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On approche de la fin du cycle consacré à la période 90's du Allman Brothers Band. Il me restera, après cet album studio, deux albums lives à aborder, mais je les aborderai d'un seul tenant, dans un seul article qui sera, je pense, publié non pas dans quelques jours, mais carrément demain (grand fou que je suis). Sachez que ces deux albums lives, à la pochette et au titre quasiment identiques, ne sont pas sortis en même temps. Le premier de ces lives est sorti avant l'album que j'aborde aujourd'hui, en 1992, et le second, en 1995, après l'album que j'aborde aujourd'hui. J'aurais pu aborder ces trois albums dans l'ordre chronologique, mais j'ai trouvé plus sympa de parler des deux lives d'un coup, car tout en étant sortis avec un album studio pour les séparer, ils sont complémentaires. Mais j'en parlerai plus longuement demain. Place, ici, à un album studio, sorti en 1994, le onzième album studio du Allman Brothers Band. Il fait suite à deux réussites (qui marquèrent le deuxième retour, gagnant celui-ci, car leur premier retour, en 1979/81, après deux-trois ans de silence, fut moyen, du groupe), Seven Turns et Shades Of Two Worlds, que j'ai abordé récemment. Sorti sous une pochette représentant un gros champignon (qui deviendra, me demandez pas pourquoi, un des symboles identitaires du groupe, ainsi que le lettrage iconique de la pochette qui n'est, cependant, pas utilisé ici pour la première fois, bien au contraire) luisant dans un étang, l'album s'appelle Where It All Begins

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Plus long que les précédents albums (il dure 55 minutes, pour 10 titres allant de 4 minutes pour le plus court à 9 minutes pour le plus long, et en moyenne, les morceaux dépassent les 5 minutes), produit encore une fois par le fidèle et totalement compétent Tom Dowd, enregistré en Floride en janvier et sorti en mai (de 1994 donc), Where It All Begins est encore une fois une belle réussite de southern rock bluesy. Bien qu'il faille dire ici que l'album, tout en étant excellent et excellemment produit (on ne s'ennuie pas à l'écouter), est un poil, un petit poil, moins remarquable que les deux précédents opus et surtout que Shades Of Two Worlds. Mais ce disque, qui sera bien représenté sur le live sorti l'année suivante (de même que le précédent album était bien reprenté sur le live sorti avant Where It All Begins), offre franchement du lourd dans son genre, comme les 9 minutes du quasi-morceau-titre, Back Where It All Begins, et deux morceaux qui, à l'époque, seront souvent diffusés sur les ondes radio américaines et deviendront des classiques en concert, Soulshine et No One To Run With. Gregg Allman (chant, orgue), qui manque décidément beaucoup depuis sa mort en 2017, est encore une fois en forme olympique, et le groupe (dont c'est le dernier album studio avec le guitariste Dickey Betts, membre fondateur du groupe) est en forme aussi.

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Where It All Begins offre aussi All Night Train, dans lequel Allman parle de ses anciennes addictions (drogue, alcool), Sailin' 'Cross The Devil's Sea et Temptation Is A Gun, en partie signé du guitariste (qui ne fait pas partie du groupe et ne joue pas sur l'album) Neal Schon, ancien de Santana et Journey. Album sans aucune reprise, que des morceaux originaux (Betts est crédité à la moitié des morceaux, et en a même signé trois à lui tout seul), c'est, à défaut d'être le sommet du groupe, une vraie belle réussite dans son genre. Le prochain album studio du groupe, largement plus réussi que lui d'ailleurs (mais ça n'enlève rien à Where It All Begins, qui est loin d'être le moins réussi du groupe ; pour ça, filez écouter Reach For The Sky, de 1980, Brothers Of The Road, de 1981, ou Win, Lose Or Draw, de 1975), Hittin' The Note, qui sera aussi leur dernier album studio, datera de...2003. Entre temps, le groupe sortira pas mal d'albums lives, certains d'archive, d'autres de concerts plus récents. Et à propos de lives..Demain, donc, le cycle se finit sur deux albums en concert !

All Night Train

Sailin' 'Cross The Devil's Sea

Back Where It All Begins

Soulshine

No One To Run With

Change My Way Of Living

Mean Woman Blues

Everybody's Got A Mountain To Climb

What's Done Is Done

Temptation Is A Gun