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Ne vous pincez pas, vous ne rêvez pas : Véronique Sanson est sur le blog ! Mais, sachez que cette chronique n'est pas la première à parler d'elle et d'un de ses albums. Clash, il y a quelques années avait abordé Le Maudit, son disque de 1974. Est-ce que j'aime Véronique Sanson ? Très sincèrement, ça ne me déplaît absolument pas. Par contre, je n'aime pas ses débuts en 1972. Les chansons comme Amoureuse, Comme Je L'Imagine, Une Nuit Sur Son Epaule, Besoin De Personne ou encore Chanson Sur Ma Drôle De Vie, ça, il n'y a pas moyen, je n'encaisse pas. De cette année 1972 et venant de Véronique, il n'y a que Bahia qui trouve grâce à mes yeux. Je vous dois la vérité : cet album, je pense que je n'en aurai jamais parlé de ma propre initiative. Ce qui m'a incité à en parler ? Tout simplement le fait que Clash l'ait mentionné brièvement dans la chronique qu'il a faite sur l'album du même nom de Johnny Hallyday. Album qui date de 1979. Celui de Véronique est sorti en 1977 et il est son cinquième opus studio. A l'époque, la belle vit aux U.S.A. Trois ans plus tôt, elle mettait au monde son fils Christopher, né de son union avec Stephen Stills. Mais, sur le plan personnel, c'est une période noire pour Véro. Elle en chie avec le Stephen. Et, en plus de la musique, ses refuges sont l'alcool et la dope. D'ailleurs, son addiction à la déesse boutanche va durer un sacré long moment. Allez, place à l'album maintenant !

Autant vous le dire d'entrée de jeu : l'album, en terme de tube, est extrêmement rapia. On en trouve qu'un seul. Mais attention, ce n'est pas n'importe lequel. C'est l'un des titres phares du répertoire de Sanson : Bernard's Song (Il N'Est De Nulle Part), une grosse tuerie funk de plus de 6 minutes. Un vrai bonheur pour les oreilles. Mais, il y a malheureusement le revers de la médaille : cette chanson grandiose étouffe le reste de l'album. On serait tenté, par instinct, d'écouter l'album en sens inverse. Mais ça ne change rien. Cette chanson est tellement mémorable que son ombre plane sans arrêt, quelque soit le sens de lecture. Je parlais de funk, mais ce n'est pas pour rien, car les six autres chansons qui suivent le monstre Sansonien sont-elles aussi foutrement influencées par la funk. Les Délices D'Hollywood, Comment Crois-Tu Que La Musique Vienne, J'Ai Perdu Ton Adresse et Y A Pas De Doutes Faut Que Je M'En Aille sont très empreintes de funk. Malheureusement, aucune n'est du niveu de Bernard's Song (Il N'Est De Nulle Part). Mais attention, ça ne veut pas dire qu'elles valent que dalle. Les Délices D'Hollywood est franchement pas mal, Comment Crois-Tu Que La Musique Vienne est très bonne. Et J'Ai Perdu Ton Adresse est excellente. En revanche, Y A Pas De Doutes Faut Que Je M'En Aille est franchement nulle à chier des cubes en béton armé. D'ailleurs, cette chanson marque le début d'un gros passage à vide. Harmonies est un poil meilleure, mais n'en demeure pas moins mauvaise elle aussi. Féminin, quant à elle, est assez moyenne car plombée par un refrain franchement mal négocié. Heureusement, le niveau remonte avec L'Amour Est Différent. Une chanson permettant à Véronique de, en quelque sorte, revenir à ses fondamentaux. Très bonne chanson, vraiment. How Many Lies, intégralement chantée en anglais (ce qui n'est pas un cas isolé chez Véro), sans être grandiose, est franchement pas mal du tout. Malheureusement, le disque se termine mal puisqu'arrive Les Délires D'Hollywood, une chanson d'à peine une minute pour vingt secondes, mais qui ne sert strictement à rien, si ce n'est à rajouter un peu de temps à l'album. 

