MO7

Lentement mais sûrement (après cet article, encore un, le dernier, sur un live), on arrive à la fin du cycle Midnight Oil. Tous les albums studio du groupe, y compris les deux EP de 1980 et 1985, ont été abordés. Pas tous les albums en globalité, car le groupe de Peter Garrett a aussi sorti des lives, aucun n'est sur le blog (enfin, un le sera bientôt), mais pour les albums studio, c'est désormais chose faite, depuis le temps que je comptais aborder les albums de la période 1993/2002, la fin de carrière, c'est enfin le cas. Je pourrais encore broder pendant des lignes et des lignes et faire un paragraphe entier sur ce thème ridicule, enfin j'ai abordé tous les albums studio de ce groupe, et ça m'arrangerait bien, dans un sens, car, croyez-moi, je ne sais pas trop quoi dire sur leur dernier album en date, ce Capricornia sorti en 2002 sous une pochette des plus ridicules et moches. Le titre de l'album (aussi d'un des morceaux) est également le nom d'une des régions administratives de l'Australie. Plus précisément d'une partie du Queensland (la côte et l'intérieur des terres, pas loin du Tropique du Capricorne, vers la ville de Rockhampton). Mais le groupe s'est inspiré aussi d'un roman de Xavier Herbert (un auteur australien) portant le même nom, roman que je n'ai pas lu et qui semble être très très connu down under.

MO8

L'album de Midnight Oil est leur premier, depuis 1993 et Earth And Sun And Moon, à posséder des crédits distincts. En effet, pour Breathe et Redneck Wonderland, tout était uniformément crédité au groupe. Capricornia fait suite au petit regain d'intérêt populaire que le groupe a connu après sa prestation à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Je me souviens encore de leur prestation, très réussie. Ce disque sera le dernier du groupe, qui annoncera sa séparation peu après, et qui, pour le coup, est revenu à des sonorités plus traditionnelles après un Breathe assez grungy et un Redneck Wonderland parfois proche de l'industriel. L'album s'ouvre sur une des meilleures chansons de la fin de carrière du groupe, Golden Age, et offre par la suite, tout du long de sa cinquantaine de minutes, plusieurs morceaux vraiment attachants, comme le morceau-titre ou Under The Overpass. Peter Garrett est en forme, le groupe aussi. Cependant, on ne peut tout de même pas qualifier Capricornia de sommet du groupe, ni d'un de leurs meilleurs albums. 

MO9

C'est un disque honnête, du niveau de Place Without A Postcard ou Breathe, loin de la maestria des albums de l'Âge d'Or 1982/1990. Certains morceaux manquent un peu de force, comme Tone Poem, Been Away Too Long ou A Crocodile Cries. Rien de grave, mais en tant que final d'une discographie, on aurait aimé un disque un peu mieux charpenté quand même. Après cet album, le groupe alternera entre lives et compilations, tandis que Garrett se lancera dans une carrière politique. Enfin, se concentrera surtout sur sa carrière politique, le Géant Vert ayant été ministre en Australie, à deux reprises. Le groupe remontera cependant occasionnellement sur scène pour des raisons humanitaires (en soutien aux victimes d'une catastrophe naturelle, en 2005), avant de se reformer en 2009 pour des concerts, puis en 2017 pour une tournée mondiale. Le tout sera immortalisé par un double live, Armistice Day, que j'aborderai bientôt. 

Golden Age

Too Much Sunshine

Capricornia

Luritja Way

Tone Poem

A Crocodile Cries

Mosquito March

Been Away Too Long

Under The Overpass

World That I See

Poets And Slaves