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Il est des artistes dont je ne suis absolument pas fan, mais que je respecte quand même totalement. Tom Jones est de ceux-là. Comme beaucoup de personnes de ma génération, c'est-à-dire des gosses des années 90, j'ai connu ce chanteur gallois via le film de Tim Burton, Mars Attacks. Film dans lequel il avait un rôle secondaire et dans lequel on le voyait également interpréter partiellement la chanson qui fut son premier succès : It's Not Unusual. Une chanson qui, au passage, ne me plaît absolument pas. Après, je dois bien le dire, je n'ai jamais creusé davantage. Je ne connais que la chanson citée ci-dessus, Sex Bomb, What's New Pussycat (que beaucoup conchient allégrement mais que pour ma part j'aime beaucoup et j'assume pleinement), Delilah, ainsi que les chansons de l'album que je vais aborder aujourd'hui. Si je ne suis pas fan du tout de Tom Jones, alors pourquoi avoir voulu parler de lui ? C'est tout simple : le disque dont je vais bientôt vous parler plus en détails contient une chanson que je surkiffe totalement. Je suis même dans une phase où je la réécoute pas mal.

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On ne traîne pas davantage, on attaque de suite les festivités. Sorti en 1971, l'album est le seizième opus studio de Jones. Et, il contient ce qui est, comme je vous l'ai dit, une chanson que j'adore à mort. Un tube. Mais, pas un petit tube. Un tube de sa grande sœur en claquettes à rayures : la chanson titre, She's A Lady. Une chanson écrite, composée, interprétée, enregistrée et sortie à l'origine par Paul Anka, en 1970. Si j'aime déjà beaucoup la version d'Anka, vous avez compris, je préfère la version de Tom Jones, une chanson pop implacable, remarquablement interprétée, qui vous saute à la tronche d'entrée avec cette intro lancée par un petit riff de guitare revenant à deux reprises. Ensuite, la chanson déroule son truc sans la moindre fausse note et sans jamais trahir l'originale. J'aime tellement cette chanson que je vais même vous raconter dans quelles circonstances je l'ai entendue pour la première fois : alors âgé de huit ans, je revenais de vacances d'été et bien qu'étant encore petit, j'ai kiffé direct. Comment ça, vous vous en foutez ? Alors, laissez-moi simplement dire que je n'ai su que bien longtemps après que la chanson était une composition originale d'Anka.

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En revanche, pour la suite de l'album, je vais être beaucoup moins positif, je vous le dis tout de suite. Sur les dix chansons restantes, neuf sont, il faut bien le dire, de véritables plaies absolument inécoutables. Ou alors, il faut être d'une solide composition génétique, ou alors complètement éclaté au rhum et à l'herbe. Dans l'ordre, Do What You Gotta Do, In Dreams, Nothing Rhymed, 'Til I Can't Take It Any More, Resurrection Shuffle, It's Up To The Woman, Ebb Tide, One Night Only Love Maker et You're My World forment un gros paquet de soupasses absolument indigestes. Passée She's A Lady, seule Puppet Man vaut le détour. Ce n'est pas immense, mais ça reste une bonne chanson assez funky. Logiquement, vu ce que j'en ai écrit, je devrais classer cet album dans les ratages, mais je ne le fais pas. La présence de She's A Lady m'en empêche. Après tout, n'a-t-on pas le droit de temps à autres de pêcher par sentimentalisme ? Ça nous est arrivé à tous, au moins une fois dans notre vie.

Face A

She's A Lady

Do What You Gotta Do

In Dreams

Nothing Rhymed

'Til I Can't Take It Anymore

Resurrection Shuffle

Face B

Puppet Man

It's Up To The Woman

Ebb Tide (The Sea)

One Night Only Love Maker

You're My World ( Il Mio Mondo)