'album Time Fades Away, fameux live de 1973 que le Loner a réédité en vinyle (et en MP3) en 2014, mais qui est inexistant en CD autrement que par le biais d'un coffret sorti en 2017. Marrant, au passage : sur Wikipedia, il est indiqué que le vinyle de Time Fades Away n'a pas été réédité séparément d'un coffret vinyle en 2014, mais j'ai pourtant bel et bien acheté le vinyle réédité (avec le sigle Archive Series) en magasin, il y à genre trois ans ! Bref...

NY2

Tuscaloosa est, selon le Loner, une sorte de Time Fades Away II. Il a d'ailleurs un temps été question d'un Time Fades Away II, apparemment ce live sorti en 2019 le remplace. Neil, sur les 11 titres de ce live, est accompagné non pas de Crazy Horse, mais des Stray Gators, qui l'accompagnent sur Harvest (ainsi que sur d'autres de ses albums par la suite, comme Harvest Moon) et que l'on entendait sur quelques titres de Time Fades Away. A savoir Ben Keith (pedal steel guitar, slide), Jack Nitzsche (piano), Tim Drummond (basse) et Kenny Buttrey (batterie ; lui n'est pas sur Time Fades Away, en revanche). Les Stray Gators n'ont pas la patate du Cheval Fou, mais Tuscaloosa, concert incomplet (le dernier morceau se finit sur une chose impossible à faire en live : un fade...) il faut le préciser, est tout de même excellent. Il est construit en deux parties : les six premiers morceaux, qui sont en mode acoustique, font la part belle à un album que le Loner n'a jamais vraiment aimé (parce que trop commercial, trop évident, arbre qui cache la forêt ; moi aussi au passage, je ne suis pas raide dingue de cet album), à savoir Harvest, qui était son plus récent (et fait avec les Gators). On a quatre extraits de cet album mythique et best-seller (Out On The Weekend, Old Man...) plus After The Gold Rush de l'album éponyme de 1971 et un rare Here We Are In The Years, issu de son premier opus de 1968. Ce qui est bien, avec le Loner, c'est qu'en live, on trouve souvent des morceaux rares, il varie souvent ses setlists, c'est pas comme certains qui, au final peu importe le nombre d'albums qu'ils ont, interprètent toujours les mêmes morceaux (salut, Iron Maiden). 

NY3

La seconde partie (sans doute la face B du vinyle, mais comme je l'ai que le CD, je n'indique pas la répartition des faces, pour éviter les erreurs) est, elle, électrique. Elle s'ouvre sur Time Fades Away, mémorable, offre deux extraits de Tonight's The Night que le Loner a enregistré en cette douloureuse année 1973 (mais qui ne sortira qu'en 1975, sa maison de disques ne voulant pas d'un disque aussi mortifère), à savoir Lookout Joe et New Mama (dans une version électrique donc), on a Don't Be Denied (qui, comme Time Fades Away, finira sur Time Fades Away, qui est live, certes, mais avec uniquement des morceaux inédits en album studio) et une version remarquable d'Alabama  (de Harvest), qui apparemment n'a pas été super bien accueillie par le public (on est en Alabama, la chanson est assez critique parfois...). Tuscaloosa, incomplet comme je l'ai dit (The Loner et On The Way Home auraient dû figurer sur l'album, mais pour on ne sait quelle raison, furent retirées ; le Loner les proposera par la suite, ce qui est assez con de sa part, ça fait un peu il y à encore deux morceaux, alors au lieu de les mettre sur le disque, je les mettrai ailleurs, ou alors je rééditerai le disque avec eux, et vous serez assez cons pour l'acheter parce que je vous connais), est tel qu'il est un excellent live (le son est parfait), un peu frustrant certes, mais bon, on prend quand même énormément de plaisir à l'écouter. Compte tenu qu'il n'est généralement pas vendu cher (je l'ai eu pour 6 euros, neuf, en magasin), c'est un achat que je recommande. 

Here We Are In The Years

After The Gold Rush

Out On The Weekend

Harvest

Old Man

Heart Of Gold

Time Fades Away

Lookout Joe

New Mama

Alabama

Don't Be Denied