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Encore du Chuck Berry, mais je vous rassure, ce n'est pas fini ! Enfin, en ce qui concerne le cas de cet album, on ne peut pas parler de Chuck Berry exclusivement. Pour vous résumer ce disque simplement, mais clairement, je vais vous dire ceci : voici ce que donne la collaboration entre deux légendes du rock 'n'roll qui sont aussi deux légendes de la musique tout court. Chuck Berry et Bo Diddley qui jouent sur le même disque. Putain les mecs, vous vous rendez compte ? On parle quand même de deux des mecs qui ont le plus apporté au rock ! Two Great Guitars est sorti en 1964. Et, quand il sort, Chuck Berry n'est plus en taule. Cependant, pour avoir vraiment le vrai premier 33 tours de Chuck sorti post-prison, il faudra attendre (la même année) et Saint-Louis To Liverpool. Bo Diddley, quant à lui, au moment où sort l'album, continue tranquille sa carrière, mais sa popularité n'est plus celle qui été la sienne lors de la première moitié des années 50. Bon, on y va les gars ? On va voir ce qui se cache là-dessous ?

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L'album est assez court : il ne dure que 31 minutes. Mais surtout, il ne propose que quatre titres. Oui, quatre titres. Lesquels sont totalement instrumentaux. Comment vous dire clairement le sentiment que laisse ce disque une fois l'écoute achevée ? LA PUTAIN DE SA GRAND-MÈRE ! Voilà, je crois que c'est ça ! Ce disque est tout bonnement génial. Je ne vois pas d'autres mots. Écoutez un peu Liverpool Drive pour voir. Et si vous ne bandez pas là-dessus, c'est qu'il y a un problème À noter que ce bon vieux Chucky, la jouant un peu flemmard, la recasera sur son album suivant, lequel est... Saint-Louis To Liverpool, brièvement évoqué dans le paragraphe précédent. Chuck's Beat, dépassant les 10 minutes est absolument génial lui aussi. Sérieux les mecs, j'aimerais vous en dire plus, mais ce n'est pas possible, il faut écouter, tout simplement. La face B s'ouvre sur une relecture de la chanson traditionnelle When The Saints Go Marching In. C'est du tout bon, mais c'est aussi, il faut le dire, le morceau le moins bon du disque. Et enfin, le quatrième et dernier titre. Le sommet, l'Everest : Bo's Beat. Plus de 14 minutes qui explosent littéralement tous les autres morceaux du disque. Je ne plaisante pas. 14 minutes de bonheur total.

Oui, ce disque est génial. Mais, ce qui le rend encore plus génial, c'est qu'en plus de la qualité des morceaux, Chuck Berry et Bo Diddley opèrent en toute alchimie. Ça se ressent dans le jeu : les mecs ne se marchent pas sur les pieds. Alors qu'inconsciemment, cela aurait pu se produire. Là non. Tout simplement deux légendes qui jouent ensemble et qui prennent un plaisir non-dissimulé. J'ignore si ce disque est difficile à trouver ou non, mais j'en doute. On parle quand même de Berry et Diddley hein. Moi, je n'ai pas eu à affronter le problème étant donné que c'est mon vieux qui m'a refilé ce disque. Toujours est-il que, dur ou pas dur à trouver, dès que vous tombez sur lui, prenez-le de suite. Votre discothèque, votre platine ou votre lecteur de CD vous en remercieront !

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Face A

Liverpool Drive

Chuck's Beat

Face B

When The Saints Go Marching In

Bo's Beat