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Bordel de pompe à merde de sa grand-mère la salope la reine des putes du Brésil en kilt bleu électrique ! Telle est la pensée très délicate qui m'envahit à chaque fois que je pose mes yeux sur cette pochette. Bon, encore une fois, je sais que la pochette d'un disque n'est pas le plus important et heureusement, mais là, sans déconner, il faut bien admettre que même un furoncle sur le cul d'un lèpreux serait plus beau à regarder. C'est une atteinte au bon goût. Bref, aujourd'hui, encore un peu de Ten Years After. Après avoir récemment abordé le premier et éponyme album studio du groupe, je me suis dit qu'il fallait bien s'attaquer au second. Il est pas con le Max, hein ? Faisant donc suite à Ten Years After, sorti en 1967, voici qu'aujourd'hui s'offre à vous Stonedhenge, sorti en 1969. Son titre est un mot valise qui mélange donc le terme "stoned", signifiant défoncé, mais ça, vu que vous aimez et connaisez le rock, vous le savez et le terme "stonehenge". Le Stonehenge étant un monument mégalithique anglais, érigé plus de mille ans avant le premier millénaire et qui se trouve à environ une quinzaine de kilomètre au nord de Salisbury dans le comté du Wiltshire qui lui, est situé au sud-ouest de l'Angleterre. C'est d'ailleurs une partie de ce monument mégalithique qui est répresentée sur cette affreuse pochette. Tout le monde le sait : pour Ten Years After, la notoriété mondiale viendra après 1969 et le festival de Woodstock. Cependant, avec son premier album, le groupe s'était déjà fait un petit nom en Angleterre. Avec Stonedhenge, l'ambition était claire : faire mieux que le premier album et, par conséquent, décupler cette nouvelle notoriété nationale. Avec cet album, tout en restant fidèle à ses premières amours, le groupe va explorer de nouvelles voies musicales. Ce qui n'était pas forcément attendu vu le contenu du premier album. On regarde ça de plus près maintenant ?

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L'album propose neuf titres, pour la bagatelle d'un peu plus de 34 minutes. Et, sur ces neufs titres, quatre sont des oeuvres solo de chaque membre du groupe. Chick Churchill, s'accompagnant au piano, propose I Can't Live Without Lydia. Alvin Lee, fidèle à sa guitare propose Skooby-Oobly-Doobob. Avec sa batterie, Ric Lee propose une relecture d'une comptine anglaise du 17ème siècle : Three Blind Mince. Et Leo Lyons, fidèle à sa guitare basse, propose Faro. Ces morceaux ont trois choses en commun : d'abord, ils sont court. Aucun des quatre n'atteint les deux minutes. Skooby-Oobly-Doobob est le plus long avec 1'44 minute au compteur. Ensuite, les quatre n'ont absolument aucun intérêt et ont donc été placés là juste pour donner un peu de temps supplémentaire à l'album. Et, pour en finir, les quatre, en plus de n'avoir aucun intérêt, se paient le mauvais luxe d'être tout simplement nuls à chier des grosses briques en plexiglas rose fushia d'Estonie. Dans le genre nul, le Skoobly-Oobly-Doobob d'Alvin Lee se taille la putain de part du lion. C'est insupportable. Et, comme vous l'avez vu, c'est celui qui dure le plus longtemps. Ces morceaux ont beau être à chier, deux d'entre eux (celui de Churchill et celui de Lee) sont les témoins de la nouvelle voie musicale exploré par le groupe sur cet album.

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Cette nouvelle voie musicale, ne vous pincez pas, vous avez bien lu : c'est le jazz-rock. Ten Years After tapant dans le jazz-rock ? Oui, je sais, c'est inattendu, mais c'est bel et bien le cas. Et, je vais même vous dire mieux que ça : un autre titre de l'album tape en plein dans le style : Woman Trouble et ses 4'38 minutes. Je vais être honnête avec vous les mecs : si ce n'est pas à vous faire rendre gorge, il faut avouer qu'à l'écoute de cette chanson, on s'emmerde royalement. Ce qui, en un sens, est pire. Et le constat est également valable pour Going To Try qui elle, n'est pas jazz-rock. Au bout de 1'30, voire 1'40 minute, on décroche. Et, 30 secondes après l'écoute, il n'en reste plus rien. Hear Me Calling voit le groupe revenir à ses fondamentaux : le blues-rock. Sincèrement, c'est pas mal, mais c'est trop long pour ce que ça a à proposer. Pour l'instant, le bilan n'est pas flatteur. On a une succession de morceaux à chier ou chiants comme la pluie. Heureusement, il y a deux morceaux qui valent le coup à coup sûr : A Sad Song avec son rythme lent et plombant et surtout Speed Kills. Une chanson, ça n'est même pas voilé, qui est inspirée de très près du Downbound Train de Chuck Berry. Et, il y a le cas de No Title et de ses 8'12 minutes. Laquelle est très imprégnée de blues bien sûr, mais qui a aussi, via sa polyrythmie et ses diverses structures musicales, quelque chose de progressif. La plus fameuse étant ce passage durant lequel Churchill fait brailler son orgue, tout en étant soutenu par la basse de Lyons sonnant comme un coeur battant à un rythme plus élevé que la moyenne. Ce long morceau, il n'y aura pas de milieu. C'est soit ça passera, soit ça cassera. Pour ma part, je me place dans le premier camp. Toujours est-il que Stonedhenge, malgré ses deux bonnes chansons et le fleuve No Title qui sera vraiment laissé à l'appréciation de chacun, est un album très moyen. Le succès a été au rendez-vous et la notoriété nationale du groupe s'est davantage solidifiée, mais il n'y a pas eu de réels progrès par rapport au premier. Et, si l'on s'en tient uniquement à ces deux disques, rien ne laisse prévoir qu'en 1969, Ten Years After sortira Ssssh.

Face A

Going To Try

I Can't Live Without Lydia

Woman Trouble

Skooby-Oobly-Doodob

Hear Me Calling

Face B

A Sad Song

Three Blind Mice

No Title

Faro

Speed Kills