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Et oui, je ne vous ai pas menti...Mais, je suis un mec comme ça, on ne se refait pas, j'adore les grands écarts, les putains de contrastes. Après vous avoir proposé du ABBA pendant les deux derniers jours, voilà que je vous lance du Judas Priest à la gueule. Et ça va être double ration de frites les mecs. Demain, ce sera également Judas qui sera à l'honneur. Bref. Aujourd'hui, nous allons nous intéresser au premier album du groupe : Rocka Rolla, sorti en 1974. Il y a sur ce disque quelque chose que j'adore vraiment : sa pochette. Même si je vous concède bien volontiers le fait qu'elle manque de bien des choses, notamment de finesse. Mais bon Judas Priest et finesse, il y a contradiction dans les termes. J'ai toujours adoré cette pochette représentant une capsule de bouteille d'un soda que l'on ne nommera pas, toute maculée de flotte. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il n'y a que ça qui vaille le détour sur l'album, mais toujours est-il que ce premier skeud du Priest est quand même bien bien loin de casser des briques. Si vous voulez bien vous donner la peine de passer à la suite, je vais vous expliquer pourquoi.

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On va commencer par la première face, tant qu'à faire hein. On debraye et on passe la première pour tomber nez à nez avec One For The Road. Sincèrement, c'est pas mal, mais disons le clairement : le fan de hard-rock ne bandera pas comme un taureau. À moins qu'il soit vraiment fanatique et que le simple fait d'entendre une guitare tronçonner un minimum suffise à faire son bonheur. La chanson titre ? Je ne vais pas en tartiner des lignes étant donné que le même constat s'applique à elle. Et, c'est également valable pour Cheater. Une chanson sur laquelle l'influence de Led Zeppelin se fait clairement ressentir. Il y a comme un fort parfum de Whole Lotta Love qui plane autour de cette chanson. Mais, même s'il est rapidement devenu un groupe crédible, le Priest n'est pas le Zeppelin et ne le sera jamais. Et puis, il y a ce passage de trois morceaux qui ont un lien entre eux. Regardez juste les titres : Winter, Deep Freeze et Winter Retreat... édifiant non ? Le premier comporte une section instrumentale faite de feed-backs et d'un riff éthéré avant que le chant déboule et que le groupe n'envoie la sauce. Mais bon, ça dure 1'42 minute. L'intérêt est donc nul. Deep Freeze prend le relais, mais n'apporte rien de plus, alors, niveau intérêt, c'est zéro aussi. Quant au troisième, pendant la moitié du morceau, les mecs branlent leurs guitares pour imiter le son de bécanes que l'on fait gueuler avant que, sans transition, on bascule dans une ballade rock. C'est tout simplement nul à chier des briques.

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La seconde face, quant à elle, offre un son inattendu. Quelque chose de très sucré, façon Rumours de Fleetwood Mac... Rassurez-moi, vous n'avez pas cru à cette connerie hein ? Ouf, je respire mieux ! Par contre, ce qui est sûr vu que c'est le cas (ahahah, je suis troooop drôle moi) c'est que cette seconde face n'offre que quatre chansons. Et pour cause, deux d'entre elles atteignent des longueurs imposantes. À commencer par Run Of The Mill, pointant à 8'34 minutes. Ce qui est, il faut le dire, bien trop long pour ce qu'elle a à offrir. La chanson aurait gagné à être rabotée de 4 minutes minimum. Là, telle qu'elle est, on finit par s'emmerder. Et, il y aussi Dying To Meet You qui elle, pointe à 6'19 minutes. La chanson est scindée en deux parties. Une première qui tape dans la ballade rock assez bien branlée et la seconde qui tape dans un hard-rock bien vif... C'était la partie en trop. La chanson aurait été nettement meilleure si le groupe en avait fait seulement une ballade. Et à part ça, Never Satisfied, ça donne quoi ? Ça donne un truc franchement pas mal, encore une fois fortement influencé par Led Zeppelin, mais qui a une cinquantaine de secondes en trop. Quant à Caviar And Meths, instrumental achevant l'album et long (ou plutôt court) d'un peu plus de 2 minutes, franchement, ça sert à rien du tout et en plus, c'est vraiment à chier. Pour ce premier cru du Priest, le verdict est implacable : malgré une petite poignée de chansons pas mal, c'est un ratage. Bien plus emmerdant que passionnant. Le groupe ne pourra que faire mieux et d'ailleurs, j'en reparle demain, même heure, même endroit, avec le second album.

Face A

One For The Road

Rocka Rolla

Winter

Deep Freeze

Winter Retreat

Cheater

Face B

Never Satisfied

Run Of The Mill

Dying To Meet You

Caviar And Meths