Et voilà pour cet album de Véronique Sanson. Est-ce que j'en aborderai un autre ? Franchement, je ne sais pas. J'aurais tendance à penser que non. Comme vous l'avez constaté, l'album entier est vampirisé par sa chanson d'ouverture. Et, ce constat sera encore plus net si vous l'écoutez. Et, il souffre aussi d'avoir sa première face d'un bon niveau et sa deuxième d'un niveau très moyen. Cet Hollywood, il n'y aura que les fans de Véronique qui se devront de le posséder. Ceux qui l'aiment bien sans pour autant en faire des folies pourront s'en dispenser. Le Maudit, dans un autre genre, est beaucoup plus réussi. Mais, pour la dernière fois, j'insiste vraiment sur le fait que Bernard's Song (Il N'Est De Nulle Part) est franchement énorme.

 

photo-studio-de-veronique-sanson

Chronique complémentaire de ClashDoherty

MaxRSS a tellement bien parlé de ce disque que je ne sais pas trop quoi dire, aussi vais-je sans doute être un peu plus court que de coutume. Ce disque est le cinquième album studio de Véronique Sanson, donc, et il est, aussi, son sixième opus tout court, vu que quelques mois plus tôt, la belle pianiste à la voix chevroohootante sortira Live At The Olympia, double album live, son premier, une vraie merveille au demeurant. Une fois ses concerts promotionnels terminés, Véronique retourne chez elle, ce qui, à l'époque, signifie la Californie. Son Stephen Stills de mari est à l'époque peut-être en tournée promotionnelle pour Long May You Run, l'album de 1976 qu'il a fait avec Neil Young. En tout cas, quand Véro entre en studio (studios Elektra, Kendun et Crystal Sound, tous trois à Los Angeles) en février 1977, et elle y restera pendant deux mois, Stills n'est pas là. Il ne participera pas aux albums de sa femme. Cet album, successeur du remarquable Vancouver, et qui est sorti sous une pochette à bordure jaune et la montrant assise sur une chaise, à califourchon, c'est Hollywood. Un titre qui sera aussi celui d'un album de Johnny Hallyday trois ans plus tard, pour l'anecdote déjà donnée ici. Ce disque sera encore une fois un gros succès commercial et critique pour la chanteuse, il dure 38 minutes, et a été enregistré avec notamment Willie Weeks (entendu notamment, souvent, chez Harrison, Rod Stewart...), Richie Zito, Jim j'ai tué ma mère à coups de marteau Gordon, Harvey Mason, Ray Parker Jr (oui, celui de Ghostbusters !), David Tee...et Alain Chamfort, venu poser des choeurs. Eric Esteve, de la troupe Starmania originelle (mais, ici, avant que Starmania ne soit crée) aussi. 

Hollywood est un album qui, Max l'a dit, n'offre qu'un classique, qu'un seul tube, Bernard's Song (Il N'Est De Nulle Part), qui dure 6,20 minutes et est un régal de fusion funk/rock/chanson française. Le genre de truc que tout artiste digne de ce nom, à l'époque, devait rêver avoir sur un de ses albums. De qui la chanson parle, en particulier, je ne sais pas, mais c'est un monstre sacré, clairement, qui fait penser à du Steely Dan sous amphétamines. Comment Crois-Tu Que La Musique Vienne, Féminin, J'Ai Perdu Ton Adresse, How Many Lies (Sanson se démerde vraiment super bien en anglais), Les Délices D'Hollywood sont de super bonnes chansons qui font de ce cinquième cru studio une vraie réussite, sans doute un de ses meilleurs, même si le sommet de sa période ricaine est incontestablement Le Maudit. Et c'est totalement vrai, Max a raison, Les Délires D'Hollywood, très court final (1,15), et Y A Pas De Doutes Faut Que Je M'En Aille ne sont pas terribles du tout (enfin, j'aime quand même énormément la seconde, nettement meilleure, en fait, que ce que j'en pensais autrefois). Mais ce sont les seules 'mauvaises' chansons d'un album qui, sinon, est un excellent cru, un album mythique pour la chanteuse par ailleurs, une très belle vente (même si Vancouver a fait mieux). Bref, vous aimez Sanson ? Hollywood fait partie des indispensables, dans ce cas !

Face A

Bernard's Song (Il N'Est De Nulle Part)

Les Délices D'Hollywood

Comment Crois-Tu Que La Musique Vienne

J'Ai Perdu Ton Adresse

Face B

Y A Pas De Doutes Faut Que Je M'En Aille

Harmonies

Féminin

L'Amour Est Différent

How Many Lies

Les Délires D'Hollywood