JW1

Je ne sais pas si vous connaissez Jonathan Wilson. Moi, je me suis rendu compte que cet album est le troisième que je m'achète de lui (et le deuxième en vinyle), mais que c'est le premier que j'aborde ici. Pour une raison que j'ignore (vraisemblablement un bon vieil oubli bien classique), je n'ai abordé, ici, aucun des deux autres que je possède, à savoir Gentle Spirit et Fanfare, je les ferai prochainement, je pense. Enfin, pas dans les prochains jours, mais d'ici quelques semaines ou mois (il y à de l'attente de publication à ne plus savoir quoi en foutre, en ce moment, sur le blog, et c'est tant mieux !), faudra donc être patients.  Mais en attendant, voici son dernier en date, sorti le 6 mars dernier, et que j'ai acheté, en vinyle (double vinyle de couleur vert menthe, pochette en die-cut, c'est à dire en découpage, le cavalier sur la pochette est découpé dans un cadre ; les couleurs que l'on voit en arrière-plan, c'est une des deux sous-pochettes de l'album), un album du nom de Dixie Blur. Autant les deux autres que je connais de lui sont longs (78 minutes chacun !), autant celui-ci dure une cinquantaine de minutes, bref, il est double en vinyle, mais de manière quelque peu abusive (en CD, c'est, évidemment, un disque simple). Vu le prix du disque, c'est exagéré, mais je ne regrette cependant rien. Bon, sinon, Jonathan Wilson (aucun lien avec Steven Wilson, Bill Wilson ou aucun des frangins Wilson des Beach Boys, au fait, mais Wilson, hein, c'est banal comme nom, aussi), c'est qui ? Un musicien multi-instrumentiste (guitare, claviers, percussions) et chanteur américain, né en 1974, aussi producteur, qui officie dans une sorte de folk/country-rock psychédélique et dont le premier album, Gentle Spirit (2011), est, sous sa pochette étonnante, un modèle du genre. Son deuxième album, Fanfare en 2013, a été enregistré notamment avec la participation de musiciens tels que Benmont Tench (de Tom Petty & The Heartbreakers), David Crosby, Graham Nash Jackson Browne (tous trois aux choeurs). Il sortira un troisième album, Rare Birds, en 2018.

JW2

Dixie Blur est son quatrième, en presque 10 ans de carrière solo. Alors que ses précédents albums furent enregistrés dans son home studio de Californie (mais il n'est pas originaire de cet Etat, ceci dit), Dixie Blur, lui, a été fait dans un endroit mythique : Nashville, Tennessee (il n'est pas originaire du Tennessee non plus, mais de Caroline du Nord). L'album possède donc une forte connotation country (country-rock) tout en étant également très folk, et a été enregistré avec des musiciens du coin, comme Patrick Sansone, du groupe Wilco, ou Mark O'Connor. L'album offre 14 titres pour, je l'ai précisé plus haut, une bonne cinquantaine de minutes (environ 54). Parmi ces titres, on trouve une reprise, et elle ouvre d'ailleurs l'album : Just For Love. Ce morceau, signé Dino Valenti, est issu du répertoire du groupe de ce dernier, Quicksilver Messenger Service, issu de l'album du même nom, album sorti en 1970 et que, je pense, j'aborderai ici un de ces jours (mais pour ça, faudra être patients, même remarque que plus haut). Une très belle reprise, et il faut aussi souligner un truc que je n'avais pas encore dit : la voix de Wilson est super douce, apaisante, un peu voilée, elle correspond parfaitement à sa musique, on entre d'autant plus facilement dans son univers (et ce, malgré, même si ce n'est pas le cas ici, des morceaux parfois longs : Gentle Spirit et Fanfare, je l'ai dit plus haut, font 78 minutes chacun, les morceaux y sont souvent longs de plus de 6 minutes). Mais sur ce quatrième opus, les morceaux, hormis un Korean Tea final de 6 minutes (et ce morceau est un de meilleurs du lot), sont courts, 5 minutes maximum et encore, seulement deux ou trois font cette durée, le reste, c'est entre 3 et 4 minutes. 

JW3

Des morceaux absolument sublimes dans l'ensemble, de cette reprise admirable de Quicksilver Messenger Service à Korean Tea en passant par El Camino Real, '69 Corvette, In Heaven Making Love et Platform. Dixie Blur est, sous sa chamarrée pochette (faut voir les visuels des deux sous-pochettes vinyle, bien colorées comme il faut, des dessuns assez naïfs, enfantins, mais sympathiques), est un régal de country-rock, un excellent album de Jonathan Wilson. Peut-être pas son meilleur, car pour moi, Gentle Spirit est très fort, mais on n'est pas vraiment dans la même catégorie, en même temps. Il est trop tôt pour dire si ce disque est un des meilleurs de 2020, c'est d'ailleurs le premier album sorti cette année que je chronique sur le blog, et compte tenu que je n'écoute plus trop de musique récente (à moins qu'Arcade Fire ou Voulzy, ou Iron Maiden, ou les Stones, ou McCartney, ne sortent un album cette année, je ne risque pas d'acheter beaucoup de nouveautés, sauf coups de coeurs imprévus), il n'y en aura sans doute pas beaucoup d'autres, de ma part en tout cas. Dixie Blur est, en tout cas, un excellent album que je conseille. 

FACE A

Just For Love

'69 Corvette

New Home

So Alive

FACE B

In Heaven Making Love

Oh Girl

Pirate

FACE C

Enemies

Fun For The Masses

Platform

Riding The Blinds

FACE D

El Camino Real

Golden Apples

Korean Tea