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Johnny Hallyday ? Encore ? Ouais, encore. Mais, rassurez-vous, ce sera, en ce qui me concerne, la dernière fois que je fais une chronique à son sujet. Allez, remontons dans le temps. Au cours des derniers mois, ont été abordés ici des albums sortis par Djauni entre 1980 et 1984, lesquels sont, surtout La Peur, Quelque Part Un Aigle et Pas Facile, de véritables purges auditives. À croire que le bonhomme avait mis un point d'honneur à balancer autant de merdes que possible. Entre Violence Et Violon et Drôle De Métier montraient une montée de niveau, mais pas de quoi se palucher non plus, faut pas déconner quand même. Quant à À Partir De Maintenant et En Pièces Détachées, c'était mauvais aussi, mais pas autant que les deux crus de 1982 et Pas Facile. Puis, en 1985, est arrivé quelque chose, que peu de monde attendait alors : le renouveau. Michel Berger a sorti Johnny de la merde en lui défouraillant un album complet : Rock 'N'Roll Attitude. Un album qui l'a replacé sur le devant de la scène...jusqu'à la fin. Et, l'année d'après, Gang, entièrement composé par Jean-Jacques Goldman, a enfoncé le clou. Ces deux albums sont considérés comme faisant partie des meilleurs de Johnny. Pour ma part, je m'inscris en faux, surtout en ce qui concerne Gang, quand même bien chargé en soupasses variétoches comme Goldman savait « si bien » les usiner. Pour moi, pour trouver le dernier vrai grand album de Johnny, il faut remonter à 1971 et Flagrant Délit. Ses tous meilleurs opus, c'est dans sa période 1966-1971 qu'on les trouve. Même si entre temps, en 1976, sont sortis Hamlet (qui s'est mangé un four monumental) et Derrière L'Amour qui sont loin, très loin d'être dégueulasses. Mais, le fait est que, passé 1986, Johnny va retomber dans la dauberie musicale pour n'en ressortir que très très épisodiquement.

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J'ai zappé volontairement Cadillac de 1989, car, très franchement, il me laisse totalement indifférent. Je n'aurais rien à dire à son sujet tant il ne m'inspire rien. Pour aujourd'hui, c'est le premier album sorti par Johnny dans les 90's que je vous propose. Il se nomme Ça Ne Change Pas Un Homme et il est sorti en 1991, quinze jours avant Noël. Pas con, hein ? Mais moi, si on m'avait offert pareil disque à Noël, j'aurais tapé le scandale direct. Pourquoi j'ai décidé de vous parler de ce disque ? Parce qu'il est bon ? Non, au contraire, c'est une pure merde comme Johnny en a beaucoup trop sorties au cours de sa longue carrière. Mais voilà, les pures merdes m'inspirent énormément, je suis ainsi fait, on ne me changera pas. À l'origine, l'album devait être entièrement composé par Tony Joe White. Hallyday et White ont bossé sur plein de chansons mais, finalement, le projet n'aboutira que très partiellement étant donné que seules deux chansons issues de cette collaboration aboutiront sur le disque : La Guitare Fait Mal et Une Journée. La première fera l'objet d'une sortie en single et est aussi la seule bonne chanson de ce disque. Une Journée, quant à elle, est une caricature du style White. On attendait franchement mieux. Et maintenant les mecs, il va être temps de passer au troisième et dernier paragraphe de cette chronique, ce qui va être aussi synonyme d'une vraie descente aux enfers.

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Johnny, devant l'impossibilité de travailler pleinement avec White, s'est entouré d'autres compositeurs bien connus de nous tous. À commencer par Art Mengo qui lui offre la chanson titre. Mengo n'est pas le premier venu, mais là, franchement, c'est vraiment à chier des briques rose avec des étoiles vertes. Référence à L'Homme De Rio. Chris Rea lui offre True To You (elle aussi sortira en single), mais sans déconner, ça ne vaut pas un clou. Mort Schuman lui offre Dans Un An Ou Un Jour, qui est aussi la dernière composition du chanteur américain. Schuman est mort trois jours après la sortie de l'album, emporté par la maladie qui le rongeait depuis plusieurs années. Il n'aura pas eu le temps d'écouter à quoi ressemblait sa chanson. Sérieux, c'est pas pour cracher sur la dernière composition d'un mort, mais c'est vraiment nul. De vous à moi, en ce qui me concerne, Schuman, je ne connais, comme beaucoup, que Le Lac Majeur, Sorrow et Papa Tango Charly. Si j'aime beaucoup la première, je conchie littéralement les deux autres.  Mais, celui qui, ici, se taille la part du lion, c'est incontestablement la plaie nommée Patrick Bruel. Il n'offre pas une, mais deux chansons : Et Puis Je Sais (sortie en single) et Pour Exister. L'une comme l'autre sont de pures merdes de pigeon diarrhéique en train de sécher au soleil sur les ramblas de Barcelone. Ça ne mérite rien d'autre que le peloton d'exécution. Et, il y a aussi cette particularité, cette chanson : Tien An Men, écrite par une étudiante chinoise de 19 ans. La chanson parle de la répression opérée par le régime communiste sur la place du même nom en Chine lors de la révolte estudiantine en 1989. Je me suis toujours demandé pourquoi Johnny avait chanté un truc pareil alors que les étudiants chinois réprimés, ça devait lui en toucher une sans faire bouger l'autre. Ou alors, c'était pour faire genre « ouaah sa mère, Johnny il est trop balèze, il chante des chansons sur des sujets grave chauds et il s'en bat les couilles des conséquences ». Toujours est-il que, le sujet est aussi brûlant que la chanson est nulle. Quant aux chansons dont j'ai oublié de parlé, ce n'est pas un oubli en fait. Vous voyez ce que je veux dire ? À part La Guitare Fait Mal, tout part à la poubelle et fissa.

Tout Pour Te Déplaire

Roxy Baby

Dans Un An Ou Un Jour

Ce Jeu-Là

Le Nom Que Tu Portes

Ça Ne Change Pas Un Homme

Cadillac Man

Et Puis Je Sais

True To You

Amour Facile

La Guitare Fait Mal

Une Journée

Pour Exister

Tien An Men