Renaud,

Tu ne le sais pas, mais sache que je t'aime bien. Vraiment. J'ai tous tes albums, de ton premier (qui n'est pas extraordinaire, mais fallait bien débuter) à ton dernier (qui n'est lui aussi pas extraordinaire, mais que j'ai défendu ici, honnêtement, ayant peut-être même été un des premiers blogueurs français à chroniquer le disque). Oui, pour te dire à quel point je t'aime bien, j'ai vraiment défendu Les Mômes Et Les Enfants D'Abord, et ton directeur artistique, pour cet album, m'a même gentiment écrit pour me remercier, ce qui fait toujours plaisir.

Bref, je t'aime bien. Même quand tu as déconné (je ne parle pas de tes excès de boisson, même si ça découle de ça) avec des albums tels que Rouge Sang, sans parler de ton album de retour en 2016, que je ne pouvais plus écouter deux jours à peine après la première écoute, j'ai continué de t'aimer. C'est toujours le cas. Mais si ton prochain album est de la trempe de cette chanson que tu nous a offert récemment via Internet, ce Corona Song, alors autant te le demander bien gentiment, mais fermement : renonce. C'est pas tant la voix, parce que maintenant c'est plié, tu n'aura plus jamais la voix d'autrefois, et tu n'étais déjà pas Caruso à la base. Non, c'est le texte. On dirait du Didier Super des mauvais jours, Renaud, et c'est quelqu'un qui déteste Didier Super et le trouve très nul et con qui te le dit. 

Pour tout te dire, je ne sais pas comment elle finit, ta chanson, vu que je n'ai pas pu aller jusqu'au bout des 4 minutes et des poussières qu'elle dure. C'est tellement minable, tellement risible, tellement pitoyable, qu'elle me file envie de pleurer en pensant à ce que tu aurais pu faire avec un tel sujet. Un beau gâchis, oui.

Ne m'en veux pas, hein, même si on ne se rencontrera vraisemblablement jamais et que même si ça devait arriver un jour, comme il y à peu de chances que tu lises ça, tu ne feras pas le lien. Ne m'en veux pas, mais ta chanson, là, c'est de la merde. J'ai même pas envie d'être drôle, j'en suis tellement désolé pour toi, pour tes fans...mais c'est de la merde.