Je-me-dis-que-toi-aui

Un bon gros bâton merdeux pour terminer la journée, ça vous dit ? Allez, c'est moi qui régale ! Ne me remerciez pas, c'est moi qui offre. Par contre, ne lancez pas de tueurs à gages à ma recherche ou n'ayez pas recours aux services de sorciers vaudous. Je ne me mérite quand même pas ça. Bien, comment parler de ce disque ? Ou plutôt de cette grosse merde ? Elle est l'oeuvre d'un groupe nommé Boulevard Des Airs. Un groupe formé à Tarbes et qui évolue dans le milieu de la chanson depuis... bien trop longtemps. 2015 : année où l'on a découvert ces quiches avec la chanson Bruxelles. Fort heureusement (façon de parler), ce n'était pas une reprise de la chanson du même titre de Jacques Brel. C'est une composition originale. Mais, quand j'ai entendu ça la première fois, j'ai eu envie de me foutre des sabres à la ceinture et d'aller charcuter ces guignols façon Kill Bill. Vous voyez ? J'ai été quelque peu naïf. J'ai vraiment pensé que ce groupe ne serait qu'un feu de paille et retomberait vite fait bien fait dans l'anonymat dans lequel il aurait dû rester. La suite des évènements m'a donné tort. Et voilà qu'en 2018 arrive ce truc, ce machin, ce déchet musical. Lequel a été propulsé bien comme il se doit par : Je Me Dis Que Toi Aussi. Sa chanson titre quoi. Et je me dis que toi aussi, palala palala, palala palala... Comment vous dire ? Vous connaissez la phrase d'Albert Camus qui dit que tout homme est un assassin qui s'ignore ? Et bien voilà, elle s'applique parfaitement à cette chanson. On a clairement envie de les trucider avec une scie sauteuse dont la lame a été trempée dans un flacon de tabasco au préalable. Et les corps mutilés auraient été ensuite jetés dans un enclos de lions affamés dans n'importe quel zoo. Comment ça j'en fais trop ? Non mais sérieux, vous avez écouté cette chanson ? Pour un mec comme moi, qui s'est biberonné au Gainsbourg, au Lavilliers, au Brassens, au Brel, au Higelin, au Ferré, au Aufray, au Bashung, au Tachan et j'en passe, c'est juste insupportable. 

Le problème, c'est que la torture ne s'arrête pas là. Passée la chanson titre, qui d'ailleurs ouvre l'album, il faut ensuite se manger dix tartines de merde supplémentaires. Je n'exagère pas. Comment ne pas être ne serait-ce qu'attéré face à des...chansons comme Comment Ça Tue, Ne Me Déteste Pas (les mecs ne font rien pour qu'on ne les déteste pas cela dit), C'Est Pas Ta Faute ou encore La Vie Est Une Fête ? Moi, quand j'ai entendu ces machins, la première chose que j'ai faite, c'est de remonter dans mon arbre généalogique, pour voir si je n'ai pas de liens de parentés (ne serait-ce qu'infimes) avec Ivan Le Terrible. J'ai été en proie à des pulsions meurtrières tout à fait indescriptibles. Mais, il y a ici un morceau qui remporte la palme de la merderie ultime : Allez Reste. Non pas qu'il soit le pire du pire, mais parce qu'il est chanté avec ce qui se fait probablement de pire en terme de chanson française actuelle : Vianney. Vous avez compris ce que je veux vous dire ou il faut que je donne de plus amples précisions ? Si certains artistes, français ou pas, ont durant leur carrière (ou une pendant une période de leur carrière) ont transformé en or tout ce qu'ils ont touché, Vianney, c'est l'inverse. Tout ce qu'il a touché s'est transformé en merde. Allez, j'arrête là. J'en peux plus de parler de cet album daubesque. 

unnamed

Je Me Dis Que Toi Aussi

Tout Le Temps

Comment Ça Tue

Si La Vie Avance

Tellement Banal

Allez Reste

Ne Me Déteste Pas

C'Est Pas Ta Faute

Tout S'Éffondre

Hasta La Vista

La Vie Est Une Fête