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Dirty Rotten Filthy Stinking Rich... Si l'on se traduit ce titre mot pour mot, cela signifie : sale, pourri, crasseux, puant, riche. Joyeuse ambiance n'est-ce pas ? Pareil titre, quand on en connaît la traduction, au début et par réflexe finalement, on ne voit que lui. On est donc poussé à penser que tous les richards sont mis dans le même sac et que l'album aurait très bien pu s'appeler : tous des enculés. Puis, quand on jette un oeil plus attentif sur la pochette, on se rend compte que le titre prend pour cible une catégorie de riches : les financiers. Et, plus précisément, les requins de la finance. Regardez un peu la tronche du mec sur cette pochette. La caricature absolue du requin. Visage adipeux (et un reste du corps qu'on ne voit pas, mais qu'il est tout autant) avec triple menton. Des biftons de banque en guise de cheveux. Un autre bifton de banque faisant office de cigare (le sous-entendu est on ne peut plus clair). Des bagues à chaque main de la main droite. Et, ce qui semble être une Rolex, toujours à la main droite. Sachant cela, il est alors acquis que si l'on était allé trouver les membres du groupe en leur disant que les requins de la finance sont des braves mecs, c'était l'assurance de se ramasser un quintuple fist-fucking au poing américain imprégné de tabasco. Mais, au fait, qui est ce groupe ? Ce groupe, c'est Warrant, un groupe ricain qui est, on peut le dire, un héritier direct de Mötley Crüe, Ratt ou Dokken. En clair, avec eux, on tape en plein dans ce qui s'appelait le hair-metal. Aujourd'hui, je vais donc vous parler de la première galette de ce groupe qui, pour l'occasion, fait son entrée sur le blog.

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Les Résistants sont des héros, mais ceux que le ridicule n'a pas tués en sont aussi.

Il y a une chose que je me suis toujours demandée : le groupe avait-il déjà trouvé son nom lorsqu'il a choisi le titre de son album ? Je me suis toujours posé la question car le warrant est un terme inhérent à l'action boursière. J'ai découvert ce groupe il y a quelques années, en 2012 ou 2013, via une chanson nommée Bonfire qui n'est pas présente sur ce disque, ce qui veut donc dire qu'elle l'est sur un album ultérieur. Personne ne s'y attendait, mais le disque, lors de sa sortie au pays de l'Oncle Sam en janvier 1989, a rencontré un très gros succès. Et pour cause, une des quatre chansons sorties en single s'est classée deuxième au Billboard Hot 100 : Heaven. La chanson récoltera son disque d'or. Maintenant que l'on sait ça, on peut légitimement se demander si les ricains n'avaient pas de la merde dans les oreilles. Non parce que là les mecs, je vais vous le dire tout net : cette chanson est une véritable purge. À côté, celles de Staline passeraient pour des pique-niques à la con dans la Toundra. C'est inécoutable. Il en va de même pour les trois autres chansons sortires en singles qui obtiendront des classements honorables : Down Boys, Big Talk et Sometimes She Cries. Rien n'est à sauver du marasme. Toutes sont de pures merdes de caniche syphilitque en train de crever et de se faire bouffer le cul par un tapir sur un trottoir à Bogota. Comment ça, c'est pas fin pour un sou ? Désolé, mais c'est tout ce que ça m'inspire. Et au passage, je vous emmerde. Mais avec amour, ça compte hein.

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C'est quoi qu'il chantait Gainsbourg au fait ? Ah oui, No Comment...

Toutes les chansons proposées par le disque et qui sont au nombre de dix, sont des compositions originales. Je dis ça pour éviter d'être tenté de penser que Cold Sweat est une reprise de la fameuse chanson de James Brown. Heureusement, ça ne l'est pas. Vous imaginez ça vous ? James Brown revampé à la sauce hair-metal ? Catastrophe. Pour en revenir à nos moutons, un Cold Sweat composé par Warrant, ça ne vaut pas un clou de girofle. La suite ? Je vais faire jouer mon délicat sens de l'image que le monde entier m'envie : imaginez que le premier jour de n'importe quel mois, vous chiez à un endroit de votre choix et que pendant un mois complet, vous allez chier au même endroit sans ramasser la merde, vous obtenez quoi ? Bingo ! Un gros amas de merde ! Et bien voilà, avec cette description raffinée et très odorante (ou plutôt malodorante), je vous ai expliqué ce qu'est cet album. C'est cool. Ça aura soulagé mes doigts, lesquels seront plus vigoureux quand j'aurai les couilles qui me gratteront la prochaine fois. Dans toute cette nullité musicale, seule la chanson d'ouverture, 32 Pennies, est à sauver. Ce n'est pas du grand art, mais c'est bien efficace. Chers amis, voilà un album qui est là pour nous rappeler que, même si ce n'était certainement pas le but, si le hair-metal a pu donner parfois des trucs sympas, il a surtout donné de la merde. Tout comme le trash-metal et tout comme plus tard le nu-metal qui est probablement le pire courant jamais observé dans l'Histoire de la musique.

Face A

32 Pennies

Down Boys

Big Talk

Sometimes She Cries

So Damn Pretty (Should Be Against The Law)

Face B

D.R.F.S.R.

In The Sticks

Heaven

Ridin' High

Cold Sweat