R-1216021-1201361912_jpeg

The Sonics, vous connaissez ce groupe-là ? Si vous êtes un fidèle lecteur du blog alors oui, vous les connaissez, étant donné que Clash avait abordé leur premier album Here Are The Sonics, véritable déflagration sonore, premier véritable album de garage-rock et qui allait influencer tout un pan du rock moderne. Sans les Sonics, est-il possible d'imaginer le noise et surtout le grunge-rock ? Soungarden, Pearl Jam, Alice In Chains, Nirvana, ça aurait existé sans eux ? Je ne crois pas. Pour aujours'hui, place donc au second album des Sonics. Lequel s'intitule Boom, ce qui résume, vous en conviendrez, plutôt très bien la musique de ce groupe. En fait, je vais être honnête, je ne vais pas avoir énormément de choses à vous dire sur cet album. Pas parce qu'il ne vaut rien, ce n'est pas le cas, même si il est incontestablement moins bon que le premier. Mais parce que, que peut-on dire face à pareil album ? La chronique risque donc d'être courte. Je n'aime pas ça, mais il faut bien se rendre à l'évidence.

356x237

Sur ce disque, seulement quatre chansons sont des créations originales. Les huit autres sont des reprises. Ce qui était déjà le cas sur Here Are The Sonics. Allez, on va commencer par elles. Cinderella ouvre le bal. Que dire ? Une bonne grosse bombe sonore à la Sonics, tout simplement. Serait-il possible que le groupe du même nom que cette chanson soit allé le chercher là ? Possible. Même si, je vous l'avoue, j'en doute. En revanche, Don't Be Afraid Of The Dark est quand même fort de café dans le genre bien merdique. Et, en ce qui me concerne, cette chanson m'insupporte au plus haut point. C'est bien simple : je ne l'ai écoutée qu'une fois : quand j'ai découvert le disque. Depuis, je la zappe sans le moindre regret. He's Waitin' est pas mal, mais sans plus. Et Shot Down, qui achève l'album, même si elle n'a pas le même effet qu'une cartouche de fusil en pleine poire (je dis ça par rapport à son titre) est quand même bien épatante.

Quant aux reprises, comme je vous l'ai dit, elles sont au nombre de huit. On va se pencher sur elles maintenant. Et, à l'instar des créations originales, tout n'est pas réussi. Skinny Minny, une reprise de Bill Haley bute vraiment sa race. Let The Good Times Roll, quant à elle, n'est franchement pas terrible du tout. Mais ce n'est pas à chier. Contrairement à Don't You Just Know It qui est le second ratage de l'album. Ces ah ah ah eh eh eh oh cuba cuba cuba... par pitié, achez-moi ! Jenny, Jenny, reprise de Little Richard est bien tuante. Tout comme l'est Louie Louie. Laquelle, dans un autre style évidemment, sera chantée par otis Redding en 1964 sur Pain In My Heart. En ce qui me concerne, cette version Sonics est ma préférée de l'album. C'est dit. Since I Fell For You, qui dépasse les quatre minutes (ce qui n'était le cas d'aucune chanson sur Here Are The Sonics, toutes faisaient (et font toujours) moins de trois minutes) est une sublime ballade qui prouve, si c'était le but recherché, que les Sonics n'étaient pas seulement bons à enculer leurs guitare à sec avec du petit gravier. Hitch Hike bute bien comme il faut et il en va de même pour It's Alright. Je ne connais que deux albums des Sonics : le premier et celui-là. Et s'il m'arrive de ressortir Here Are The Sonics une ou deux fois dans le mois, Boom, quant à lui, prend la poussière sur l'étagère.

A-226982-1250797045_jpeg

Face A

Cinderella

Don't Be Afraid Of The Dark

Skinny Minny

Let The Good Times Roll

Don't You Just Know It

Jenny, Jenny

Face B

He's Waitin'

Louie Louie

Since I Fell For You

Hitch Hike

It's Alright

Shot Down