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Quoi ? Encore ce salopard de yankee sur le blog ? Mais, ça fait deux jours de suite qu'il nous en parle, l'enfoiré, se diront certains. Mais, faudrait quand même pas oublier qu'on est dans un petit cycle Ted Nugent, ce qui fait que vous allez en bouffer demain aussi. [Petit rire démoniaque]. Bon, on a vu hier qu'avec son album éponyme, le Nuge a bien cassé des culs. Vous pensez... Stranglehold, c'est typiquement le genre de morceau qui réduit votre platine ou votre lecteur CD à l'état de petit gravier. Il était bien logique de passer à l'album suivant, non ? Et bien, l'album suivant, le voici, il s'appelle Free-For-All et Nugent l'a défouraillé en 1976, soit un an après son éponyme. Qu'est-ce qu'il a branlé le Nuge pendant un an, en dehors de la compo de ses nouvelles chansons ? Oh, peut-être bien quelque parties de chasse hein, c'est bien connu, le mec aime les animaux...seulement quand ils ont un pruneau entre les yeux et deux autres dans la carcasse. Surtout les daims. Un petit viol, peut-être ? C'est bien possible... y a une affaire pas nette du tout avec une gamine de 13 ans (à l'époque, hein). Des petites ratonnades ? Là, il n'y a rien de sûr, mais ce mec est un raciste tellement convaincu que tout est possible. Ouais, je le sais bien, j'ai pas encore parlé du skeud, mais ça va venir, je vous le promets. Mais, faut me comprendre, je ne manque jamais une occasion de gerber sur ce mec.

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Bon, okay, cette fois, on est vraiment parti. On va causer de l'album. Il s'ouvre sur sa chanson titre. Comment décrire ça ? Un bon petit riff qui déchire sa mère en robe du soir et qui se fera péter sur la table du buffet une fois la soirée achevée. Rythme trépidant. Un solo venu de l'espace. Une interprétation nickel. Et, pour couronner le tout : la longueur qu'il faut : 3'24 minutes. On n'a pas le temps de s'emmerder, ça passe à la vitesse de l'éclair. L'album aligne deux morceaux atteignant une durée assez imposante. À commencer par les 7'12 minutes de Writing On The Wall. Une chanson plus ou moins basée sur le même moule que Stranglehold, mais en un peu moins bien tout de même. Mais, dans tous les cas, ça reste un grand moment de hard à la Ted Nugent. Le bonhomme se fait même un méga kiff en te lâchant un solo de la planète Mars, s'étalant sur trois minutes et des poussières. Et, il y a les 5'55 minutes de Together. Une sorte de ballade hard. Mais là, ce n'est pas la même limonade. Au bout de deux minutes, on commence à se faire chier. La chanson est trop longue. Beaucoup trop longue pour ce qu'elle est. Même le solo manque d'inspiration. Bref, en deux mots : une déception.

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Et pour le reste, en gros, ça va déboîter sévère. Tiens, on va prendre Dog Eat Dog par exemple. Bon, la chanson a son petit défaut : celui de durer une trentaine de secondes de trop. Mais, à part ça, c'est du hard bien calibré, bien charpenté et qui fait sacrément du bien par où il passe. Turn It Up, qui, d'un côté, chique à Deep  Purple (difficile pour ma part de ne pas penser à Speed King et, dans une moindre mesure, à Highway Star) et de l'autre recèle quelques fondations qu'AC/DC viendra examiner pour bâtir les édifices Let There Be Rock et Powerage. Le final de la chanson est juste terrible. Tandis que le Nuge pose son solo pépouze, derrière, t'as le batteur qui encule les cymbales. Street Rats ? C'est de la bombasse atomique mon pote. Ça fait partie des meilleurs morceaux de la galette, y a pas à tortiller. Light My Way, avec ses 3'02 minutes est la chanson la plus courte et ,ce que je vais dire est peut-être con, mais elle passe limite trop vite. À la première écoute, elle est anodine. Ce n'est qu'à partir de la deuxième écoute que sa qualité vous saute à la figure. En revanche, Hammerdown est le second plantage de l'album. La chanson ne convainc pas. Heureusement, le disque se conclue sur I Love You So I Told You A Lie. Elle aussi est une chanson bien calibrée, mais sacrément bien branlée. Et, comme elle arrive après Hammerdown, ça rattrape le coup. Free-For-All est un bon disque, on y trouve des morceaux de choix, mais par rapport au précédent, il n'y a pas match. Le fameux syndrome du deuxième album. Suite et fin, demain.

Face A

Free-For-All

Dog Eat Dog

Writing On The Wall

Turn It Up

Face B

Street Rats

Together

Light My Way

Hammerdown

I Love You So I Told You A Lie