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Même si le blog est très orienté rock, il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit avant tout d'un blog musical, tout simplement. Tous les styles y ont leur place. Et parfois, sont abordés des artistes dont on aurait jamais cru qu'ils seraient un jour chroniqués. Pour preuve, au cours des derniers mois, ont été chroniquées, par exemple, France Gall et Catherine Lara. Et bien aujourd'hui, place à de la variété à la française avec un artiste qui, du moins en terme de chronique d'album, fait sa première apparition sur le blog : Joe Dassin. Il y a un truc qui me scie toujours autant : ce mec est mort il y a près de 40 ans (rappelons qu'une crise cardiaque l'a envoyé Boulevard des Allongés en août 1980) et pourtant, bien qu'il ait été un chanteur de variété typiquement années 60 et 70, de nos jours, il en reste encore quelque chose. Bon moi, je vous le dis franchement, Joe Dassin, ça ne me dérange pas du tout. Il m'arrive quelques fois de l'écouter. Et je n'en ai pas honte une seule seconde. En revanche, c'est soit tout blanc, soit tout noir. Quand j'aime une de ses chansons à succès, je l'aime à fond. Quand je n'aime pas une de ses chansons à succès, je la déteste viscéralement. Au rayon des chansons que j'aime : Bip-Bip, Guantanamera, Les Daltons, Marie-Jeanne, Salut, Salut Les Amoureux, La Complainte De L'Heure De Pointe, La Fleur Aux Dents et Et Si Tu N'Existais Pas. Il y en a d'autres, mais si je les zappe, c'est volontairement. Au rayon des chansons que je n'aime pas : Il Faut Naître À Monaco, Excuse-Me Lady, Le Dernier Slow (qui sera aussi son dernier tube), Dans Les Yeux D'Émilie (enfin là, j'exagère, celle-là, je la tolère), À Toi, Si Tu T'Appelles Mélancolie, Ça Va Pas Changer Le Monde, L'Été Indien et L'Équipe À Jojo

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Sorti en 1969, cet album éponyme (portant aujourd'hui le nom d'une des chansons qu'il comporte, bien qu'à l'origine, il portait le nom de sa première chanson (ouais je sais, c'est le bordel un peu)) est un des plus connus du chanteur américano-français. On a tendance à oublier un petit peu, vu qu'il a fait sa carrière en France, que Joe Dassin était américain. Natif du pays de l'Oncle Sam. Que les choses soient bien claires : ce disque offre une véritable enculade de chansons connues du chanteur. Il y en a cinq. L'album comprenant douze chansons, on ne peut pas dire que la ratio est dégueulasse. Et bien tiens, maintenant que j'ai lâché le morceau, je vais en parler de suite de ces cinq succès. J'aurais pu attendre la fin de la chronique pour en parler, mais aujourd'hui, je n'ai pas envie de faire chier mon monde. Z'avez de la chance mes petits potes. En guise d'ouverture : Le Chemin De Papa (celle qui donnera son titre initial à l'album) connue et archi connue. Qu'il est long qu'il est loin ton chemin papa, c'est vraiment fatiguant d'aller où tu vas. Il en va de même pour Le Petit Pain Au Chocolat. Celle-là, on la connaît tellement qu'il n'est même plus utile de la présenter ni même d'en citer un court extrait. Siffler Sur La Colline ? Oh, faut-il vraiment que je vous en touche un mot ? Allez, juste le refrain, pour me faire plaisir. Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline, de l'attendre avec un petit bouquet d'églantines, j'ai cueilli les fleurs et j'ai sifflé tant que j'ai pu, j'ai attendu attendu, elle n'est jamais venue, zaï zaï zaï, zaï zaï zaï. Parmi les cinq succès présents sur ce disque, La Bande À Bonnot est le moins connu. Quand on parle de Joe Dassin, ce n'est pas la chanson qui va venir à l'esprit directement. Et, j'ai gardé le plus gros pour la fin. THE putain de tube de la mort qui tue et qui est aussi celui qui donne son titre à l'album aujourd'hui : Les Champs-Élysées. Inutile de la présenter celle-là aussi. Et, pour compléter le paragraphe précédent, je vous affirme que j'aime ces cinq chansons. Même si, je l'admets, je me tiens un peu à l'écart du Petit Pain Au Chocolat et des Champs-Élysées aujourd'hui. Je les ai trop entendues.

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Quant au reste de l'album, le très bon, le pas mal mais sans plus et le très mauvais se succèdent. Pour le très bon, c'est du côté de Mon Village Du Bout Du Monde qu'il faut chercher. Pour la faire courte et simple à la fois, cette chanson est aussi peu connue qu'elle est superbe. Voilà ! Assurément une des plus belles chansons couchées sur disque par Dassin. Pour le pas mal mais sans plus, ça se passe du côté de Un Peu Comme Toi et La Violette Africaine. L'une a des accents un peu countrysants, tandis que l'autre a des accents jazzy. Ni l'une ni l'autre ne sont grandioses, mais s'écoutent bien. Et, ce qui est très mauvais sur cet album l'est vraiment. Me Que - Me Que est une chanson aux couleurs world franchement à chier des bulles. On est à un niveau encore plus bas que du sous-Philippe Lavil. Ma Bonne Étoile, occupant la cruciale position d'ouverture de seconde face est bien foirée comme il faut. Le Temps Des Oeufs Au Plat ? Oh, disons que la chanson est aussi foirée que l'est son titre, pour rester gentil. Quant à Sunday Times, concluant l'album, no comment, comme le disait Gainsbourg. Oui, il y a quatre gros ratages, mais dans l'ensemble, ce disque est franchement pas mal du tout. Joe Dassin n'était pas le plus grand artiste au monde bien sûr, il n'a jamais sorti de disques pouvant être considérés comme des sommets donc des indispensables de la chanson française, mais il a quand même fait de très belles choses. Et, c'était un artiste bien plus compétent que ce que l'on peut penser.

Face A

Le Chemin De Papa

Le Petit Pain Au Chocolat

Les Champs-Élysées

Siffler Sur La Colline

Mon Village Du Bout Du Monde

Me Que - Me Que

Face B

Ma Bonne Étoile

Un Peu Comme Toi

La Bande À Bonnot

La Violette Africaine

Le Temps Des Oeufs Au Plat

Sunday Times