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Il y à quelques jours, j'ai proposé ici une chronique d'un album des Flaming Lips, Yoshimi Battles The Pink Robots, album assez dingue sorti en 2002, qui m'avait été conseillé ici par JP, visiteur régulier du blog. En voici une autre, consacrée à un autre album qui m'avait été conseillé par le même, en même temps. J'aurais pu et dû commencer par aborder ce disque, vu qu'il est celui qui, dans la plutôt pléthorique discographie des Flaming Lips, précède Yoshimi Battles The Pink Robots, mais comme je l'ai découvert après, juste après...effectivement, on s'en fout, vous avez bien raison, car le principal, c'est de l'aborder, ce The Soft Bulletin, sorti en 1999, neuvième album studio du groupe de Wayne Coyne (chant, guitare, claviers, theremin), Michael Ivins (basse, claviers, choeurs) et Steven Drozd (batterie, percussions, guitare, claviers, basse (oh ! tu comptes continuer comme ça longtemps ?) et choeurs (merci)). Un album dont le tracklisting me pose un problème : long de 58 minutes, l'album offre 14 titres dans l'édition que je possède (en CD), mais apparemment, l'édition que j'ai, européenne, n'est pas la bonne. La version USA offre aussi 14 titres, mais il y à des différences. L'édition que j'ai offre deux versions différentes (dont une remixée en final) de deux chansons de l'album et une version remixée d'une chanson présente sur la version US. Un beau bordel. 

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Dos du CD de l'édition US, notez donc la différence de tracklisting avec celui de l'édition européenne que j'aborde, indiqué en bas d'article ; pour le format inhabituel de l'image, c'est parce que, vous l'avez remarqué, le tracklisting est indiqué en mode 'portrait'.

En fait, j'ai même pas envie de me prendre la tête : je vais aborder l'édition que j'ai, et que toute personne vivant en France et ayant acheté ce disque possède sans doute (le vinyle est encore différent, sa race de merde). L'album est sorti sous une pochette jaune et bleue assez étrange, une photo retouchée qui à la base représente Neal Casady (un écrivain de la Beat Generation) en train de danser avec son ombre, photo prise au cours d'un des acid-tests organisés par les Merry Pranksters de l'écrivain Ken Kesey, en 1966 (une bande de hippies avant l'heure, qui parcouraient les USA dans un minibus aux couleurs bien chamarrées et faisaient goûter le LSD, pas encore interdit, aux inconscients, pour leur ouvrir de nouvelles voies intérieures ; Kesey les gérait, Casady les accompagnait, ainsi que l'écrivain Tom Wolfe, qui en fera son pemier livre). La photo est étrange, et donne envie de se pencher sur l'album, qui est un détonnant mélange entre rock psychédélique et art-rock électronique. C'est le premier album du groupe à connaître un vrai succès, apparemment c'est le premier album un tant soit peu accessible des Flaming Lips, et il a été lancé par deux singles : Race For The Prize et Waitin' For A Superman (qui sont les deux morceaux dont on trouve une version remixée par Mokran sur le disque, en final). The Soft Bulletin est en effet un album assez accessible, et Yoshimi Battle The Pink Robots, qui suit, sera construit à peu près sur le même moule.

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Encore une fois (c'est con de parler en second lieu d'un album sorti avant le précédent abordé sur le blog, mais bon, tant pis) on a affaire à un album conceptuel sans qu'il ne le soit réellement, et en tout cas, un album bien barré (il faut voir les sous-titres donnés à certaines des chansons), produit génialement par le groupe, Dave Fridmann et Scott Booker. Le chant est juste génial (j'adore la voix de Coyne), les morceaux se suivent, s'enchaînent, sans trop se ressembler, on est dans un kaléidoscope musical effarant qui mérite pleinement plusieurs écoutes attentives (même si c'est, encore une fois, comme pour le précédent album abordé, très accessible dès la première écoute ; mais on ne peut pas venir à bout d'albums de ce genre en une écoute seulement, c'est impossible), The Soft Bulletin est sans doute un des meilleurs albums de 1999 (une année pas spécialement extraordinaire dans l'ensemble, mais ça n'enlève rien du tout à la réussite de cet album), et sans doute un des meilleurs albums du groupe de Coyne. C'est un disque, en tout cas, que je trouve super puissant, difficile à chroniquer (à quoi ça sert, ici, d'entrer dans le détail des morceaux, tant l'album fonctionne comme un ensemble et que le décortiquer serait pire que fastidieux ?), mais heureusement, facile à aimer. Je recommande à mon tour !

Race For The Prize

A Spoonful Weighs A Ton

The Spark That Bled

Slow Motion

What Is The Light ?

The Observer

Waitin' For A Superman

Suddenly Eveything Has Changed

The Gash

Feeling Yourself Disintegrate

Sleeping On The Roof

Race For The Prize (Mokran remix)

Waitin' For A Superman (Mokran remix)

Buggin' (Mokran remix)