91tVw1S2PsL

Notre Véronique nationale est de retour sur le blog ! Peu de temps après sa dernière apparition. Et, pour aujourd'hui, je vais vous parler de cet album sorti en 1979. 7ème, comme son nom l'indique, est donc le septième album de Véronique Sanson. Mais attention, le septième album en tout. Un album live capté à Olympia en 1976 s'étant glissé entre Vancouver et Hollywood. Si on s'en tient aux albums studio, 7ème est le sixième. Faut s'en faire des noeuds au cerveau hein. Sinon, vous avez vu cette pochette ? Oui, et bien quoi ? Le lettrage bien années 70 ? Non, on s'en branle complètement dessus. Non, ce qui est frappant avec cette pochette, c'est que l'on y voit une Véro belle comme les amours, souriante, radieuse... alors qu'en réalité, sa vie privée avec Stephen Stills était un véritable cauchemar. Et, à l'intérieur du disque, on trouve une photo de Véro avec son petit Christopher âgé de 5 ans a l'époque. Une photo qui, comme celle de la pochette laisse croire que tout va bien pour Véro alors qu'en réalité, c'est vraiment la merde. Et musicalement, où en sommes-nous ? Cet album voit le retour du style purement Véronique Sansonien après un Hollywood très funk. Il sera question d'un peu de funk pour cet album, mais seulement le temps d'une chanson.

On trouve sur ce 7ème l'un des plus gros tube de la carrière de Véronique : Ma Révérence. Une chanson qu'elle joue très souvent (tout le temps ?) lors de ses concerts. Cette chanson les gars, comment vous dire... une splendeur totale. Une chanson déchirante à n'en plus finir. Véro n'a même pas 30 ans lorsqu'elle chante ça, mais on entend vraiment une femme au bord du précipice. Pour ma part, dès qu'arrivent les premières paroles : quand je n'aurai plus le temps de trouver tout le temps du courage, quand j'aurai mis vingt ans à voir que tout était mirage, je suis pris aux tripes. Une de ses plus grandes chansons. Peut-être même sa plus grande. A noter qu'à l'époque, la chanson est sortie en single avec Fais-Moi Une Mélodie qui elle, n'a pas été incluse sur l'édition originale. On ne la trouve que sur les éditions Deluxe de l'album. De cet album, on peut aussi dégager deux classiques : Toute Une Vie Sans Te Voir et Celui Qui N'Essaie Pas (Ne Se Trompe Qu'Une Seule Fois). La première, purement dans le style de Véro, voit la chanteuse se demander ce que sera sa vie si, par malheur, elle se retrouve éloignée de son fils. Alors que la seconde, résolument funk, apporte un peu de légèreté à la noirceur ambiante qui se dégage du disque. Ces deux chansons, dans un style totalement différent, sont vraiment excellentes. Pour Celle Que J'Aime n'est pas joyeuse non plus. En effet, Véro s'interroge cette fois-ci sur ce que va devenir sa vie sans sa mère... Jamais elle n'a été autant au bord de la rupture. Et, encore une fois, c'est une très belle chanson. Lerida (Dans La Ville De) dure la bagatelle de 6 minutes et est intrumental franchement remarquable. Quand on écoute ce morceau et qu'on pose attentivement les oreilles sur les claviers, on a clairement l'impression d'être dans une grande mégalopole, le soir ou la nuit, avec des lumières qui scintillent de partout. A noter qu'il existe une ville du nom de Lérida en Catalogne, mais il est absolument impossible qu'elle ait été la source d'inspiration de Véronique. En revanche, je dois bien avouer que les autres chansons ne me plaîsent pas des masses. Pire que ça, Maso me rebute profondément. C'est le ratage de l'album. Une vraie merde. Ben oui, même Véro en a fait. Quant à Je Suis La Seule, Si Je Danse Pour Toi, Mi-Maître, Mi-Esclave (dont le titre me fait l'impression d'être un clin d'oeil au Ni Dieu, Ni Maître de Léo Ferré) et Salsa, sans les trouver à chier, je n'accroche pas. Peut-être trop variétoche. A vous de voir. 

