TF4

Troisième chronique concernant Teenage Fanclub, ce groupe de rock - tendance power-pop un peu noisy, mais aussi très pop, ça peut sembler curieux, mais c'est pourtant à peu près ça - écossais dont on m'avait dit le plus grand bien sur le blog. Souvenez-vous, javais abordé ici, il y à une grosse semaine environ, leur troisième album, Bandwagonesque, sorti en 1991, un album vraiment remarquable (seul reproche à faire : une pochette à vomir des romans de Marc Lévy par le nombril et des albums de Patrick Fiori par le cul d'un babouin). Puis, quelques jours plus tard, j'avais abordé leur quatrième album, Thirteen, sorti en 1993, un album qui ne fait pas l'unanimité parmi les membres du Fanclub, mais qui est vraiment réussi. Et bien, l'album que j'ai décidé d'aborder aujourd'hui est leur...cinquième album studio, il date de 1995, est sorti sous une belle pochette représentant une Formule 1 de l'équipe Simtek (qui n'existe plus) sur fond blanc, le nom du groupe disposé en sponsors un peu partout, et il s'appelle d'un titre totalement approprié : Grand Prix. L'album offre 13 titres pour un total de 42 minutes, et a été enregistré aux studios The Manor (appartenant à Richard Branson à l'époque, ce n'est plus un studio d'enregistrement depuis une quinzaine d'années) à Shipton-on-Cherwell dans le comté d'Oxford. 

TF5

Soyons sincères : cet album, qui fut mon premier du groupe (en fait, j'ai découvert les quatre albums que j'aborde dans ce petit cycle à peu près en même temps, mais Grand Prix fut le premier que j'ai écouté, car le premier reçu), est une petite tuerie. 13 morceaux qui, de About You à Hardcore/Ballad, offrent le meilleur d'une power-pop de très très haute qualité (la production est signée David Bianco et le groupe). D'ailleurs, à sa sortie, et malgré la concurrence qui, dans le rock et la pop, faisait alors rage en 1995 (Oasis, Pulp, Blur - même si leur album de 1995 est loin d'être leur meilleur -, Bowie, Suede, Red Hot Chili Peppers, Radiohead, R.E.M., j'en passe...), Grand Prix fut acclamé par la presse unanime et est depuis considéré comme le chef d'oeuvre du groupe et un des meilleurs albums de sa génération. Un album d'un grand prix, quoi. Non, ne riez pas. Mais sachez en revanche que cet album, qui file à toute vitesse (comme le bolide de la...ah mais non, c'est trop facile, comme truc, ça !), les morceaux faisant quasiment tous dans les 3 minutes et parfois sont même bien plus courts (Hardcore/Ballad fait moins de 2 minutes, quatre autres titres en font moins de 3), sachez que cet album est magistral, et putain, comment ça se fait que j'aie autant de mal à parler de cet album, moi ?

Hein, comment une telle chose est donc possible ?

TF6

On pourrait croire que je n'ai pas écouté l'album, à lire cette chronique. Mais là où j'ai pu être un peu disert sur Bandwagonesque, je suis un peu sec sur Grand Prix. Pourtant, j'ai adoré bien comme il faut ce disque qui regorge de moments de grande splendeur, ces Neil Jung, Mellow Doubt, Verisimilitude, I'll Make It Clear ou Sparky's Dream. J'aurai je pense encore plus de mal à parler du suivant et dernier album du cycle, que je publierai d'ici quelques jours ; encore que, autant de mal, je ne sais pas, on verra, parce que j'ai des choses un peu différentes a dire à son sujet. Mais c'est marrant comme certains albums que vous avez adoré, que vous aimez écouter, que vous savez que vous aimerez longtemps, hé bien, vous avez vraiment du mal à en parler convenablement.

Bref, je suis vraiment désolé pour cette chronique merdique, mais si vous voulez vraiment comprendre le pourquoi de la chose, filez écouter cet album absolument ravageur, de la power-pop de haut tenue, majestueuse, magistrale, bigstarienne en diable, qui vous laissera sans doute aussi sec qu'un stylo après plusieurs heures d'usage intensif et un abandon sur une table en plein soleil. Un jour, peut-être, aurai-je plus de facilité à décrire Grand Prix, en attendant, c'est peut-être mon préféré du groupe, des peu d'albums que je connaisse d'eux. 

Putain d'album, quoi, pour résumer.

About You

Sparky's Dream

Mellow Doubt

Don't Look Back

Verisimilitude

Neil Jung

Tears

Discolite

Say No

Going Places

I'll Make It Clear

I Gotta Know

Hardcore/Ballad