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Poco, vous vous en souvenez vu que c'était hier, est un groupe de country-rock fondé en 1968 par trois anciens membres de Buffalo Springfield (groupe de folk-rock à la base, pas de country-rock, c'est un poco amusant). Il est temps pour moi de parler d'un album qui, lui, contrairement à A Good Feelin' To Know, n'est pas très réputé : Indian Summer. Sorti sous une assez moche pochette rouge, cet album est le dernier du groupe avec le bassiste Timothy B. Schmit. Lui qui, en 1971, avait intégré le groupe pour remplacer Randy Meisner parti chez les Eagles quittera Poco à son tour pour rejoindre les Eagles, afin d'y remplacer...Randy Meisner. Je sais, je l'ai déjà dit hier dans ma précédente chronique de Poco, mais je ne m'en lasse pas, que voulez-vous. Indian Summer, que j'ai eu gratos en cadeau d'une commande de vinyles (ainsi que les autres Poco que j'aborde ; voilà un début de collection d'albums de Poco qui ne me coûte pas cher, dans un sens), date de 1977. Poco sonnait un peu comme les Eagles début de carrière. Les Eagles, en 1976, avec Hotel California, sont définitivement passés sur un autre plateau. Poco, eux, continuent leur petit bonhomme de chemin, faisant même participer, ici, le temps du morceau-titre, aux claviers, un certain Donald Fagen, chanteur/claviériste des géniaux Steely Dan. 

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Mais clairement, le groupe de Rusty Young n'est pas de la trempe des Eagles, tout en faisant de la très bonne musique, de la country-rock de bonne qualité. Mais si les Eagles ont réussi à surpasser leur style et à devenir des très grands, Poco, eux, restent dans leur coin, dans leur catégorie, soit par manque d'ambition, soit par manque de chance. Long de 40 minutes, Indian Summer est tout sauf un mauvais album, autant le dire tout de suite. Rien, ici, n'est de taille à surclasser le moindre tube des Aigles (et encore une fois, ne vous attendez pas ici à de la pop façon Eagles 1976), mais que dire face à un morceau aussi incroyable que The Dance, divisé en quatre parties (sûrement sur une seule plage audio sur le CD, vu que le minutage des parties est, sur le vinyle, indiqué séparément) et long de 10 minutes ? Malgré sa durée, ce morceau-fleuve, qui achève évidemment le bal, n'est jamais chiant. Un régal assez éclectique. Après, entre Indian Summer, Twenty Years, Downfall ou Find Out In Time, c'est peu dire que, dans son genre, Indian Summer est un beau petit disque. Désolé pour cette chronique plus courte que de coutume, je ferai en sorte que celle du suivant (demain, je pense) soit de taille conventionnelle, mais vous savez ce que c'est : des fois, on n'a pas grand chose à dire. On ne va pas broder pendant des plombes sur un petit disque de Poco. Indian Summer n'est pas un sommet, ce n'est pas un disque digne de figurer dans les "discothèques idéales" et autres listes de ce genre, mais c'est un très bon petit album qui pourrait vous réserver une petite surprise. Ce qui est déjà pas mal, non ?

FACE A

Indian Summer

Twenty Years

Me And You

Downfall

Win Or Lose

FACE B

Living In The Band

Stay (Night Until Noon)

Find Out In Time

The Dance : 

a) When The Dance Is Over

b) Go On And Dance

c) Never Gonna Stop

d) When The Dance Is Over (Reprise)