VS4 

Après avoir, hier, réabordé (pendant tout le temps que le blog existait, jusqu'à il y à quelques jours, c'était le seul article consacré à un album de Véronique Sanson ici) Le Maudit, premier album ricain de la Véro, place à son successeur. Un album majeur, enregistré à Hollywood avec des musiciens du cru (Joe Lala, Kenny Passarelli, Lee Sklar...et Stephen Stills, son mari depuis 1973, et qui le restera jusqu'en 1979, les deux vivront des années aussi intéressantes que celles de la fameuse malédiction chinoise, entre alcool, came, violences conjugales probables, peut-être même tromperies), un album parfois sombre, Véronique y avait un peu le mal du pays, s'en voulait aussi d'avoir largué Michel Berger comme une merde, lui qui l'avait révélée et avait fait d'elle une star (enfin, une star en devenir, mais déjà plus que prometteuse). Dans la chanson-titre de l'album, elle parle d'elle, au masculin. L'album se vendra super bien. Elle fait des concerts, sans doute, mais elle s'occupe surtout de son fils, Christopher, 5 mois à peine au moment de la sortie de l'album (sur lequel se trouve une chanson, en anglais, qui lui est dédiée), mais il faudra attendre 1976 pour la voir revenir avec un nouvel album. Un album sorti sous une pochette noire la représentant en train de chanter, assis à un piano, un album très court, au passage, il ne dure que 30 petites minutes, quasiment 31 en fait, et offre 9 titres. Vendu à plus de 400 000 exemplaires et certifié disque de platine, c'est un des plus gros succès de la chanteuse, et on y trouve une de ses plus grandes, de ses plus mythiques chansons, qui porte d'ailleurs le même nom que l'album. Cet album s'appelle, donc, Vancouver.

VS6

Ce disque, Véro nique sans le son (ah ah ah) l'a enregistré non pas à Hollywood, mais à Londres, aux studios Trident, en janvier 76, avec notamment Christian Padovan, Barry Morgan, Ray Cooper, Ray Russel, Alain Salvati et Paul Keogh. Certains de ces musiciens (Cooper est un habitué des sessions, avec George Harrison, Elton John, notamment) sont très connus, Padovan a notoirement collaboré avec Balavoine dont j'ai parlé ici récemment, Salvati a joué sur le précédent album de Sanson. Le disque possède des sonorités plus 'chanson' que Le Maudit, qui était parfois très imprégné de rock à la californienne, de soft rock 70's. Ce n'est pas le cas ici, on a affaire à un disque plus sobre  (déjà, la durée, rikiki et vraiment frustrante vu le niveau général de l'album). Trois chansons sont en anglais, on les repère facilement dans le tracklisting : When We're Together, Sad Limousine et le plutôt moyen (il faut le dire, c'est le morceau le moins bon ici, sans être à chier) Full Tilt Frog. Sad Limousine est un plagiat peut-être involontaire du Break des Aphrodite's Child (Bye, bye my friend goodbye), c'est assez flagrant. Vraiment. Ca n'empêche pas la chanson d'être bonne, mais ça coince tout de même un peu, ça me semble difficile que personne ne s'en soit rendu compte, même si Break n'est pas le tube mondial par excellence. Bon Dieu, même le petit solo de guitare est similaire !

VS5

Quand tout allait encore bien...

Vancouver est une merveille, la chanson la plus connue ici, et la meilleure (même si Etrange Comédie, When We're Together et le très samba/funky Tu Sais Que Je T'Aime Bien soient magnifiques, et Une Maison Après La Mienne, sortie aussi en single, soit très bonne), un régal interprété à la perfection, un sommet de chanson française arrangé bien comme il faut (Michel Bernholc, qui avait signé les arrangements sur les deux premiers opus de Véronique, est de la partie à nouveau). L'album, dans sa totalité, est une réussite majeure de la chanteuse, la preuve définitive qu'il fallait pour affirmer qu'il faudra désormais compter sur elle dans le futur. En fin d'année, Sanson sortira son premier live, double, à l'Olympia, qui est excellentissime, et retournera ensuite en  studio, en Californie, pour y accoucher de son cinquième album studio (et sixième album tout court, ce qui explique que le sixième album studio de la chanteuse s'appelle 7ème), un disque dont MaxRSS va vous parler demain (je lui laisse d'ailleurs le cycle le temps de deux albums, j'ai bien droit à une pause, non ?!), même heure, et qui porte le nom d'Hollywood. Il n'est pas exclu que je rajoute mon avis à la suite de sa chronique, d'ailleurs, mais ça, vous le verrez bien demain...

FACE A

Vancouver

When We're Together

Redoutable

Donne-Toi

Une Maison Après La Mienne

FACE B

Etrange Comédie

Sad Limousine

Tu Sais Que Je T'Aime Bien

Full Tilt Frog