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Il me restera à aborder le relativement pénible cas de The Red Shoes (1993, indéniablement le maillon faible de sa discographie) pour en finir, dans un sens, avec Kate Bush, si tant est qu'on puisse en finir avec elle (je n'espère pas que ça soit le cas, vu la richesse de ses albums). Je le ferai sans doute un jour, tôt ou tard, et probablement dans quelques jours, en fait. En attendant, voici un album assez particulier : un live. Je sais, ce n'est pas original, un live, mais concernant Kate Bush, si, vu que c'est le premier de ce genre, la concernant, sur le blog. Et que ce live, capté en 2014 et sorti deux ans plus tard, est triple. En CD. En vinyle, il est quadruple (je ne l'ai pas sous ce format, mais grâce à une des illustrations de l'article, on a l'agencement vinyle, que j'indique donc en bas d'article). Bon, autant commencer directement par la chose qui fâche avec ce triple live (dont les trois disques font respectivement 39, 42 et 73 minutes, on a donc à peu près 2h30 de concert, c'est généreux) : il n'y à pas de version filmée. Oui, je sais, beaucoup, très beaucoup même d'albums lives ne sont que des albums, donc ce n'est pas étonnant. On a certes des albums lives qui existent aussi en version filmée (P.U.L.S.E. de Pink Floyd, Celebration Day de Led Zeppelin - The Song Remains The Same des même Led Zep aussi - ou bien encore Secret World Live de Peter Gabriel, et il y en à évidemment d'autres), mais plus encore qui n'existent pas en version filmée. Donc pourquoi est-ce que je monopolise un paragraphe entier et aussi le début du second paragraphe (vous allez voir, ça ne va pas louper) avec ça ?

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Parce que Before The Dawn, titre de cet album (belle pochette, au passage) est la retranscription d'une série de concerts donnés, en 2014, par Kate et ses musiciens, concerts organisés comme de vrais spectacles, avec décors, costumes, effets de lumière, etc, etc. Kate, ici, nous offre deux suites de morceaux en intégralité, on a aussi quelques intermèdes parlés... Ne pas avoir le visuel, ça tue un peu le truc. Un peu comme d'écouter  Is There Anybody Out There ? - The Wall, Live de Pink Floyd. On a le concert d'un des spectacles de The Wall par le groupe, on a les illustrations dans le(s) livret(s), mais c'est tout, va reconstituer tout ça dans ta tête, et bon courage. Ben là, c'est pareil. C'est un peu frustrant, surtout qu'apparemment, Kate ne voudrait pas que ça sorte (à voir les photos dans le livret, elle a un peu forci, la mémère...est-ce pour ça ?), en tout cas, c'est pas prévu. Sinon ? Autant le dire, la qualité audio est excellentissime, du début à la fin. Autant le dire, Kate et ses musiciens (parmi lesquels Jon Carin, David Rhodes, John Giblin, Mino Cinelu, Omar Hakim...) sont en forme olympique, le long de ce concert/spectacle donné à l'Hammersmith Apollo de Londres entre août et octobre 2014. Ca faisait 35 ans qu'elle n'était, alors, pas montée sur scène, et évidemment, ces 22 concerts ont tous été complets. Ils sont constitués de trois parties (trois 'actes', comme indiqué). La première, c'est un mini concert de 40 minutes où Kate offre quelques uns de ses classiques : Lily, Hounds Of Love, Running Up That Hill (A Deal With God), King Of The Mountain, Never Be Mine (enregistré en répétition scénique, absent du concert final)... La seconde partie offre l'intégralité, dans l'ordre, et agrémentée de deux passages narratifs, de The Ninth Wave, face B de l'album Hounds Of Love (1985), et propose donc de grands moments, comme Waking The Witch, Watching You Without Me, Jig Of Life ou Hello Earth, bien connus des fans. A tomber, ces 42 minutes (deux fois plus, en gros, que la verstion studio). 

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La dernière partie, presque aussi longue à elle seule que les deux précécentes réunies (73 minutes, à 10 minutes près...), offre l'intégralité de A Sky Of Honey, la seconde partie, conceptuelle et dédiée au défilement d'une journée (en gros), du mémorable double album Aerial de 2005, là aussi dans l'ordre, agrémentée d'un morceau (Tawny Moon) interprété par Albert McIntosh, un des membres de la troupe. Parmi les morceaux de choix, les 10 minutes du Prologue, Sunset et Nocturn sont splendides. On trouve aussi, après les morceaux de cette suite, deux rappels, dans un sens : Among Angels, sublime morceau issu du sublime et intérieur 50 Words For Snow (2011, dernier album studio à ce jour) et Cloudbusting, de 1985. Hounds Of Love est interprété quasiment dans son intégralité sur ce live, à deux morceaux près, et personne ne s'en plaindra, surtout que les versions de ces chansons sont à tomber. On reprochera juste que pas mal de classiques sont absents ici (pas de Breathing, de Babooshka, de Wuthering Heights, de Heads Were Dancing, de Suspended In Gaffa, de Hammer Horror...), mais vu que ce concert est avant tout un spectacle organisé autour de deux suites de morceaux, ce n'est pas étonnant. Ou alors, il aurait fallu rallonger le premier acte, quitte à faire un show de 3 heures. Before The Dawn n'est donc pas parfait, entre le visuel qui manque cruellement et l'absence de classiques, mais tel qu'il est, c'est vraiment excellent, un fan de Kate Bush devrait aimer, voire adorer. Je recommande, donc !

FACE A (Act I)

Lily

Hounds Of Love

Joanni

Top Of The City

FACE B (Act I)

Never Be Mine

Running Up That Hill (A Deal With God)

King Of The Mountain

FACE C (Act II)

Astronomer's Call (Spoken Monologue)

And Dream Of Sheep

Under Ice

Waking The Witch

Watching Them Without Her (Dialogue)

Watching You Without Me

FACE D (Act II)

Little Light

Jig Of Life

Hello Earth

The Morning Fog

FACE E (Act III)

Prelude

Prologue

An Architect's Dream

The Painter's Link

FACE F (Act III)

Sunset

Aerial Tal

Somewhere In Between

Tanny Moon

FACE G (Act III)

Nocturn

Aerial

FACE H (Act III)

Among Angels

Cloudbusting