Voilà pour ce sixième opus studio de Véronique. Un disque qui me convainc nettement plus qu'Hollywood, même s'il y a des chansons dessus qui ne me plaîsent pas et même s'il y a un ratage complet. Et puis merde, Ma Révérence quoi les mecs... C'est tout pour moi. Je vous laisse maintenant entre les mains de Clash qui, très bientôt, viendra lui aussi dire ce qu'il pense de cet album. Patience, patience !

geneve+color+79

Chronique complémentaire de ClashDoherty

Et c'est donc à mon tour de parler de cet album, j'espère que l'attente n'aura pas été trop longue (un saut de ligne et on y est) ! Encore une fois, ça sera très court, un petit complément sans grand intérêt vu que MaxRSS a tout dit au sujet de cet album, baptisé 7ème mais étant malgré cela le sixième album studio de Véronique Sanson. Vu qu'en 1976, juste avant Hollywood, elle sortira un Live At The Olympia remarquable. Je trouve ça un petit peu con de comptabiliser les albums lives dans la discographie studio, ça peut prêter à confusion (du moment qu'elle le rende...non, ne riez pas, ça me vexerai presque...). Si on veut écouter les albums de la Sanson dans l'ordre (ne serait-ce que pour constater l'évolution de sa musique), et rien que les albums studio - les lives sont excellents, mais on les écoutera en second lieu -, après avoir écouté son cinquième album, Hollywood, qui est franchement excellent au demeurant, on se retrouve le nez face à un album qui, tout en étant le sixième, s'appelle 7ème. Ouais, vraiment, je sais que j'en fais trop sur ce coup, mais je trouve ça con comme un drapeau. Sinon, ce disque date de 1979, une année pas très fête du slip pour Sanson. La décennie a été aussi duraille que la bataille (et si vous n'avez pas compris celle-là, c'est que vous êtes trop jeune), son couple avec Stills ne va pas bien, abus divers, tensions, Stills n'a de plus jamais eu la réputation d'être un mec calme et paisible, plutôt un ombrageux sudiste macho et colérique...

Le couple divorcera en 1980, Véro retournera en France par la suite, même si son album de 1981, que j'aborde demain, a encore une fois été enregistré aux zuhéssa. C'est donc aussi le cas de 7ème, sorti sous une belle pochette montrant une Véro détendue, souriante, bienvenue chez moi, pose ton manteau, je te sers quelque chose ? Une belle photo d'elle et de Christopher, alors âgé de 5 ans, est dans l'intérieur de pochette. Mais c'est une façade. Sanson ne va pas bien, elle déprime, ses abus la rongent, de plus (elle aura pendant des années des soucis avec la bibine). Clairement, si Hollywood était plutôt bien balancé, 7ème est un disque qui se rapproche des deux premiers, plus sobre, plus 'chanson' que 'variété'. On y trouve le classique des classiques sansoniens, le délicat et so(m)bre Ma Révérence, dont Max a dit tout le badaboum plus haut. Toute Une Vie Sans Te Voir (où elle s'imagine loin de son fils, contre sa volonté), Si Je Danse Pour Toi, Pour Celle Que J'Aime (sa mère), Mi-Maître Mi-Esclave, et le plus remuant Celui Qui N'Essaie Pas (Ne Se Trompe Qu'Une Fois), autant de chansons, mémorables (l'album est clairement un des sommets de la chanteuse). On notera la présence de Lérida (Dans La Ville De), un instrumental qui, malgré sa durée et son statut d'instrumental, est sorti en single. Un morceau exemplaire. Tout le disque l'est, de toute  façon. Une sorte de catharsis pour une chanteuse qui n'allait pas très bien (tout en voulant nous, et peut-être se, persuader du contraire via une pochette accueillante), et nous le fait savoir via des chansons sombres, tristes, posées, et tout simplement classieuses. Grand disque. 

Face A

Toute Une Vie Sans Te Voir

Je Suis La Seule

Ma Révérence

Si Je Danse Pour Toi

Lérida (Dans La Ville De)

Face B

Celui Qui N'Essaie Pas (Ne Se Trompe Qu'Une Seule Fois)

Mi-Maître, Mi-Esclave

Maso

Salsa

Pour Celle Que J'Aime