BH1

Flash-back 2015. Pause-déjeuner rapidement expédiée, je file à la FNAC non loin de mon lieu de travail de l'époque et je regarde parmi les nouveautés. Je tombe sur une pochette rouge profond qui m'interloquepelle un peu : en effet, à travers le blister d'emballage, on distingue nettement que ce CD (mais aussi le vinyle, même si je n'ai pas vu l'album sous ce format ce jour-là, sinon c'est sous ce format que je l'aurais acheté) est recourvert de tissu. Beach House, Depression Cherry. Je ne sais pas quel est le nom du groupe et celui de l'album, je n'ai jamais entendu parler ni de l'un ni de l'autre. Bon, je me rends compte rapidement que Beach House, c'est le nom du groupe. Lequel est un duo américain, constitué de Victoria Legrand (qui est franco-américaine, et accessoirement la nièce de Michel Legrand, le compositeur) et Alex Scally (qui est américain). Le groupe, elle au chant (mais elle joue aussi des claviers, de la guitare et de la basse) et lui à la guitare et aux choeurs, se fonde en 2004 et a, à ce jour, sorti 7 albums, le dernier datant de 2018. Celui que j'aborde, et que j'ai découvert par le plus grand des hasards donc, est leur cinquième : Depression Cherry. Sorti donc en 2015, il bénéficie d'une pochette digipack trois volets (le livret, qui ne contient que des photos arty et abstraites d'un côté, le CD, dans une sous-pochette papier, dans l'autre) entièrement recouverte de velours rouge cerise.

BH3

C'est amusant de tenir ce boîtier en main, c'est doux, mais deux reproches à faire : un, ça s'use vite (quelques mois après l'achat, de grosses bordures blanches sur la tranche et les extrémités, rapport au frottement, à l'usure), et deux, au début, ça a déteint. Heureusement que les deux disques qui le sandwichaient sur l'étagère étaient en boîtiers plastique à la con, parce que sinon, le carton de boîtier aurait récolté des traces rouge cerise. Mais c'est un détail. Le fait est que j'ai donc acheté, c'est débile peut-être mais c'est comme ça, ce disque pour son contenant, sans même savoir ce que c'était au juste comme musique, ni donc si ça allait me plaire. Bon, c'était pas rangé au rayon électronique, ni rap, ni world, mais au rayon rock indépendant, donc j'avais des pistes. Au final, 44 minutes plus tard (ce disque n'est pas très long, et offre 9 titres au passage), le bilan est fait : Beach House, c'est de la dreampop. A la MGMT en moins électro. J'aurais pu regarder sur le Net, je sais, mais je voulais vraiment découvrir ce disque sans rien savoir sur son style, le groupe, etc. Apparemment, ce disque a été fait après une pause de six mois dans la carrière du duo, laps de temps qui, en ces temps modernes, et pour un groupe qui ne fait pas partie des piliers (je veux dire par là que Beach House n'est pas aussi mondialement connu que U2 ou Coldplay qui, eux, pourraient se permettre de perdre 6 mois à rien foutre, et U2 en a même perdu plus que ça à un moment donné, sans risquer leur carrière), est assez risqué à perdre. Depression Cherry se vendra assez bien, et récoltera de bonnes critiques à sa sortie.

BH2

C'est un disque, je dois dire, dont je n'ai retenu que peu de choses. Sans doute est-ce parce que, à quelques rares exceptions près (deux chansons pou MGMT, une pour Empire Of The Sun, une ou deux pour Las Aves...), je ne suis pas fan de dreampop, sans aller jusqu'à chier sur ce genre musical. Mais je trouve que c'est assez limité tout de même, malgré que cet album de Beach House offre de bons moments (Days Of Candy, Sparks, Wildflower). Je ne me suis pas fait chier en l'écoutant, surtout que l'album n'est pas long (s'il avait été long de plus d'une heure, je ne sais pas si j'aurais été au bout), mais c'est un disque que je regrette un peu d'avoir acheté, même si son boîtier en velours est amusant et original, c'est déjà ça de pris (et je ne l'avais pas acheté cher, de mémoire). Si vous aimez la dreampop, vous devriez aimer cet album. Sinon, passez votre chemin. 

FACE A

Levitation

Sparks

Space Song

Beyond Love

10:37

FACE B

PPP

Wildflower

Bluebird

Days Of Candy